vendredi 30 juin 2017

Billets-Derrière le progressisme de Macron, l’immobilisme ?


Derrière le progressisme de Macron, l’immobilisme ?

« Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. » Cette phrase du roman Le Guépard incarne à la perfection la politique qu’est en train de mettre en place Emmanuel Macron.

Il y a soixante-dix ans décédait Tomasi De Lampedusa, auteur du roman Le Guépard,  à l’origine d’un concept de science politique, tiré de la phrase la plus célèbre du roman, prononcée par Tancrède : « Crois-moi mon petit oncle, si nous ne nous en mêlons pas, ils vont nous fabriquer une république. Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change. »

Changement en surface, statu quo en profondeur
Ainsi naissait le « gattopardisme », synonyme de changements spectaculaires en surface… pour mieux préserver le statu quo des choses profondes. Notre note récente pour l’Institut Thomas More1 sur le programme économique de LREM montre combien ce plan de réformes, loin de rompre avec l’atavisme étatique et bureaucratique de la France, s’inscrit dans la continuité du compromis social-démocrate Hollande-Valls-Macron.

Emmanuel Macron sera-t-il un président réformateur ? Il est permis d’en douter quand on analyse de près le programme de LREM.  Au-delà d’acrobaties fiscales comme le basculement de certaines cotisations sur la CSG ou la transformation du CICE, il ne prévoit ni baisse des prélèvements obligatoires ni diminution de la dette publique.

Des mesures non financées
Certaines mesures essentielles (étatisation de l’assurance chômage, ISF immobilier, nouvelle taxe d’habitation, indemnités chômages pour les démissionnaires) ne sont tout simplement pas financées alors qu’Emmanuel Macron prétend respecter nos engagements européens, se livrant ainsi à un jeu de dupes avec notre partenaire allemand.

Ces mesures font fi de toute politique réelle de l’offre et font reporter l’essentiel de l’effort d’adaptation sur certaines catégories précises : retraités, propriétaires immobiliers, investisseurs. Nous aurons rarement vu dans notre histoire économique de telles catégories ainsi ciblées au nom de la lutte contre une suppose économie de la rente.

Le jacobinisme au pouvoir
De la même manière, LREM fait fi de la richesse de nos territoires, de nos PME, pour se concentrer sur les seules grandes entreprises et renforcer le jacobinisme dans notre pays : les clivages Paris/territoires, Grandes Entreprises/PME, Start Up/ Industrie, sont artificiellement mis en exergue pour justifier un programme fondamentalement déséquilibré.

Même la réforme annoncée du marché du travail parait bien pusillanime, dans la mesure où elle ne remet en cause aucune des vaches sacrées françaises : 35h, distinction CDD/CDI, seuils d’employés. La modification annoncée du RSI est emblématique à elle seule de l’approche Macron : au lieu de remettre en cause l’ubuesque calcul actuel des cotisations et leur gestion, on se contente de déléguer la gestion des entrepreneurs au régime général…

De même, loin d’imposer une règle d’or d’équilibre aux partenaires sociaux, on étatise autoritairement l’assurance chômage. Ce gattopardisme français pourrait permettre une amélioration de l’économie, mais très graduelle, limitée, dépendante de la conjoncture et surtout des taux d’intérêt. Un programme insuffisant pour sortir la France de l’ornière en cinq ans, surtout en cas de nouvelle récession mondiale.

  1.  “Les Failles du Programme Économique de la Republique en Marche”, Institut Thomas More, 7 Juin 2017.

Source contrepoints.org
Par Sébastien Laye.


