lundi 29 février 2016

Dessins de presse


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Recettes Desserts-Chaud-froid de pain d’épices


Chaud-froid de pain d’épices

Préparation : 5 mn
Cuisson : 3 mn
Pour 4 personnes
8 tranches de pain d’épices
8 cuillerées à soupe de marmelade d’oranges
4 boules de glace à la vanille
1. Toastez les tranches de pain d’épices au grille-pain.
2. Tartinez le pain d’épices de marmelade d’orange.
3. Mettez dans chaque assiette une tranche de pain d’épices, déposez dessus une boule de glace, recouvrez avec une autre tranche de pain d’épice, côté tartiné de marmelade sur le dessus. Servez aussitôt.

Un dessert ultra rapide ou un très bon goûter.

Conseil
Préparez ce dessert au dernier moment pour préserver le contraste du chaud et du froid.

samedi 27 février 2016

Pour mieux comprendre votre chat-Comment votre chat voit-il dans l'obscurité?



Comment votre chat voit-il dans l’obscurité ?

C’est une nuit sans lune. La maison est plongée dans le noir. Pourtant, votre chat parvient à se déplacer sans difficulté. Quelle chance de posséder un œil aussi perçant !


Mais pas dans le noir total.
Le regard fixe des chats, unique par la pupille en forme d’ellipse, a toujours fasciné l’homme. Les Egyptiens, qui vénéraient beaucoup ces félins, désignaient du même symbole le chat et la vision. Il est vrai que ce prédateur solitaire est capable de se repérer et de se mouvoir en pleine nuit comme nous en plein jour. On pense souvent qu’il voit dans l’obscurité totale, ca qui est faux. Il lui faut un minimum de lumière. Il doit son excellente vision crépusculaire, plutôt que nocturne, à la structure de sa rétine qui possède pas moins de 200 millions de bâtonnets, des cellules très sensibles aux rayons lumineux, contre seulement 120 millions chez l’homme. Mais son vrai secret est la présence d’une membrane réfléchissante en arrière de la rétine, appelée le Tapetum lucidum, qui renvoie les ondes lumineuses non absorbées par les bâtonnets et augmente ainsi la sensibilité rétinienne à la lumière. Elle est responsable du reflet vert brillant typique qui donne l’impression que ses yeux scintillent dans la nuit. Enfin, sa pupille est capable de s’ouvrir en grand et totalement, permettant à l’œil de capter la moindre parcelle de lumière.
Le regard du chat et plus précisément l’ouverture de sa pupille (diamètre pupillaire) sont de bons indicateurs de ses émotions :
- pupilles fermées (myosis), yeux mi-clos : bien-être total, repos ;
- pupilles à demi-fermées, yeux normalement ouverts : état neutre ;
- pupilles fermées, yeux grands ouverts, oreilles en arrière : provocation ;
- pupilles grandes ouvertes (mydriase), yeux normalement ouverts ou mi-clos, oreilles en arrière : irritation, chat prêt à agresser par jeu ou par peur.


Le saviez-vous ?

Une vision diurne approximative : si son acuité visuelle de nuit est excellente, elle est inférieure à la nôtre de jour. Le chat voit légèrement flou de loin et mal de très près. Sa vision la plus précise se situe entre 10 et 80 cm. Mais ce chasseur solitaire détecte facilement, de jour comme de nuit, même à grande distance une souris immobile.


Un petit conseil
La cataracte, si fréquente chez le vieux chien, est rare dans l’espèce féline. Si vous constatez une mydriase bilatérale (dilatation des pupilles) et permanente même en plein jour chez un chat sénior, sachez que ce n’est pas un signe de vieillesse. Consultez rapidement, car elle est souvent liée à une hypertension artérielle responsable à terme d’une cécité.

vendredi 26 février 2016

Infos santé-Troubles bipolaires



Troubles bipolaires

  • Qu'appelle-t-on troubles bipolaires ?
Les troubles bipolaires (également appelés maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) sont caractérisés par une alternance de phases de dépression et d’euphorie, disproportionnées dans leur durée et leur intensité. Les troubles du comportement qui accompagnent ces phases désorganisent profondément la vie de la personne touchée et dégradent ses relations familiales et professionnelles. La maniaco-dépression touche 1 % de la population et concerne autant les hommes que les femmes.

