dimanche 31 janvier 2016

Billets-La liberté d’information


La liberté d’information menacée au nom de l’urgence terroriste

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté au Conseil des ministres, le 9 juillet dernier, son projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme ». Trois articles sont susceptibles de nuire à la liberté d’information et des médias.

Depuis sa présentation au Conseil des ministres, le 9 juilllet, le projet de loi sur le terrorisme, porté par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, suscite diverses critiques, tant sur le fond que sur la forme. Sur le fond, ce texte, en l’état, pourrait engendrer un recul de la liberté d’information puisqu’il diminue la protection juridique des journalistes, prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance sans garantie pour la protection des sources. Sur la forme, la procédure accélérée employée pour ce projet de loi qui limite à 15 jours le délai entre la proposition et sa discussion en séance à l’Assemblée nationale au lieu de six semaines, empêche un réel débat démocratique.

Trop souvent, lors de la présentation de nouveaux projets de loi relatifs à la sécurité, il faut rappeler au législateur la nécessité de garantir les droits fondamentaux. Pénalisation d’un délit d’opinion, blocage administratif de sites web, élargissement des moyens d’enquête au mépris de la protection du secret des sources… Face aux dispositions inquiétantes pour la liberté d’information des articles 4, 9 et 14, il est capital de prendre le temps de la réflexion et du débat démocratique. L’usage d’une procédure législative accélérée ne va clairement pas dans ce sens”, a déclaré Prisca Orsonneau, avocate au Barreau de paris, coordinatrice du Comité juridique de Reporters sans frontières

L’article 4 du projet de loi sort les délits de “provocation aux actes de terrorisme” et d’”apologie du terrorisme” du champ de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 pour les inclure dans le code pénal. La peine encourue est de cinq ans de prison et 75 000 euros. La diffusion de ces propos par Internet devient une circonstance aggravante, et élève la peine à sept ans de prison.

L’emploi du terme “apologie” implique une condamnation des opinions et non des actes, ce qui est problématique. Le régime protecteur de la loi de 1881 vise précisément à éviter la pénalisation du délit d’opinion. Des journalistes ou net-citoyens pourraient-ils être poursuivis, sur le fondement du code pénal, pour avoir, par exemple, partagé une vidéo mise en ligne par une organisation terroriste, ou donné la parole à des membres de réseaux terroristes ? Dans une interview accordée au Monde, la présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), Christine Lazerges, a manifesté son inquiétude quant à l’article 4, soulignant que “tout ce qui touche à la liberté d’expression doit rester dans la loi de 1881.”

L’article 9 prévoit "la possibilité, pour l’autorité administrative, de demander aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès aux sites provoquant aux actes de terrorisme ou en faisant l’apologie." La procédure de blocage décrite dans ce projet de loi est opaque : Qui établit la liste des sites à bloquer ? Selon quels critères ? Le projet de loi prévoit l’intervention d’un juge mais sans qu’il n’ait les pouvoirs et l’indépendance nécessaire pour exercer un véritable contrôle. En 2010, RSF s’était déjà positionnée contre le blocage administratif de sites internet lors du vote de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi2). A l’époque, le Parti socialiste, alors dans l’opposition, s’était lui aussi opposé à cette loi qu’il jugeait liberticide.
Le blocage administratif de sites internet comporte un risque évident de sur-blocage. Dans l’étude d’impact accompagnant le projet de loi, on peut lire qu’en 2013, plus de la moitié des signalements de sites faisant l’apologie du terrorisme concernaient des réseaux sociaux, Facebook ou Twitter pour la plupart. Or, aujourd’hui, les fournisseurs d’accès sont dans l’impossibilité technique de bloquer une page unique sur Facebook ou un message sur Twitter.

Les moyens de contournement de blocage étant de plus en plus faciles à utiliser et de plus en plus répandus (VPN, Tor, Proxies), ces mesures sont de moins en moins efficaces. Le blocage de contenu porte en lui des effets pervers puisqu’il risque de pousser les réseaux terroristes à utiliser des techniques de chiffrement plus élaborées ce qui complexifiera le travail des enquêteurs. Il s’agit donc d’un dispositif fondamentalement inefficace, comme l’a également souligné le Conseil national numérique.