  • Sébastien Laye
    HEC, IEP, Sébastien Laye a développé des sociétés dans le secteur financier aux États-Unis au cours des cinq dernières années, après une carrière en fonds d’investissement et en banque. Il est franco-américain et écrit régulièrement pour L’Expansion ou FigaroVox. Il est chercheur associé à l’Institut Thomas More.

mercredi 28 juin 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

Dessins de presse


Dessins de presse

Billets-Ce que révèle cette première semaine du nouveau gouvernement Macron


Ce que révèle cette première semaine du nouveau gouvernement Macron

Hyper centralisation du pouvoir présidentiel, abus des techniques du marketing, un certain courage pour suggérer des mesures chez nos voisins européens, tels sont les enseignements de cette première semaine du gouvernement Macron-Philippe II.

À moins d’être dans l’intimité du nouveau Président, la meilleure façon pour deviner les intentions de celui-ci consiste à décoder les faits et gestes de son gouvernement. N’oublions jamais qu’en politique, ceux-ci sont bien plus révélateurs que les discours.

Cela s’avère d’ailleurs d’autant plus vrai lors des tous premiers jours d’un gouvernement, période dont on sait combien elle préfigure le bilan de celui-ci. Une équipe ambitieuse et courageuse imprimera dès le début son rythme de transformation du pays. À l’inverse, un gouvernement indécis ou sans véritable programme ne fera rien de particulier pendant cette période pourtant déterminante…

4 postures du nouveau gouvernement
Une semaine vient de s’écouler pour le tout nouveau gouvernement Macron-Philippe II. Que nous révèle-t-elle concrètement ? Elle nous révèle :

-une hyper centralisation du pouvoir présidentiel

-des postures de pure communication visant à assurer une image positive

-des propositions d’envergure mais à l’attention de nos voisins

-quelques réformes économiques qui ne sont en réalité que des artifices

Un président omnipotent
En soi, le contrôle de l’ensemble des ministères par la garde rapprochée du président n’est pas une mesure de nature à décupler la croissance, à diminuer le chômage et la pauvreté. Néanmoins, on peut toujours espérer qu’elle contribue à donner les coudées franches à l’exécutif, à la condition bien sûr que celui-ci ambitionne de réformer notre économie de fond en comble.

De telles réformes étant devenues urgentes, on ne pourrait que se réjouir de cette mainmise élyséenne, si justement ces dites réformes étaient effectivement annoncées. Or, il n’en est rien, et la lecture des évènements de la semaine nous laisse considérablement sur notre faim.

Par conséquent, ce renforcement du pouvoir présidentiel ne s’opère-t-il pas pour le simple bénéfice de l’intéressé ? N’est-il pas à rapprocher de ce besoin qu’a éprouvé E. Macron de choisir lui-même le photographe (un proche de son épouse), la position des ministres (lui-même et son Premier ministre au milieu et non pas au premier rang) et le lieu pour la photo officielle du nouveau gouvernement (22/06/17) ? Est-ce vraiment la fonction du président que de s’occuper de tout ? N’est-ce pas plutôt la preuve de l’incapacité à déléguer qui caractérise en général les managers inexpérimentés ?

La communication comme vision politique
Surfant sur la dynamique qui est la sienne, jouant sur la confusion créée autour de la « société civile », E. Macron ne s’est pas privé cette semaine d’emprunter des termes au monde de l’entreprise. Il considère ses ministres comme des « managers », et évoque les méthodes de « team building » en ce qui concerne le séminaire gouvernemental à venir (Figaro 22/06/17).

Hélas, ces anglicismes feront peut-être rêver les personnes âgées ou la « France périphérique » mais certainement pas ceux qui travaillent dans des grands groupes ou des PME dynamiques.

Pour ces derniers, il y a longtemps que ce jargon est devenu au mieux banal, au pire synonyme d’artifices derrière lesquels bien souvent s’abritent un management déficient. Ce n’est pas tellement de « team building » dont la France a un besoin de toute urgence, mais de réformes économiques ! Lorsqu’une usine est en feu, faut-il commencer par former les pompiers de la caserne concernée à bien collaborer ensemble ?