  • Quels sont les symptômes des troubles bipolaires ?
L’alternance entre les phases d’excitation (également appelée manie) et de dépression qui caractérisent les troubles bipolaires peut être impressionnante : hyperactivité, agressivité, absence d’inhibition, puis tristesse, accablement et démotivation totale.

Plus la phase maniaque a été haute, plus la dépression sera profonde. Ces manifestations dépressives durent deux à trois fois plus longtemps que les phases maniaques, souvent de plusieurs semaines à plusieurs mois. Les idées suicidaires sont fréquentes.

La plupart des malades non traités vivent huit à dix cycles maniaco-dépressifs au cours de leur vie, mais d’autres vivront plusieurs cycles au cours d’une même année.

  • Comment évoluent les troubles bipolaires ?
Quand le traitement de fond par les régulateurs de l’humeur est efficace, l’intensité et la fréquence des cycles maniaco-dépressifs diminuent de manière significative, ce qui permet à la personne de retrouver une vie normale. Après plusieurs mois de traitement, les cycles peuvent s’espacer jusqu’à disparaître complètement. Pour cette raison, toutes les personnes souffrant de troubles bipolaires devraient être traitées.

  • Quelles sont les causes des troubles bipolaires ?
L’origine de la maniaco-dépression est très certainement liée à la génétique. Il existe une forte prédisposition familiale qui se traduit par une vulnérabilité de l’humeur et une incapacité à réguler ses émotions. Cette prédisposition semble déterminée par un ensemble de gènes dont l’influence reste à éclaircir.

Sur ce terrain favorable, l’environnement joue un rôle dans le déclenchement du trouble bipolaire. En effet, les premiers épisodes de psychose maniaco-dépressive seraient souvent déclenchés par un événement stressant ou un surmenage (manque de sommeil, décalage horaire, travail de nuit, etc.).

  • Comment soigne-t-on les troubles bipolaires ?
Le traitement des troubles bipolaires s’appuie essentiellement sur la prescription d’un traitement de fond qui sera pris pendant des années, voire toute la vie. Ces traitements ont apporté un bénéfice considérable aux personnes souffrant de maniaco-dépression. Ces médicaments améliorent la qualité de vie des malades en réduisant la fréquence et l’intensité des cycles ainsi qu’en stabilisant leur humeur.
En complément de ce traitement à long terme, des approches psychothérapeutiques sont prescrites.

  • Quels sont les médicaments des troubles bipolaires ?
Les médicaments régulateurs de l’humeur (thymorégulateurs) constituent les traitements de fond du trouble bipolaire. Les sels de lithium sont les thymorégulateurs les plus utilisés. Leur effet se manifeste lentement.

Lors d’une phase dépressive sévère, le médecin peut prescrire des antidépresseurs, en particulier de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS). Cependant, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution, car certains d’entre eux peuvent favoriser l’apparition d’une phase maniaque. Enfin, lors des phases aiguës de troubles bipolaires graves résistants aux traitements, le médecin peut prescrire une sismothérapie (électrochocs).

Si les symptômes des troubles bipolaires ont disparu durablement grâce au traitement de fond, un arrêt très progressif peut éventuellement être envisagé, mais seulement après plusieurs années. La décision en est toujours délicate, et de nombreux patients préfèrent continuer à prendre leur traitement de fond. Lors de l’arrêt du traitement de fond, le patient et son entourage doivent être extrêmement vigilants à l’éventuelle apparition de symptômes maniaques : sensation soudaine d’amélioration, querelles avec les membres de la famille, réapparition d’un tic, achats impulsifs, diminution du sommeil, frénésie d’appels téléphoniques, etc.

  • Quelle place pour les psychothérapies dans le traitement des troubles bipolaires ?
La forme d’aide psychothérapeutique la plus indiquée pour les malades maniaco-dépressifs et leurs proches est la psychoéducation, mais elle est toujours associée à un traitement médicamenteux.

Cette thérapie éducative consiste à expliquer la maladie et ses traitements pour que le patient respecte le mieux possible la prescription du médecin, mais aussi pour que ses proches et lui soient capables de repérer rapidement des signes de rechute. La psychoéducation peut se faire par le biais de séances individuelles ou de sessions de groupe pendant lesquelles patients et entourage peuvent discuter de leur expérience et interroger le thérapeute.