L’article 14 élargit les dispositions actuelles permettant de capter les données enregistrées ou tapées sur ordinateur à la captation d’images. Ces moyens d’enquête, aussi légitimes soient-ils, devront être utilisés dans le respect des sources des journalistes. A ce titre, Reporters sans frontières réitère la nécessité d’amender en profondeur la loi sur le secret des sources du 4 janvier 2010, qui ne présente pas les garanties suffisantes. Alors que les moyens d’enquête et notamment de surveillance s’élargissent en France avec l’empilement d’articles de lois sécuritaires tels que l’article 13 de la Loi de programmation militaire, il est urgent de mettre en place des garde-fous. Les exceptions au maintien du secret des sources doivent être précisées et seul le Juge de la liberté et de la détention (JLD) doit pouvoir autoriser la levée du secret.

Le choix de la procédure législative accélérée, dans un contexte de débats à l’Assemblée nationale sur le sujet du numérique et alors qu’il s’agit d’un projet de loi d’une extrême gravité est particulièrement dangereux. Comme l’avait déjà souligné la CNCDH dans un avis du 20 décembre 2012 sur la loi relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme “la procédure accélérée ne permet pas un fonctionnement normal du Parlement, et une prise en compte satisfaisante des droits et libertés.”


Source fr.rsf.org

Dessins de presse


Dessins de presse

samedi 30 janvier 2016

vendredi 29 janvier 2016

Billets-Entretien avec Jeremy Rifkin


Entretien avec Jeremy Rifkin

“Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”
Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les « communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d'organisation sociale fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité.

  • Nous nous éveillons, dites-vous, à « une nouvelle réalité – celle des communaux collaboratifs ». Ce réveil ne risque-t-il pas d'être difficile pour les entreprises ?
L'économie des communaux collaboratifs est le premier système global à émerger depuis l'avènement du capitalisme et du socialisme au début du XIXe siècle. C'est dire comme l'événement que nous traversons est historique. Au début, le marché capitaliste et les communaux s'épanouiront côte à côte. Mais au fur et à mesure que les communaux gagneront du terrain, un combat terrible va s'engager. Pour survivre, le capitalisme devra se « reconditionner », retoquer son approche du monde et tenter de profiter de la montée en puissance des communaux plutôt que de s'y opposer.

  • Qu'est ce qui provoque ce changement de paradigme ?
C'est le coût marginal zéro. Le coût marginal, c'est le coût de production d'un objet ou d'un service additionnel une fois les coûts fixes absorbés. Or, j'ai découvert l'existence d'un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n'avait pas encore été mis au jour : ce qui a permis le succès inouï du système va finalement se retourner contre lui.

Chaque entrepreneur, comme nous le savons, est en chasse de nouvelles technologies pour améliorer la productivité de son entreprise, réduire les coûts marginaux, mettre sur le marché des produits moins chers, attirer plus de consommateurs, gagner des parts de marché, et satisfaire les investisseurs.

Mais nous n'avions jamais anticipé la possibilité d'une révolution technologique tellement extrême qu'elle pourrait réduire ce coût marginal, pour un ensemble important de biens et de services, à presque zéro, rendant ces biens et services virtuellement gratuits et abondants. Et sapant au passage les bases mêmes du capitalisme.

  • C'est pourtant ce qu'il se passe ?
Nous avons déjà vu le coût marginal se réduire dans les économies traditionnelles, de façon phénoménale, dans les trente ou quarante dernières années. Et les dix dernières années ont encore vu le phénomène s'accélérer. Voyez l'industrie musicale : des centaines de millions de jeunes produisent et échangent de la musique sur Internet, à des coûts marginaux proches de zéro.

Une fois que vous possédez un téléphone mobile ou un ordinateur, échanger de la musique ne vous coûte plus rien, à part votre abonnement au service. La presse, l'édition, les films et bientôt la télévision, attaquée par Youtube, connaissent le même destin. Des millions d'internautes créent aujourd'hui leurs propres vidéos pour pas grand-chose et les postent gratuitement sur le Web.

L'industrie du savoir aussi est touchée : avec Wikipedia, des millions d'individus produisent de la connaissance et la diffusent à un coût marginal proche de zéro. Et je ne parle pas des Moocs : en deux ans, 6 millions d'étudiants se sont mis à suivre gratuitement des cours online, issus des meilleures universités du monde.