De la comm’ et encore de la comm’
En réalité, tout cela n’est que de la communication et du marketing parfaitement « chartés », en cohérence astucieuse avec l’image de E. Macron, cette image de dynamisme et de renouveau sur laquelle le candidat a capitalisé sans limite pendant la campagne.

Mais à vouloir singer des pratiques managériales qui sont passées de mode, E. Macron nous rappelle combien il est un énarque, un ancien inspecteur des finances, et un ancien du gouvernement Hollande ! Quelqu’un à des années-lumière des méthodes utilisées actuellement par les entreprises les plus agiles et les plus efficaces…

Idem pour cette fameuse photo du gouvernement, qui symboliquement, redistribue le pouvoir de façon horizontale parmi les ministres. Il s’agit d’une technique archi-connue dans les entreprises.

Techniques d’entreprises
Sauf qu’une « photo de famille » qui brise les codes (dixit Europe 1, 22/06/17) ne remplacera jamais un aplanissement des circuits de décision et un « renversement de la pyramide ». Il y a longtemps que les entreprises sont passées à l’acte dans ce domaine, et ne se satisfont plus d’une astuce de « premier communiquant ».

Il en est de même lorsque B. Le Maire déclare (Figaro, 22/06/17) que l’industrie française peut rattraper l’Allemagne grâce au numérique. Faire croire de telles choses est tout de même crapuleux car :

-la France (pourtant à l’origine du révolutionnaire Minitel) est quasiment absente de la plupart des secteurs de la nouvelle économie

-la révolution numérique a commencé dans les années 80. C’est un peu tard maintenant pour y songer

-le numérique, c’est quelque part la dématérialisation par opposition à l’industrie faite d’usines et de machines de plus en plus robotisées. Envisager la ré-industrialisation de notre pays par le biais de l’immatériel est plus que douteux…
En réalité, de tels propos ne sont pas sérieux car ils ne sont pas réfléchis. Il trahissent encore une fois le souci de plaire, en se payant de mots pour valoriser un gouvernement qui n’a pas réellement d’ambitions. Si celui-ci avait un vrai projet industriel, il ne s’abriterait pas derrière de tels poncifs éculés.

Il évoquerait plutôt les problématiques de R/D, l’Université, le capital risque, le droit du travail, la réforme syndicale, la baisse des charges, etc… Il est triste de voir que ce gouvernement qui n’a qu’une semaine d’existence fait déjà penser à un gouvernement de communicants !

Des propositions audacieuses mais pour nos voisins
Lorsque B. Le Maire déclare en matière de fiscalité : « nous voulons avancer très vite sur les convergences de l’Allemagne et de la France… » (Figaro, 22/06/17), il ne parle pas des efforts que devra consentir en premier lieu le gouvernement français.

En effet, la pression fiscale allemande étant nettement inférieure à celle de l’Hexagone, on se doute très vite que ce genre de proposition n’est pas crédible, ou ne portera que sur des détails anecdotiques.

Un gouvernement conscient de ses propres handicaps commencerait par évoquer un plan drastique d’économies sur son propre fonctionnement avant de vouloir mouiller un pays voisin qui, rappelons-le, entretient deux fois moins de fonctionnaires, impose nettement moins ses entreprises et ses citoyens, pour des prestations de services publics qui supportent largement la comparaison (et un taux de chômage à faire rêver).

Faire porter les efforts sur autrui
Lors du sommet européen vendredi dernier, la proposition faite par E. Macron (et refusée par plusieurs pays) consistant à limiter les acquisitions d’entreprises européennes par la Chine, était typiquement de la même nature.