Source : Vidal

jeudi 25 février 2016

Pour mieux comprendre votre chat-Votre chat peut-il redescendre d’un arbre très haut ?



Votre chat peut-il redescendre d’un arbre très haut ?

Votre chat, amateur d’oiseaux, est coincé en haut du cerisier. Vous l’appelez et il vous répond en miaulant d’un air désespéré. Paniqué, vous téléphonez aux pompiers pour qu’ils viennent le sauver. 

Quelle idée !
Grimper dans un arbre est naturel pour un petit félin. Les branches lui offrent un poste d’observation idéal, hors de la vue de ses proies grâce au feuillage et protégé de ses ennemis par la hauteur. Parfois, ce refuge est si élevé que nous pensons qu’il n’arrivera jamais à faire le chemin inverse. Nous l’appelons, il nous répond mais ne bouge pas. L’inquiétude nous pousse à envisager l’échelle ou à composer le 18. En réalité, tôt ou tard et dans la majorité des cas, il redescendra de lui-même et sans problème… quand il n’y aura plus personne en bas de l’arbre !


Nos appels trahissent une angoisse que le chat est tout à fait capable de percevoir : il sent qu’il y a un danger et reste ainsi perché à attendre qu’il soit passé. Il peut donc demeurer perché ainsi de longues heures et attendre la nuit pour descendre. N’oublions pas que cet animal est d’abord un athlète musclé et souple, capable d’atteindre les endroits les plus inaccessibles, et qu’il ne connaît pas le vertige !


Si votre chat est posté sur une branche haute d’un arbre, ne l’appelez pas avec insistance pour qu’il descende. Munissez-vous d’une boîte de croquettes, secouez-la avant d’en laisser en appât au pied de l’arbre. Partez et observez sa réaction à distance. Trois possibilités : soit il ne bouge pas car il est davantage intéressé par les oiseaux, soit il descend, soit, ce qui peut arriver parfois avec de jeunes chats inexpérimentés ou des séniors aux capacités physiques diminuées, il tente sans succès de revenir sur la terre ferme. Dans ce cas, allez chercher l’échelle ou appelez le 18 !


 L’art et la manière de descendre
Le chat est beaucoup plus à l’aise dans la montée que dans la descente d’un arbre. Quand la branche n’est pas trop haute, il choisit le saut. Sinon il est obligé de descendre le tronc à reculons, les griffes plantées dans l’écorce. Ce comportement d’acrobate est le fruit d’un apprentissage : la première fois, le chat descend tête en avant et finit par sauter. La fois d’après, il essaie de trouver une autre technique pour que ses griffes tiennent bien prises !



Un petit conseil
Le port du collier est dangereux chez un chat qui sort et grimpe aux arbres. La lanière peut se prendre dans une branche et l’étrangler. Identifiez plutôt votre compagnon par tatouage ou puce électronique.

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mercredi 24 février 2016

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Billets-L’horreur fiscale


L’horreur fiscale 
Pourquoi l’horreur fiscale ? Parce que la véritable rafle fiscale à laquelle les Français sont soumis depuis deux-trois ans – 84 impôts nouveaux, générant 60 milliards d’euros de recettes supplémentaires – ne sert à rien, ni à boucher les trous publics, ni à stopper la dette publique, encore moins à la réduire. Les Français ont donc raison d’être en colère et ils sont de plus en plus nombreux à voter avec leurs pieds.

Les auteurs rappellent qu’en vertu de l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 « les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

En fait le consentement à l’impôt a toujours été tacite en France. A-t-on jamais directement demandé aux citoyens leur avis sur le sujet ? Peuvent-ils seulement compter sur leurs représentants pour se faire entendre et les défendre, puisque ce n’est pas leur intérêt ? « Le pacte social doit être solide pour que les citoyens acceptent de payer l’impôt » remarquent les auteurs, sans préciser qui, parmi les dits citoyens, a jamais signé ce pacte…

Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que depuis 1789 jusqu’à nos jours, l’Histoire montre que « la créativité fiscale est depuis fort longtemps une spécialité française » et qu’une fois un impôt adopté, il souffre de nombreuses exceptions, ce qui le rend opaque… Il existe ainsi aujourd’hui 460 dispositions fiscales « dérogatoires », les fameuses « niches »