  • Mais il ne s'agit là que de biens et services « numériques »…
Le vrai virage est là : nous avions toujours pensé qu'il y aurait un « pare-feu », que la réduction à zéro du coût marginal ne toucherait pas les industries traditionnelles. Que le feu, si vous voulez, ne passerait pas des « bits » au monde physique des objets. Ce mur est tombé. Les grandes mutations économiques – et il n'y en a pas eu des centaines dans l'histoire de l'humanité – se produisent quand trois révolutions technologiques convergent au même moment pour construire une plateforme d'opération unique pour l'économie.

Si vous remontez à la révolution hydraulique, puis aux révolutions de la vapeur et de l'électricité, vous vous rendez compte que l'on assiste à chaque fois à la conjonction d'une révolution des communications (facilitation des échanges), d'une révolution énergétique (le « moteur » de l'économie) et d'une révolution des transports et de la logistique (fluidification de la circulation des biens à l'intérieur de cette économie). A chaque grande mutation, ces trois domaines convergent dans une nouvelle structure.
Exemple : au XIXe siècle, l'impression (de journaux, notamment) par des presses à vapeur remplace l'impression manuelle. Arrive le télégraphe. Ces deux moyens de communication profitent de la profusion de charbon à coût modéré, et l'invention de la locomotive permet d'élargir le marché et de fluidifier le commerce. Au XXe siècle, une nouvelle révolution se produit avec le téléphone et la radio, qui convergent avec l'arrivée du pétrole et de la voiture, et provoquent, couplées avec la construction du réseau routier, le boom de la grande mutation urbaine et « suburbaine ».


 Illustration : Richard Niessen pour Télérama

  • Et aujourd'hui ?
Nous voyons émerger un nouveau complexe communications-énergie-transports, qui donne naissance à l'économie du partage. L'Internet de l'information, déjà largement répandue, commence à converger avec un très jeune Internet de l'énergie, et un début d'Internet des logistiques : trois Internets en un, dans un super « Internet des objets » !
Des compagnies comme Cisco, IBM, General Electric, ont anticipé cette connexion tous azimuts de tous les objets, et commencent à mettre des capteurs partout. Des capteurs, il y en a déjà dans les champs, pour suivre l'évolution de la récolte ; sur la route pour calculer le trafic en temps réel ; dans les entrepôts et centres de distribution, pour mesurer les problèmes de logistique à la seconde près ; dans les magasins de détail, de sorte que quand un client prend un article en main, le capteur peut dire s'il l'a essayé, reposé, au bout de combien de temps, etc. Et maintenant les capteurs connectent tous les objets de la maison, thermostats, machines à laver… Aux alentours de 2030, il y aura quelque chose comme cent trillions de capteurs qui connecteront tout et tous dans un gigantesque réseau « neuronal », construit un peu comme votre cerveau. Et ce Big Data sera disponible à tous.

A supposer que la structure du réseau reste neutre – j'ai conscience que c'est un très grand « si », car rien ne l'assure – et que tout le monde soit traité également, cela veut dire que n'importe qui pourra se connecter sur cet Internet des objets, depuis son mobile, comme il le fait sur l'Internet de l'information, et échanger l'énergie renouvelable qu'il aura lui-même produite…

  • Car chacun, demain, produira l'énergie dont il aura besoin ?
Des milliers de personnes produisent déjà leur énergie pour un coût marginal proche de zéro. En Allemagne, 27% de l'électricité est verte, et la chancelière Merkel avec qui je travaille sur ces questions, vise les 35%. Il faut savoir que les coûts fixes de production de ce type d'énergie vont suivre la même courbe que ceux des ordinateurs : une chute libre.

La source d'énergie, elle, n'est pas un problème : le soleil et le vent sont gratuits, il suffit de les capturer – et nous y arrivons de mieux en mieux. Quant au transport de l'énergie, nous avons vu ces dernières années le début de la transformation de la « grille » de l'énergie en Internet de l'énergie. Des millions de « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs) vont pouvoir vendre, ou échanger, l'énergie dont ils n'ont pas besoin, sur une plateforme internet, à travers tous les continents.

  • Et les objets physiques sont aussi concernés par la révolution de l'abondance…
Oui, grâce aux Fablabs et à l'impression 3D. Les logiciels d'imprimerie sont dans leur majorité en opensource, si bien que ça ne coûtera bientôt plus rien de les télécharger, éventuellement de les améliorer, et de fabriquer soit même de nombreux produits. Le prix du matériau de construction va lui aussi baisser, car il est de plus en plus souvent issu du recyclage de métaux, de plastiques, de bois, etc. Dans deux ou trois ans, il y aura des Fablabs partout.