Il s’agissait ni plus ni moins de faire porter les efforts à autrui afin d’éviter de payer le coût d’une mauvaise compétitivité économique française et d’entreprendre les réformes douloureuses pour y remédier. Au passage, cette mesure en dit long sur le soit disant libéralisme du président, et sur son penchant interventionniste dés lors qu’il s’agit de capital (son ancien métier)…

Des réformes qui n’en sont surtout pas
Il faut relire ce qu’a déclaré hier E. Philippe concernant le déficit : « on regardera s’il faut jouer, d’ici la fin de 2017, sur une réduction de dépenses et à quel niveau » (Ouest France 23/06/17). Comme s’il n’était pas sûr de l’urgence d’économiser illico sur le train de vie de l’État, E. Philippe attend le résultat d’un audit sur la situation laissée par le gouvernement précédent !

Cet aveu du Premier ministre est lourd de sens. Il est clair que le gouvernement Macron ne considère pas le poids de la dette et le poids de l’État comme un problème majeur ! Par conséquent, les objectifs qu’il va s’assigner seront du domaine de la cosmétique.

Cet irréalisme se retrouve exactement dans les propos tenus avant-hier par le ministre de l’Économie B. Le Maire (Figaro, 22/06/17) lorsqu’il explique que « les charges sont trop élevées » et que « la hausse de la CSG va aider à financer cette baisse des charges » (sic).

Degré zéro de la fiscalité
Financer la réduction des charges par la hausse d’une taxe est typiquement le degré zéro de la réforme fiscale. Il ne s’agit que d’un artifice budgétaire, une sorte de jeu d’écriture à somme nulle, l’État (socialiste en l’occurrence) n’envisageant clairement pas d’économiser sur son niveau de vie !

La décision de vendre les participations de celui-ci, que confirme B. Le Maire dans cette même interview, est d’ailleurs la signature typique des gouvernements velléitaires. Ne se sentant pas le courage de tailler dans le train de vie de l‘État, train de vie dont on connaît pourtant les débordements, le gouvernement se rabat sur la vente de ce que l’on appelle communément les « bijoux de famille ».

Hyper centralisation du pouvoir présidentiel, abus des techniques du marketing, un certain courage pour suggérer des mesures chez nos voisins européens mais aucun pour planifier la moindre réforme pénible intra-muros, tels sont les enseignements de cette première semaine du gouvernement Macron-Philippe II, semaine dont on peut toujours espérer qu’elle ne sera pas aussi représentative de ce qui va suivre qu’elle  n’est généralement censée l’être.

En attendant, hélas, force est de constater que ce que trame ce gouvernement (et surtout, ce qu’il ne trame pas) ressemble tristement à ce que préparait le gouvernement socialiste précédent…


Source contrepoints.org
Par Claude Robert.


  • Claude Robert est consultant international en organisation, et auteur du site satirique « Eradiquons le politiquement correct français »

mardi 27 juin 2017

dimanche 25 juin 2017

Photos-L’histoire du Bang Bang Club


L’histoire du Bang Bang Club

A l’origine, ils sont quatre. Quatre à photographier les exactions commises en Afrique du Sud entre 1990 et 1994. Plongés dans l’enfer des townships livrés au feu et au sang, Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek, tout trois Sud-africains, et João Silva, Portugais installé en Afrique du Sud, affrontent la folie humaine.
Alors qu’ils couvrent les émeutes dans les ghettos symboles de l’Apartheid, ils sont surnommés par le journal sud-africain Living les « Bang Bang Paparazzi », référence à la fois aux balles qui fusent et à un terme propre aux photographes de guerre. Ce collectif informel préfère au terme paparazzi, qu’il trouve, si ce n’est péjoratif, peu représentatif de son travail, celui de club. Le Bang Bang Club est né.
Reconnu par leurs pairs et le public, les quatre photographes sont rapidement récompensés par des prix prestigieux. Ken Oosterbroek est ainsi désigné meilleur photographe de l’année en Afrique du Sud en 1991. Mais surtout, parmi quatre de ces jeunes photoreporters -aucun d’entre eux n’avait plus de 30 ans en 1990- deux ont remporté le Pulitzer.