Cette créativité exceptionnelle française se traduit dans les chiffres. La France est numéro 1 pour les prélèvements obligatoires : 45% du PIB en 2012 et 46,3% probables en 2013…

Cette créativité est débordante et furtive. Quatre exemples récents le prouvent :
  • la cotisation employeur des complémentaires de santé a été rajoutée subrepticement au salaire imposable de l’employé, au moment même où avoir une complémentaire santé est devenu obligatoire,
  • l’exonération d’impôt sur le revenu des majorations de retraite ou de pension pour charges de famille a été supprimée en douce,
  • le plafond du quotient familial a été une nouvelle fois abaissé (à ce train-là, il n’en restera bientôt plus rien),
  • les taux de TVA ont été augmentés…

La TVA et la CSG, toutes deux inventions françaises, sont les deux impôts furtifs qui rapportent le plus : « Silence on tond ! », disent les auteurs. Car leurs augmentations sont discrètes et efficaces. (La CSG est tellement discrète que tout en étant un impôt, elle ne figure pas dans les recettes de l’État, et pour cause : elle est versée à l’URSSAF, l’organisme de recouvrement de la sécurité sociale…)

Si les citoyens sont accablés d’impôts, les entreprises ne sont pas de reste avec les 153 taxes qui les frappent et les tuent… L’impôt de solidarité sur la fortune, ISF, et les droits de transmission, sont un autre moyen fiscal de tuer les entreprises familiales, pas toujours lentement, mais en tout cas sûrement, en s’en prenant à leurs dirigeants, à leurs actionnaires et à leurs héritiers…

Les auteurs révèlent que, pas de chance pour les Français, François Hollande est le roi des gabelous : « Cet ancien professeur d’économie est un fanatique des questions fiscales depuis qu’il est tout petit ou presque. » Et comme il n’aime pas les riches, il a, par exemple, fait surtaxer l’ISF. Comme, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, cet impôt n’était plus plafonné, le résultat a été à la hauteur des espérances de les ruiner nourries par le Président français : « En 2012, 8.000 foyers fiscaux ont payé plus de 100% de leurs revenus en impôts, 9.910 ont été imposés à plus de 85%, et 11.960 à plus de 75%… »

Cette créativité, qui est celle, entre autres, des 6.000 fonctionnaires de Bercy, cette bâtisse de verre qui abrite sept ministères, se traduit par une production de lois et de textes qui n’a pas d’équivalent ailleurs : « Le Code général des impôts compte plus de 4.000 articles. Connaître la règle applicable à un cas particulier suppose en outre de se référer aux 40.000 pages de circulaires et instructions fiscales diverses. »

Cette prolifération de réglementations est évidemment pain béni pour les 5.000 vérificateurs qui multiplient, comme à plaisir (sadique ?), les contrôles fiscaux dans les entreprises de l’hexagone. Et cette hyperactivité vérificatrice rapporte gros : « En 2012, les contrôles fiscaux ont rapporté à l’État 18 milliards d’impôts, soit 21% de plus qu’en 2011! » Les chefs d’entreprise se plaignent de cette croissance folle des contrôles fiscaux, comme ils se plaignent à juste titre de l’incertitude de l’environnement fiscal, qui les empêche de programmer investissements et projets de développement à moyen et à long terme.

L’administration centrale n’est pas la seule à dépenser sans compter. Les collectivités locales itou. Certes l’État leur a transféré certaines des dépenses sociales qui lui incombaient jusque-là, tel que le financement du RSA, l’aide sociale à l’enfance ou l’aide aux personnes handicapées sans en transférer toutes les ressources correspondantes. Mais les dites collectivités locales n’ont pas cherché pour autant à diminuer leurs dépenses de personnel, au contraire : « Le mille-feuille [territorial] se porte bien. Il est même crémeux à souhait : les « produits fiscaux locaux » ont ainsi augmenté de 170% entre 1982 et 2012 (en euros constants), alors que la population n’augmentait que de 20%. Sur les seules dix dernières années la hausse a été de 40%, alors que le PIB ne progressait que de 10,6%. » L’endettement dudit mille-feuille s’en est suivi : « L’alerte endettement a déjà viré au rouge vif, puisqu’il s’élève à 154 milliards d’euros, soit 10% de la dette publique globale.« …

Cette horreur fiscale généralisée provoque non seulement la colère de ceux qui restent ou leur renoncement à se battre, mais elle justifie pleinement la décision de ceux qui partent et qui ont quelques biens à sauver du désastre : « Chaque durcissement de la fiscalité française sur le patrimoine a entraîné sa vague d’exilés. » La chasse aux « mauvais Français » – ceux qui partent – a été ouverte, mais, l’arsenal répressif renforcé contre eux (notamment l’exit tax), n’a pas dissuadé tous les plus fortunés d’entre eux de fuir l’enfer fiscal qu’est devenue la France pour les cieux plus cléments de la Belgique et de la Suisse.