Maintenant, conjuguez tous les atouts dont je viens de parler : nous parlons alors d'un monde où vous pourrez alimenter votre petite entreprise de production 3D par de l'énergie gratuite que vous aurez produite vous-même ou échangée sur Internet. Un monde dans lequel vous pourrez transporter votre produit 3D dans des véhicules électriques, qui eux-mêmes ont été alimentés par de l'énergie renouvelable. Et dans dix ans maximum, ces voitures seront sans chauffeur. Vous les réserverez sur votre mobile et elle vous localiseront toutes seules avec leur GPS…

  • Quid du bouleversement de la société et des comportements individuels ?
Deux phénomènes majeurs permettent de comprendre comment cette troisième révolution industrielle a déjà commencé à transformer les comportements. D'une part, les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l'idée de posséder, d'être propriétaires. Une entreprise comme General Motors, aux Etats-Unis, peut légitimement s'interroger sur son avenir quand elle découvre que l'achat de voitures chez les 18-25 ans aux Etats-Unis est en chute libre.

Le second changement, c'est que, demain, dans une société d'abondance, le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. Et cette mutation radicale commencera dès le plus jeune âge. Prenez les jouets. Aujourd'hui, ils représentent le premier contact de l'être humain avec la propriété, donc avec le capitalisme. Ce jouet que ses parents lui ont offert, l'enfant découvre que c'est le sien, pas celui de son petit copain. Et personne ne le lui conteste. Mais demain – et en fait aujourd'hui déjà dans de nombreuses familles – les parents emprunteront des jouets pour leurs enfants sur un site internet dédié ; l'enfant l'utilisera pendant quelques semaines ou quelques mois en sachant pertinemment qu'il n'en est pas le propriétaire ; et quand il s'en lassera ses parents renverront le jouet au site web pour que d'autres l'utilisent. A quoi bon garder des dizaines de jouets au grenier, n'est-ce pas ?

Mais le grand bouleversement à l'œuvre dans cet exemple tout simple, ce n'est pas tant que l'enfant pourra, pendant toute sa jeunesse, profiter d'autres jouets mieux adaptés à son âge : c'est le changement qui se produit dans sa tête par rapport à ce que les générations qui l'ont précédé ont connu. Il apprend en effet « naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l'on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l'on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l'économie du partage qui l'attend. C'est une mutation complète de la société. J'ai presque 70 ans et je n'avais jamais, jamais anticipé qu'une chose pareille se produirait.


Illustration : Richard Niessen pour Télérama

  • Mais la société occidentale – aujourd'hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique – peut-elle s'adapter rapidement à ce modèle « horizontal » ?
Certains s'y mettent, en particulier dans le domaine de l'énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l'ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d'EDF : « vous allez changer de métier ? ».

Quand des millions d'individus produiront leur propre énergie gratuitement et l'échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l'argent en fabriquant du courant électrique : votre job, ce sera de gérer le Big Data de l'énergie pour faciliter la circulation des flux entre particuliers et entreprises. En Allemagne, le message est passé. En France, il fait son chemin… même si l'on n'est pas encore prêt à quitter la seconde révolution industrielle et son parc nucléaire.

En fait, le changement de génération met beaucoup plus rapidement en branle ces mutations que nos systèmes politiques et économiques. Deux tiers de la génération du Millenium (celle qui a eu environ 18 ans en l'an 2000) se dit favorable à l'économie du partage et la pratique déjà. Et les pays d'Asie et du Pacifique sont encore plus ouverts que les pays occidentaux sur le sujet. La révolution est mondiale, et on ne mesure pas toujours l'ampleur de ses conséquences.

N'oubliez pas, par exemple, que pour chaque voiture partagée, quinze voitures sont éliminées de la chaîne de production. Or, une étude que je cite dans mon livre a montré que dans une petite ville américaine, en gérant bien le partage de voitures, vous pouvez garantir à chacun à la fois mobilité et fluidité tout en réduisant de 80% le nombre de véhicules sur la route. Il y a 1 milliard de véhicules en circulation dans le monde. Retirez 80% d'entre eux, et faites vous-mêmes le calcul.