Photo Greg Marinovich Sweto le 15/09/1990 - Prix Pulitzer 1991

En 1991, Greg Marinovich, alors employé par l’Associated Press, se voit décerner le Pulitzer pour un reportage sur le meurtre d’un homme suspecté d’être un espion zoulou par l’African National Congress (ANC, socialiste), parti pour la défense des noirs aboli en 1960 et rétabli en 1990. En 1994, Kevin Carter est à son tour désigné lauréat du plus célèbre des prix journalistiques, pour son cliché, très controversé, nommé La Fillette et le Vautour.


Photo Kevin Carter La fillette et le vautour-Prix Pulitzer 1994 

Année de la libération de Nelson Mandela, 1994 marque paradoxalement le tournant dramatique du Bang Bang Club. Ken Oosterbroek n’a pas la joie d’assister aux premières élections libres en Afrique du Sud. Le 18 Avril 1994, quelques jours avant la ruée vers les urnes, il est tué dans le township de Kotoza lors d’un échange de tirs entre l’ANC et des miliciens, alors que Greg Marinovich est sérieusement blessé.
Trois mois plus tard, le 27 juillet 1994, Kevin Carter, hanté par les conflits et la misère côtoyés depuis longtemps et sans doute touché par la polémique autour de La Fillette et Le Vautour - le photographe a été injustement accusé d’avoir laissé l’enfant mourir sous ses yeux- met fin à ses jours. Le Bang Bang Club est à terre. Dès lors, Greg Marinovich et João Silva laissent derrière eux l’Afrique du Sud en pleine transition politique et couvrent les conflits à travers le monde.
João Silva parcourt les terres ravagées par les guerres: Soudan, Balkans, Asie Centrale ou encore Russie, Proche-Orient et Afghanistan. Toujours fermement engagé, le photographe est plusieurs fois récompensé par le prix World Press Photo. En octobre 2010, en reportage en Afghanistan pour le New York Times, il est grièvement blessé par une mine et amputé des deux jambes.


Photo Joao Silva Attaque au mortier dans le village de Kahrizak, le 10/09/99

Greg Marinovich couvre, pour les plus grands journaux mondiaux, parmi lesquels le New York Times ou Newsweek, les événements en Russie, en Inde, en Bosnie et dans de nombreux pays africains. Il devient photographe en chef de l’Associated Press en Israël et Palestine en 1996 – 1997. En 2001, après avoir été désigné lauréat de multiples prix, il abandonne le métier de photographe de guerre.
Comme pour mieux tourner la page, Greg Marinovich et João Silva ont raconté l’histoire du Bang Bang Club, dans un livre éponyme adapté au cinéma par Steven Silver. Une histoire qui, née de la tourmente, s’est achevée dans la douleur.


Kévin Carter 1960 – 27/07/1994


Greg Marinovitch


Ken Oosterbrock 1968 – 18/04/1994


Joao Silva


Source : « Le Bang Bang Club: des photographes à l’épreuve des balles » de Constance Dubus

A voir également
http://monblog75.blogspot.fr/2011/01/photos-kevin-carter.html

samedi 24 juin 2017

Dessins de presse


Dessins de presse

vendredi 23 juin 2017

jeudi 22 juin 2017

Recettes Conserves-Crème de cassis


Crème de cassis

Préparation : 10 mn
Macération : 48 heures
Conservation : 12 mois
Pour 2 litres
750 g de cassis bien mûrs
1 litre de vin rouge (beaujolais)
Sucre en poudre
1. Rincez et égouttez les cassis. Mettez-les dans une terrine, de préférence en grès. Ecrasez les fruits avec un pilon en bois. Arrosez de vin rouge. Couvrez la préparation d’un linge, puis laissez-la macérer pendant 48 heures.
2. Filtrez le vin avec les cassis à travers un tamis fin ou dans un torchon sans presser les fruits. Mesurez le jus obtenu. Comptez le même poids de sucre.
3. Versez le jus et le sucre dans un faitout émaillé. Portez à ébullition à feu doux en remuant.
4. Faites alors bouillir environ 5 minutes à feu vif.
5. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à 40 °C. Filtrez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement et conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.