Londres, avec ses 300.000 résidents français, est « devenue la sixième ville française » et porte bien son surnom de Paris-sur-Tamise et, parmi ces résidents français, il y a nombre de petits patrons : « Un climat délétère pour les affaires, une fiscalité jugée confiscatoire, des lourdeurs administratives, le sentiment d’être les mal-aimés du gouvernement Hollande ont poussé les « Pigeons » à traverser la Manche. » Le Portugal est la destination tendance des retraités : ils y sont exonérés d’impôt sur le revenu s’ils n’ont pas été résidents pendant les cinq années précédant leur arrivée…
Inévitablement le travail au noir et la fraude sont souvent la contrepartie de cet « assommoir fiscal »

Sylvie Hattemer et Irène Inchauspé semblent attachées à une certaine forme d’État-providence. Comme ce qui a été fait en matière fiscale en France n’a pas réussi à empêcher déficit et dette d’être des puits sans fond, elles ont étudié comment des pays s’en sont sortis. Tous les pays qui s’en sont sortis, ou qui sont en bonne voie de l’être, ont joué sur les leviers d’augmentation des recettes et de diminution des dépenses, dans des proportions diverses. Mais, quel que soit le pays, les dépenses ont diminué davantage que les recettes n’ont augmenté. À cet égard l’exemple de la révolution suédoise est éloquent.

Il y a quelque vingt ans, la situation de la Suède était aussi catastrophique que celle de la France aujourd’hui. En cinq ans la Suède a recréé les conditions d’une spirale vertueuse :
  • augmentation légère des impôts sur les ménages et diminution de l’impôt sur les sociétés,
  • réorganisation de l’administration en 13 ministères et 300 agences, où ont été transférées de nombreuses missions de l’État avec obligations de résultat et d’équilibre budgétaire,
  • privatisations d’un grand nombre de fonctions,
  • réduction de moitié du nombre des fonctionnaires,
  • réduction à deux échelons, communes et régions, du mille-feuille administratif,
  • privatisation de l’hôtellerie des hôpitaux,
  • introduction d’une dose de capitalisation dans le système de retraite,
  • déréglementation de tous les transports en commun.

À la fin de leur livre, les auteurs exposent quelles conditions, selon elles, sont requises pour parvenir à recréer en France une telle spirale vertueuse et elles proposent une mesure exceptionnelle pour l’amorcer, avec pour objectif de ne pas détruire le système français de prestations sociales. Mais est-ce bien raisonnable de vouloir le conserver, au lieu de chercher du côté de voies alternatives et libérales ?

mardi 23 février 2016

lundi 22 février 2016

Infos santé-Préparer sa valise pour la maternité


Préparer sa valise pour la maternité

Le Grand jour approche, afin d’être prête, il vaut mieux préparer sa valise pour la maternité en avance (environ 1 mois avant le terme) surtout si bébé est impatient et décide de pointer le bout de son nez plus tôt que prévu !
Les maternités fournissent des listes pour le séjour à la maternité (établies par les laboratoires). Pour plus de confort, on peut y ajouter quelques éléments.
Pour ne rien oublier, voici une liste de la valise pour maman, bébé et papa (à ne pas négliger) !