Croyez-moi, l'industrie sent déjà le vent du boulet, et elle se prépare. Et d'autres le font aussi, bien avertis de ce qu'on appelle « l'effet 10% » : si les géants de l'industrie classique semblent invincibles, beaucoup d'entre eux ont en effet des marges très étroites. Si 10% de leurs clients quittent le navire et basculent dans l'économie du partage, cela peut suffire à faire tomber ces industries.

  • La société du coût marginal zéro, c'est un bienfait pour l'écologie ?
C'est la meilleure arme pour aller dans le sens d'une société durable. Pour reprendre l'exemple de l'automobile, le fait que les 20% de véhicules qui resteront en usage ne brûlent qu'une énergie non polluante, gratuite et renouvelable est une excellente nouvelle pour la planète.

Si on peut produire des biens et des services pour rien, cela veut dire que l'exploitation de ce que la planète peut encore nous offrir est faite avec une efficacité maximale, sans gâchis. En produisant à un coût marginal zéro et en le partageant dans une économie circulaire – outils, voitures, jouets, vêtements – nous obtenons des avantages immenses en termes de pollution et de dégradation de l'environnement !

Le changement est à la porte. Et la route la plus rapide pour basculer dans la société de l'après-gaz carbonique est sans doute l'introduction, aussi vite que possible, de l'Internet des objets. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais je crois que si nous y allons, l'expérience qui attend l'humanité dans le siècle à venir sera beaucoup moins pénible que ce que nous voyons se profiler si nous continuons avec le système actuel.

  • A l'avenir, la gestion des flux sera donc le nerf de la guerre ?
Absolument. Et la grande question politique des années à venir devra porter sur le problème, essentiel, de la neutralité du Web – soit un accès libre et une gestion collective de ce dernier. Disons le clairement : les grandes compagnies du câble et des télécoms, et certains géants d'Internet, remettent en question cette neutralité, voulue par l'« inventeur » de la toile, Tim Berners-Lee. Quand ce dernier a imaginé le World Wide Web en 1990, il a souhaité que le système soit aussi simple d'utilisation que possible, pour que tout le monde puisse en profiter et que personne ne soit abandonné en chemin. Il a réussi, d'ailleurs : que vous soyez patron ou collégien, sur le Net, tout le monde est à égalité.

Mais aujourd'hui, les compagnies du câble rouspètent. Elles disent : « Nous avons mis beaucoup d'argent dans la mise en place des tuyaux, nous voulons gérer les flux autrement en faisant payer des tarifs différents en fonction de la qualité et des volumes des fichiers échangés. Pour nous rembourser de nos investissements, nous devrions pouvoir contrôler les données que nous récupérons, et les commercialiser ». Les cablo-opérateurs ne sont pas les seuls à vouloir le gâteau. En installant des capteurs intelligents sur leurs compteurs, par exemple, les fournisseurs d'énergie aimeraient bien faire remonter toutes les infos utiles sur les habitudes de consommation de leurs clients, et les commercialiser.

C'est donc bien autour du Big Data que se joueront les profits – et les grands débats politiques – dans les prochaines décennies. Songez que Google enregistre chaque jour 6 milliards de recherches, qu'un habitant sur trois ou quatre de la planète est sur Facebook, que Twitter a 160 millions d'utilisateurs, qu'Amazon est le supermarché du monde… Comment s'assurer que ces compagnies ne séquestrent pas les infos qu'elles récupèrent à chacune de nos opérations sur le Net, comment faire en sorte qu'elles n'occupent pas de position de monopole dans leur activité ? Personne ne doit dominer outrageusement la plateforme technologique de l'Internet des objets.

Les centaines de millions d'internautes que nous sommes devenus doivent s'organiser. Rien d'impossible ! Les syndicats sont bien apparus avec le début du capitalisme, parce que les individus isolés ne parvenaient pas à exiger leur part de la production… Je suspecte que, demain, de nouveaux mécanismes émergeront afin que chacun ait un droit de regard sur la façon dont les informations qu'il laisse sur le Web sont utilisées.


 Jeremy Rifkin - Photo : Arnaud Meyer

Source telerama.fr

jeudi 28 janvier 2016

Billets-Une gauche française passéiste


Une gauche française passéiste

A Rome comme à Paris, les partis de gauche sont déchirés entre l'obligation de “réformer” et la fidélité à leur identité idéologique. En Grande-Bretagne et en Allemagne, la rupture est consommée.
 