Recettes Conserves-Liqueur de framboise


Liqueur de framboise

Préparation : 5 mn
Macération : 1 mois et demi
Conservation : 12 mois
Pour 2 bouteilles de 1 litre
1 kg de framboises
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
250 g de sucre en morceaux
1. Mettez les framboises triées mais non rincées dans un grand bocal préalablement ébouillanté et séché. Ecrasez légèrement les fruits avec une fourchette.
2. Arrosez d’eau-de-vie. Couvrez. Laissez macérer pendant 15 jours dans un endroit frais.
3. Au bout de ce temps, filtrez l’eau-de-vie à travers une passoire fine doublée d’une mousseline.
4. Préparez un sirop en portant à ébullition 50 cl d’eau avec le sucre en morceaux. Au premier bouillon, retirez du feu et ajoutez-le à l’eau-de-vie.
5. Mélangez puis mettez en bouteilles. Bouchez hermétiquement. Attendez 1 mois avant de servir.


Recettes Conserves-Framboises au sirop


Framboises au sirop

Préparation : 10 mn
Stérilisation: 10 mn
Conservation : 12 mois
Pour 3 bocaux de 350 g
750 g de framboises
1,5 kg de sucre en morceaux
1. Choisissez des framboises mûres à point mais fermes. Évitez de les rincer afin qu’elles gardent tout leur parfum. Mettez les fruits dans des bocaux préalablement ébouillantés et séchés en remplissant ces derniers jusqu’à 2 cm du bord.
2. Dans une casserole, portez à ébullition 75 cl d’eau et le sucre en morceaux. Faites bouillir 1 minute puis laissez tiédir.
3. Versez ce sirop dans les bocaux, sur les framboises. Fermez hermétiquement. Stérilisez pendant 10 minutes. Conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.


Recettes Conserves-Pruneaux à l’eau-de-vie

Pruneaux à l’eau-de-vie

Préparation :
10 mn
Macération : 15 jours
Conservation : 12 mois
Pour 1 bocal de 1 litre
500 g de gros pruneaux de l'année
50 cl d’eau-de-vie blanche à 40°
60 g de sucre en morceaux
1 litre d’infusion de tilleul

1. Mettez les pruneaux dans une terrine. Préparez une infusion de tilleul. Arrosez les pruneaux de cette infusion bouillante, puis laissez macérer environ 12 heures en recouvrant d’un linge propre.
2. Égouttez les pruneaux. Mettez-les dans un bocal préalablement ébouillanté et séché.
3. Portez à ébullition 10 cl d’eau avec les morceaux de sucre. Faites bouillir ce sirop 2 à 3 minutes. Versez-le sur les pruneaux.
4. Terminez de remplir le bocal avec l’eau-de-vie. Fermez hermétiquement. Secouez doucement le bocal pour que l’eau-de-vie se mélange au sirop.
5. Laissez de côté pendant 15 jours minimum avant de déguster.




Recettes Conserves-Prunes à l’eau-de-vie

Prunes à l’eau-de-vie

Préparation :
20 mn
Macération : 2 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 kg
1 kg de prunes reines-claudes
1 litre d’eau-de-vie de fruits à 45°
250 g de sucre en morceaux

1.
Choisissez des prunes bien mûres et parfaitement saines. Rincez et essuyez-les, puis piquez-les à trois endroits avec une grosse aiguille. Dans une bassine à confiture, portez 50 cl d’eau à ébullition avec le sucre. Laissez bouillir 2 minutes puis ajoutez les prunes.
2.
Tournez la bassine dans un mouvement de va-et-vient afin que les prunes s’enrobent d’une pellicule de sirop.
3.
A l’aide d’une écumoire, transvasez-les dans un large bocal préalablement ébouillanté et séché. Laissez refroidir puis recouvrez les prunes d’eau-de-vie. Bouchez.
4. Au bout de 15 jours, les prunes ont absorbé de l’alcool. Ajoutez alors de l’eau-de-vie pour remettre à niveau. Les fruits doivent toujours être entièrement recouverts. Bouchez à nouveau et patientez encore 1 mois et demi avant de consommer.