     Le jour J, prévoir un sac en plus de la valise pour le      séjour :
    Pour bébé :
 

- 1 sous-vêtement
- 1 paire de chaussettes ou chaussons
- 1 grenouillère
- 1 bonnet
- 1 serviette ou cape de bain
- 1 thermomètre digital
- 1 brassière en laine

Pour maman active :



- 1 grand t-shirt
- 1 slip en filet
- 1 paire de petites chaussettes
- 1 paire de chaussons
- 1 brumisateur
- 1 lecteur mp3 (rechargé)

Pour papa :



- En-cas
- Bouteille d’eau
- Vêtement et chaussures confortable
- Magazine
- Appareil photo (penser à désactiver le flash)
- Musique
- Téléphone portable (+ chargeur)

Durant le séjour :
Pour bébé :



- 6 brassières ou bodies en coton
- 6 grenouillères
- 3 paires de chaussettes ou chaussons
- 1 gigoteuse
- 3 serviettes
- 1 peigne & 1 brosse
- 1 paquet de changes complets
- Huile de massage bébé (sans amande douce)

Pour maman :



- 2 pyjamas ou chemises de nuit
- 1 robe de chambre
- 2 tuniques ou robes de couleur (pour avoir bonne mine sur les photos)
- Trousse de toilette (crème hydratante, eau démaquillante, coton, déodorant, shampoing, gel douche, crème anti-vergetures, brosse à dents, dentifrice, brosse, baume à lèvres
- Maquillage (anti-cernes, mascara, fond de teint & blush)
- Paquet de slips en filet
- Serviettes hygiéniques (maxi nuit)
- Thermomètre électronique
- 2 gants et serviettes de toilette
- Masque pour les yeux (pour dormir même la journée)
- Coussin maternité / allaitement
- Thé, fruits, bouteille d’eau
- Magazine
- Musique

Pour l’allaitement :
- 2 soutiens-gorge d’allaitement
- 1 paire de recueils lait
- Des coussinets d’allaitement
- 1 tube de crème pour la poitrine

Les papiers :
·         Carte ou résultat groupe sanguin (mère et père)
·         Résultats d’analyses de la grossesse
·         Carte vitale
·         Carte mutuelle
·         Livret de famille (pour les personnes mariées)

J’espère que cet article aidera chaque future maman à bien préparer sa valise pour la maternité.

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dimanche 21 février 2016

Billets


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Photos-Nick Ut

Photos-Nick Ut


Les images paisibles d’enfants heureux sont légion. Il en est malheureusement beaucoup d’autres, mettant en scène des enfants victimes des pires atrocités. Celle de Kim Phuc, la petite Vietnamienne de 9 ans, est probablement celle qui a le plus fortement et le plus durablement marqué les mémoires.

  
Le cliché qui valut au photographe le prix Pulitzer en 1973.
(Tran Bang – Vietnam – 8 juin 1972)

Le 8 juin 1972, le photographe Nick Ut est sur la route menant au village de Tran Bang, tenu depuis 3 jours par les troupes du Nord-Vietnam et assiégé par les Sud-Vietnamiens. La plupart des habitants du village ont déjà fui les lieux et se tiennent sur la route, à quelques kilomètres, dans l’espoir de retourner chez eux après la fin des combats. Alors que tout indiquait qu’il n’y avait plus un Nord-Vietnamien dans le village, l’armée sud-vietnamienne décide néanmoins de bombarder le village au napalm. Sur la route, aux avant-postes, se tient une petite armada de soldats, de photographes, cameramen et autres journalistes, tous dans l’attente du « spectacle » annoncé... (Qui a vu le film Apocalypse Now peut effectivement parler de « spectacle », même si cette désignation est terriblement ambigüe!)

Sitôt après l’attaque, ces témoins « privilégiés » voient s’échapper et courir vers eux des rescapés, pour la plupart grièvement brûlés. Kim Phuc, la petite fille, est nue car elle s’est débarrassée de ses vêtements en feu. Tous crient atrocement. Après avoir dépassé les témoins, ils s’arrêtent enfin. Certains tentent maladroitement de leur venir en aide. Nick Ut, parlant le vietnamien, est le seul journaliste à pouvoir communiquer avec eux. Avec son chauffeur, dans son minibus maintenant bondé, il transporte Kim et des membres de sa famille vers un hôpital – à une heure de route – et insistera personnellement auprès du personnel médical pour que la petite soit prise en charge. (En temps de guerre, les hôpitaux, débordés, privilégient les soins aux personnes qui ont le plus de chances de s’en sortir. Et Kim ne faisait sans doute pas partie de cette catégorie.)