En Europe occidentale, tout revirement réformiste a un prix : il ravive la guerre des gauches. C'est aujourd'hui le cas en France et en Italie, derniers bastions idéologiques d'une gauche immobiliste et conservatrice qui redoute le moindre changement comme une profanation – voire une trahison – de son identité et applaudit la moindre résistance corporatiste en invoquant rituellement les principes sacrés bafoués par “l'usurpateur” de service.

Les pilotes d'Air France qui paralysent le pays pour protester contre les plans de développement de la filiale low-cost du groupe sont les alter ego transalpins des gardiens du temple italiens, investis d'une mission : défendre le dogme de l'article 18 [Matteo Renzi souhaite supprimer cet article du Code du travail qui protège les salariés en contrat indéterminé de tout licenciement abusif], une clause toujours plus éloignée de la réalité du monde du travail, de l'horizon existentiel des jeunes, des travailleurs des petits entreprises et des commerces, des anciens et des nouveaux précaires, des anciens et des nouveaux chômeurs.

Remède de cheval
Les virages réformistes ont un coût en terme de popularité et d'opinions favorables. Tony Blair a engagé une bataille interminable et impitoyable contre l'establishment de l'ancien Labour [le Parti travailliste britannique], aussi puissant que décrépit. Et c'est uniquement grâce à cette offensive courageuse qu'il a réussi à briser la longue hégémonie des Tories [le Parti conservateur] thatchériens.

Dans l'Allemagne de 2003, il a fallu toute la hardiesse du leader social-démocrate de l'époque, Gerhard Schröder, pour présenter un projet de réforme du marché du travail : “Nous allons réduire les prestations sociales de l'Etat, promouvoir la responsabilité individuelle et exiger une plus grande contribution de la part de tous.” Ce fut un remède de cheval pour la gauche allemande, qui s'est déchirée, ébranlée sur ses bases, et a payé un lourd tribut électoral. Mais il a contribué aux réformes dont l'Allemagne avait besoin et qui font aujourd'hui la différence avec les nations de l'Europe méditerranéenne et latine.

Maximalisme idéologique
C’est au tour de la France et de l'Italie, berceaux de la gauche “latine” et nations profondément marquées par leurs traditions politiques et syndicales, retranchées derrière leurs certitudes idéologiques. Là encore, la guerre entre les deux gauches s'annonce féroce et sanglante. La France de Hollande ne pourra sûrement pas se contenter de limoger trois ministres du gouvernement Valls, en particulier le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, remplacé par le nouveau ministre Emmanuel Macron, un socialiste au passé de banquier.

Sous Mitterrand déjà le maximalisme idéologique de la gauche française avait encaissé de sérieux coups. La gauche socialiste avait payé la rançon de son alliance avec le Parti communiste français au début du mitterrandisme. Cette phase avait été marquée par une guerre entre les deux gauches qui s'était provisoirement achevée par la défaite de la plus archaïque et conservatrice des deux.

Tabous coriaces
En Italie, Massimo D'Alema a été le premier à porter l'étendard d'un réformisme capable de défier les tabous et les veto d'un syndicat imperméable aux innovations les plus radicales dans le monde du travail : mais le bras de fer fut vigoureusement remporté par la Confédération générale italienne du travail [CGIL] de Sergio Cofferati qui, quelques années plus tard, en entraînant dans la rue l'ensemble de la gauche politique de l'époque, réussit à déjouer la tentative de Berlusconi pour modifier l'article 18 du Code du travail.

Aujourd'hui, la France et l'Italie se trouvent de nouveau à la croisée des chemins : braver des tabous coriaces apparemment invincibles ou bien se rabattre sur un compromis minimaliste qui pourrait peut-être préserver l'“âme” de l'ancienne gauche, mais décevrait une énième fois l'ambition d'une gauche moderne et enfin libérée de ses dogmes.