Recettes Conserves-Cerises à l’eau-de-vie


Cerises à l’eau-de-vie

Préparation : 15 mn
Macération : 3 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 bocal de 1,5 litre
1 kg de cerises aigres
250 g de sucre en poudre
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
1. Rincez les cerises. Épongez-les soigneusement puis coupez la queue à 2 cm environ avec une paire de ciseaux. Mettez les cerises dans un bocal préalablement ébouillanté et séché en les alternant avec des couches de sucre.
2. Recouvrez d’eau-de-vie. Fermez hermétiquement et entreposez le bocal pendant 3 mois dans un endroit frais à l’abri de la lumière avant de déguster.

Recettes Conserves-Cerises au sirop


Cerises au sirop

Préparation : 10 mn
Stérilisation: 20 mn + 10 mn
Conservation : 12 mois
Pour 5 bocaux de 1 litre
4 kg de cerises anglaises ou de Montmorency
1,5 kg de sucre en morceaux
1. Passez rapidement les cerises sous l’eau et équeutez-les. Jetez-les dans une casserole d’eau frémissante. Retirez-les au bout de 15 secondes, rafraîchissez et égouttez-les.
2. Mettez-les dans les bocaux préalablement ébouillantés et séchés en les tassant.
3. Dans une casserole, portez 1,5 litre d’eau à ébullition avec le sucre en morceaux. Dès l’obtention d’un sirop transparent, versez le liquide bouillant dans les bocaux sur les cerises. Fermez hermétiquement.
4. Stérilisez pendant 20 minutes. Laissez refroidir dans le stérilisateur. Attendez 48 heures puis stérilisez à nouveau pendant 10 minutes. Conservez dans un endroit frais à l’abri de la lumière.


Recettes Conserves-Reines-Claudes à l’eau-de-vie


Reines-Claudes à l’eau-de-vie

Préparation : 20 mn
Macération : 2 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1 kg
1 kg de prunes reines-claudes
1 litre d’eau-de-vie de fruits à 45°
250 g de sucre en morceaux
1. Choisissez des prunes bien mûres et parfaitement saines. Rincez et essuyez-les, puis piquez-les à trois endroits avec une grosse aiguille. Dans une bassine à confiture, portez 50 cl d’eau à ébullition avec le sucre. Laissez bouillir 2 minutes puis ajoutez les prunes.
2. Tournez la bassine dans un mouvement de va-et-vient afin que les prunes s’enrobent d’une pellicule de sirop.
3. A l’aide d’une écumoire, transvasez-les dans un large bocal préalablement ébouillanté et séché. Laissez refroidir puis recouvrez les prunes d’eau-de-vie. Bouchez.
4. Au bout de 15 jours, les prunes ont absorbé de l’alcool. Ajoutez alors de l’eau-de-vie pour remettre à niveau. Les fruits doivent toujours être entièrement recouverts. Bouchez à nouveau et patientez encore 1 mois et demi avant de consommer.