Kim Phuc, après 14 mois de soins et 17 opérations chirurgicales, s’en est sorti. Elle vit maintenant au Canada avec ses 2 enfants. Elle a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté (Goodwill Ambassador) de l’UNESCO en 1997. Nick Ut n’avait jamais raconté qu’il avait sauvé cette petite fille. Ce n’est que 28 ans plus tard que Kim Phuc, devant la reine d’Angleterre, a rapporté qu’il lui avait sauvé la vie.

La photo ne paraitra que le 12 juin dans le New York Times. Sa parution ne fut pas retardée par des problèmes techniques (on disposait déjà de moyens de transmission, à l’époque). Cela peut nous paraître surréaliste aujourd’hui, mais de très vives discussions se sont engagées entre rédacteurs pour savoir si on avait le droit de publier la photo d’une personne nue ! Finalement, entrevoyant tout de même l’importance de cette photo, il fut décidé de la publier, non sans obtenir la garantie de ne pas en faire un agrandissement. Il paraîtrait même que l’on a flouté légèrement la région pubienne de la petite fille.

Cette image a eu un grand impact et a prétendument permis d’accélérer la fin de la guerre du Vietnam. Il faut relativiser son importance dans ce cadre, ne serait-ce que parce qu’elle arrive à un moment où la fin de la guerre est en vue. Mais sa très grande force iconique vient de sa propagation. Elle a été utilisée, récupérée et décontextualisée par d’innombrables mouvements idéologiques, politiques ou religieux. Et ceci, dans les projets éditoriaux les plus divers. (Dans ce registre, Le Cri d’Edward Munch, n’a qu’à bien se tenir !)

La photo en haut de ce billet représente le cadrage de sa parution dans le NY Times. Très forte, dramatique et bien centrée sur le sujet. Mais on peut trouver d’autres cadrages, ainsi que d’autres photos de la scène qui racontent autant d’autres histoires. Par exemple, si on élargit le cadre, on voit à droite un photographe.


Il s’agit de David Burnett, qui un instant plus tard, a saisi cette image :


D’autres images encore, font voir l’armada de journalistes dont je parlais plus haut et pourraient raconter l’histoire d’une petite fille qui serait victime de l’acharnement de la presse et de sa passivité face à ses souffrances. (C’est le statut des photographes de guerre qui est en question ici. N’ayant jamais entendu siffler une balle ailleurs qu’au cinéma, je me garderai bien de donner une quelconque leçon...)

Nick Ut (de son vrai nom Huynh Cong Ut) est né en 1951 au Vietnam. À 16 ans il entre à l’agence Associated Press. Son frère ainé, Huynh Thanh My, photographe chez AP aussi, vient d’être tué. Il réside et travaille aujourd’hui à Los Angeles, toujours pour Associated Press. Le Prix Pulitzer lui a été remis pour cette photo en 1973. 35 ans plus tard, il est célébré pour la photo pipole d’une richissime bécasse délurée...


Il faut bien vivre ! Je dis cela sans mépris pour le photographe, car je comprends bien qu’on ne puisse pratiquer la photo de guerre pendant toute une vie. Mais je ne peux m’empêcher de me demander... : le raccourci saisissant entre ces 2 photos, à 35 ans de distance, nous donnerait-il la mesure du changement de nos exigences en matière de photo de presse ?...