Dessin de Hachfeld (Allemagne)
Source courrierinternational.com

mercredi 27 janvier 2016

mardi 26 janvier 2016

Recettes Lyonnaises-Soufflé au chocolat

Soufflé au chocolat

Préparation : 15 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
6 œufs
40 g de beurre + 1 noisette pour le moule
100 g de chocolat noir
40 g de farine
120 g de sucre en poudre + 1 cuillerée à soupe pour le moule
1 pincée de sel
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Cassez le chocolat en morceaux et faites-le fondre au bain-marie avec 2 cuillerées à soupe d’eau.
3. D’autre part, faites fondre le beurre à feu doux dans une casserole. Jetez-y la farine et faites cuire celle-ci 2 minutes en remuant. Retirez du feu pour y verser le chocolat fondu.
4. Séparez les jaunes des blancs d’œufs. Mettez les jaunes dans le mixeur et battez-les avec le sucre jusqu’à l’obtention d’une masse crémeuse. Incorporez le mélange au chocolat.
5. Montez les blancs d’œufs en neige avec 1 pincée de sel. Incorporez-les délicatement à la préparation chocolatée.
6. Beurrez et sucrez un moule à soufflé de 15 cm de diamètre. Versez-y la préparation.
7. Enfournez pour 40 minutes. Servez aussitôt.

Vous pouvez accompagner ce soufflé d’une glace à la vanille et de gâteaux secs.

Infos nutrition
Par portion environ :
396 kcal
Protides : 10 g
Lipides : 20 g
Glucides : 44 g

lundi 25 janvier 2016

Recettes Desserts-Galette au citron


Galette au citron

Préparation : 30 mn
Cuisson : 45 mn
Pour 8 personnes
450 g de farine
250 g de beurre
2 citrons
300 g de sucre en poudre
2 œufs entiers
4 jaunes d’œufs
Rhum
2 pincées de sel
1. Préchauffez le four à 190 °C (th. 6/7).
2. Beurrez un moule à manqué de 22 cm de diamètre. Beurrez également un disque de papier sulfurisé préalablement découpé selon le diamètre du fond du moule ; posez-le dans le moule (côté beurré vers l’extérieur). Réservez. Par ailleurs, râpez très finement le zeste des citrons après les avoir lavés et essuyés.
3. Versez la farine dans une grande terrine. Faites une fontaine au milieu. Ajoutez le sucre en poudre, 2 pincées de sel, les œufs entiers et 3 jaunes. Mélangez. Faites à nouveau une fontaine et ajoutez le beurre coupé en parcelles ainsi que le zeste de citron et le rhum. Incorporez peu à peu les ingrédients, puis pétrissez le tout avec vos mains jusqu‘à ce que la pâte devienne homogène et souple, mais toujours collante.
4. Déposez la pâte dans le moule et étalez-la en une seule grosse galette. Battez le dernier jaune d’œuf avec un peu d’eau, puis badigeonnez le dessus de la galette. Tracez-y des croisillons avec les dents d’une fourchette.
5. Faites cuire dans le four de 45 à 50 minutes. Démoulez-la sur une grille et laissez-la refroidir.

Vous pouvez facilement conserver ce gâteau pendant 2 ou 3 jours, bien emballé dans du papier d’aluminium.

Cette délicieuse pâtisserie fondante délicatement parfumée est la version la plus simple du « gâteau basque » qui connaît tant d’interprétations.

dimanche 24 janvier 2016

Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Galettes au parmesan


Galettes au parmesan

Préparation : 15 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Pour 8 galettes
Pour la garniture 
6 tomates en grappes de taille moyenne
6 tomates confites
1 petite poignée de pignons de pin
100 g de parmesan en copeaux
1 sachet de roquette
1 filet d’huile d’olive
Sel
Poivre du moulin
Pour la pâte
130 g de farine de sarrasin
2 œufs
30 cl de lait
30 g de beurre fondu
50 g de parmesan râpé
20 g de beurre pour la cuisson
1 pincée de sel
Préparation des galettes
1. Versez la farine de sarrasin et le sel dans un saladier et creusez un puits.
2. Dans un autre bol, fouettez les œufs, le lait, le parmesan et le beurre fondu, puis versez dans le puits de farine. Fouettez à nouveau pour obtenir une pâte fluide.
3. Laissez reposer 30 minutes.
4. Mettez le beurre à fondre dans la poêle et versez l’excédent dans un petit bol. Essuyez le surplus avec un papier absorbant.
5. Quand la poêle est bien chaude, versez rapidement une petite louche de pâte et tournez la poêle en tous sens pour bien répartir la pâte sur toute la surface de la poêle. Dosez bien la quantité de pâte dans votre louche : si vous avez trop de pâte votre galette sera trop épaisse, mais si vous n’en avez pas assez, elle sera pleine de trous !
6. Quand la surface de la galette devient sèche et qu’elle a doré en dessous, au bout de 2 minutes environ, il est temps de la retourner. Faites-la sauter si vous êtes habile ou bien retournez-la à la spatule. Laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
7. Déposez vos galettes au fur et à mesure sur une assiette pour former une pile. Si vous voulez les garder au chaud, recouvrez l’assiette de papier d’aluminium et déposez l’assiette sur une casserole avec un peu d’eau à ébullition.
Préparation de la garniture
8. Lavez et séchez les tomates en grappes. Coupez-les en quatre, ôtez les graines, puis coupez la chair en dés. Coupez les tomates confites également en dés. Versez le tout dans un saladier. Salez et poivrez généreusement, puis ajoutez les pignons de pin, le parmesan coupé en copeaux et la roquette. Arrosez d’huile d’olive et mélangez.
9. Répartissez cette salade dans vos galettes et dégustez aussitôt.