Recettes Confitures-Confiture melon et pistache


Confiture melon et pistache

Préparation : 15 mn
Repos : 12 heures
Cuisson : 10 mn
Pour 1 pot de 375 g
1 melon de 1 kg (soit 500 g de chair)
70 g de pistache vertes de Sicile
300 g de sucre cristal
½ citron vert
1. Concassez grossièrement les pistaches au mixer.
2. Coupez le melon en quatre, épépinez-le, prélevez la chair et taillez-la en dés.
3. Mélangez dans une terrine les dés de melon, la moitié du sucre, les pistaches et le jus de ½ citron vert. Couvrez et laissez marinez 12 heures au frais.
4. Versez dans une bassine à confiture, saupoudrez du reste de sucre, portez à ébullition et laissez cuire 10 minutes.
5. Versez le jus et le sucre dans la bassine à confiture, remuez, portez doucement à ébullition. Laissez cuire 5 minutes et ajoutez les fruits.
6. Retirez la bassine du feu, vérifiez la consistance du sirop en laissant tomber une goutte sur une assiette bien froide : elle doit figer immédiatement.
7. Remplissez le pot à confiture fermez et retournez jusqu’à refroidissement.


Recettes Confitures-Confiture de pêches au poivre de Sechuan


Confiture de pêches au poivre de Sechuan

Préparation : 25 mn la veille
Cuisson : 25 mn
Conservation : 3 mois
Pour 4 pots de 250 g
550 g de pêches jaunes
550 g de pêches blanches
850 g de sucre cristallisé
1 citron
½ cuillerée à café de poivre de Sechuan
1. La veille, ébouillantez les pêches 45 secondes, retirez-les avec une écumoire et plongez-les à mesure dans de l’eau bien froide. Pelez-les aussitôt. Dénoyautez-les et coupez-les en lamelles d’environ 5 mm d’épaisseur.
2. Mettez les fruits dans une bassine à confiture (ou une casserole à fond épais). Râpez le zeste du citron au-dessus des fruits, ajoutez le jus de l’agrume, et le sucre cristallisé. Chauffez jusqu’au léger frémissement, ajoutez le poivre de Sechuan. Versez dans une terrine. Gardez une nuit au frais.
3. Le lendemain : plongez les pots et leur couvercle dans une bassine d’eau bouillante quelques secondes pour les stériliser. Égouttez-les sur un linge.
4. Prélevez les tranches de pêches avec une écumoire, laissez le jus dans la bassine. Faites-le cuire (environ 15 à 20 minutes), jusqu’à ce qu’il se concentre à 105 °C au thermomètre à sucre.
5. Plongez les pêches dans le sirop. Portez à ébullition sur feu vif (attention aux projections). Enlevez l’écume des fruits qui monte à la surface. Laissez bouillonner 5 à 6 minutes. Mettez en pots, visser aussitôt.

Si vous n’avez pas de thermomètre à sucre, versez un peu de jus sur une assiette bien froide : il doit figer dans les secondes qui suivent. Sinon, prolongez la cuisson.
Cette confiture se conserve trois mois à l’abri de la lumière.

Avis sur les épices :
Pêches et poires, ce n’est pas comme on pourrait le croire l’union de la finesse et du brut. Bien au contraire, la chair suave du fruit se marie parfaitement à l’arôme citronné du poivre de Sechuan. Il est tout en fleur lorsqu’il cuit avec le sirop miellé des pêches.


Recettes Confitures-Marmelade de litchis et kumquats


Marmelade de litchis et kumquats

Préparation : 15 mn
Réfrigération : 6 heures
Cuisson : 6 mn
Pour 1 pot de 375 g
300 g de litchis (environ 40 litchis)
150 g de kumquats
240 g de sucre gélifiant
1/2 citron
1. Décortiquez les litchis et ôtez les noyaux au-dessus d’un saladier pour récupérer le jus.
2. Coupez les kumquats en 4 pour retirer les pépins, puis recoupez-les en fines lamelles.
3. Versez le tout dans un saladier, ajouter le sucre ainsi que le jus de ½ citron.
4. Protégez le récipient d’un film alimentaire et placez-le au réfrigérateur pendant 6 heures.
5. Versez la préparation dans votre bassine à confiture et portez à ébullition, laissez cuire 6 minutes à feu vif.
6. Remplissez le pot à l’aide d’un entonnoir à confiture.