samedi 20 février 2016

Recettes Desserts Classiques-Mille-feuilles


Mille-feuilles

Préparation : 1 heure
Cuisson : 25 mn
Attente : 45 mn
Pour 6 personnes
400 g de pâte feuilletée pur beurre
45 cl de lait
5 cl de crème liquide
2 gousses de vanille
4 jaunes d’œufs
90 g de sucre cristal
75 g de beurre
25 g de Maïzena
25 g de farine
4 feuilles de gélatine
30 g de mascarpone
Sucre glace
1. Portez à ébullition le lait et la crème liquide avec les gousses de vanille fendues et grattées. Retirez du feu, couvrez et laissez infuser 20 minutes.
2. Dans une jatte, fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la Maïzena et la farine, puis délayez avec 10 cl de lait chaud. Réservez dans la casserole contenant le reste de lait vanillé. Faites bouillir 2 minutes sans cessez de fouetter. Hors du feu, ajoutez le beurre en morceaux et les feuilles de gélatine préalablement ramollies à l’eau froide et égouttées. Fouettez vivement puis mixez au mixeur plongeant pour obtenir une texture fine, fluide et onctueuse. Laissez refroidir, puis placez la crème 15 minutes au congélateur.
3. Mixez cette crème bien froide 5 minutes. Incorporez le mascarpone. Mettez-la dans une poche à douille. Placez au réfrigérateur jusqu’au dernier moment.
4. Étalez la pâte feuilletée sur une épaisseur de 5 mm. Avec un couteau bien affûté, découpez un rectangle de 25 x 35 cm. Déposez-le sur une plaque recouverte d’une feuilles de papier de cuisson. Réfrigérez 30 minutes.
5. Préchauffez le four à 170 °C (th. 5-6) en fonction chaleur tournante. Enfournez la pâte. Placez une grille dessus pour qu’elle ne lève pas trop. Faites cuire 20 minutes. Laissez tiédir la pâte à température ambiante. Saupoudrez de sucre glace. Faites caraméliser 2 à 3 minutes au four à 250 °C (th. 8-9).
6. Coupez la pâte encore chaude en trois longues bandes identiques. Parez le tour en éliminant les bords avec un couteau cranté.
7. Montez le mille-feuilles en intercalant les rectangles de feuilletage refroidis avec la crème déposées en boules. Terminez par un rectangle de feuilletage. Saupoudrez légèrement de sucre glace de façon à laisser la pâte caramélisée apparente.

Recettes Desserts Classiques-Baba au rhum


Baba au rhum

Préparation : 30 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 8 personnes
Pour la pâte :
100 g de beurre + 25 g pour les moules
1 citron pour le zeste
250 g de farine
25 g de miel d’acacia
25 g de levure de boulanger
8 g de fleur de sel
1 cuillerée à café de vanille en poudre
8 œufs entiers
Pour le sirop :
1/2 citron pour le zeste
1/2 orange pour le zeste
1 gousse de vanille
1 litre d’eau
500 g de sucre en poudre
50 g de purée d’ananas
10 cl de rhum
Pour le nappage :
100 g de nappage d’abricot
10 cl de rhum
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Coupez le beurre en petits morceaux et laissez-le à température ambiante. Râpez le zeste du citron.
3. Préparez la pâte : dans la cuve d'un robot pétrisseur équipé de la feuille, mettez la farine, le miel, la levure émiettée, la fleur de sel, la vanille, le zeste de citron et 3 œufs. Faites tourner l'appareil à vitesse moyenne jusqu'à ce que la pâte se détache de la paroi de la cuve. Ajoutez alors 3 œufs et travaillez de même. Lorsque la pâte se détache de nouveau de la paroi, ajoutez les 2 œufs restants et travaillez encore 10 minutes. Sans cesser de faire tourner l'appareil, ajoutez alors le beurre coupé en petits cubes. Quand la pâte est homogène ­ elle reste très liquide ­, versez-la dans un saladier et laissez-la lever pendant 30 minutes à température ambiante.
4. Faites cuire les babas 15 minutes.
5. Laissez-les refroidir, puis démoulez-les sur une grille. Laissez-les rassir un ou deux jours; ils s'imbiberont mieux du sirop.
6. Préparez le sirop : râpez les zestes de citron et d'orange, fendez et grattez la gousse de vanille. Faites bouillir ensemble l'eau, le sucre, les zestes, la vanille et la purée d'ananas. Après ébullition, ajoutez le rhum et arrêtez le feu. Laissez tiédir jusqu'à 60 °C.
7. Trempez un à un les babas dans le sirop. Pour vous assurer qu'ils sont bien imbibés, enfoncez-y la lame d'un couteau : elle ne doit rencontrer aucune résistance.
8. Préparez le nappage : faites bouillir dans une casserole le nappage abricot. Aspergez les babas de rhum puis, au pinceau, badigeonnez-les de nappage abricot bouillant.
9. Garnissez les babas de crème Chantilly nature ou parfumée à la cannelle ou au chocolat que vous piquerez, en saison, de fruits rouges entiers ou de fruits exotiques coupés en cubes.

Conseil
Cette recette se fait en deux temps : l'idéal est de laisser s'écouler 48 heures entre les deux étapes de la préparation. Vous pouvez servir ce baba avec une crème anglaise à la vanille et quelques framboises.
Cette préparation est plus facile à faire en utilisant un robot, mais vous pouvez aussi bien utiliser un fouet manuel.