Variante
A la grecque : mélangez 1 sachet de cœurs de laitue, 150 g de feta grossièrement émiettée, 2 tomates finement coupées, 1 oignon rouge finement coupé et 10 olives noires dénoyautées.

Un truc
Pour faire très facilement des copeaux, utilisez un couteau économe. Vous pouvez également les acheter tout prêts.

Lorsque la pâte contient du parmesan, elle est plus concentrée en protéines et, à chaleur égale, a tendance à colorer plus vite qu’une pâte nature. Attention à la poêle…

Recettes Crêpes Blinis Pancakes-Pancakes aux myrtilles

Pancakes aux myrtilles

Préparation : 15 mn
Repos de la pâte : 30 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 12 pancakes
Pour la garniture
30 cl de crème anglaise
10 cl de coulis de fruits rouges
Pour la pâte
2 œufs
15 cl de lait
120 g de farine
1 cuillerée à café de levure
2 cuillerées à soupe de sucre
20 g de beurre fondu pour la cuisson
100 g de myrtilles fraîches
1 pincée de sel
Préparation des pancakes
1. Cassez les œufs et séparez les blancs des jaunes. Versez les jaunes d’œufs dans un bol puis fouettez-les avec le lait, la farine, le sel et la levure. Ajoutez le sucre et fouettez à nouveau pour obtenir une pâte homogène.
2. Dans un bol, montez les blancs en neige, puis ajoutez-les au mélange précédent. Laissez reposer 30 minutes.
3. Graissez une poêle à pancakes avec un peu de beurre et mettez-la à chauffer. Versez une petite louche de pâte, tournez la poêle pour bien répartir la pâte sur toute sa surface. Ajoutez alors quelques myrtilles fraîches sur le dessus du pancake. Quand la pâte est sèche sur le dessus (au bout de 2 minutes environ), retournez le pancake et laissez cuire 1 minute sur l’autre face.
Préparation de la garniture
4. Dans un bol, mélangez le coulis et la crème anglaise. Servez ces pancakes arrosés de votre crème anglaise rose !

Une variante
Remplacez la crème anglaise rose par de la crème Chantilly, puis ajoutez des framboises et des pistaches concassées.
Un truc
Vous pouvez utiliser des myrtilles surgelées si ce n’est pas la saison.


samedi 23 janvier 2016

vendredi 22 janvier 2016

jeudi 21 janvier 2016

mercredi 20 janvier 2016

Dessins de presse


Dessins de presse

Recettes Desserts-Salade d’oranges à la marocaine


Salade d’oranges à la marocaine

Préparation : 10 mn
Cuisson : sans
Pour 4 personnes
6 oranges
6 feuilles de menthe
8 dattes
30 g d’amandes effilées
30 g de pistaches concassées
3 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger
1. Lavez les oranges, séchez-les et pelez-les à vif. Découpez-les en fines rondelles en enlevant la partie blanche centrale, disposez-les dans un saladier.
2. Lavez la menthe et ciselez-la. Dénoyautez les dattes et coupez-les en petits morceaux. Dans le saladier, ajoutez aux oranges les amandes, les pistaches et les dattes.
3. Arrosez d’eau de fleur d’oranger et parsemez de feuilles de menthe ciselées.

Un dessert plein de fraîcheur à déguster en été comme en hiver.

Variante
C’est aussi bon avec des pignons de pin à la place des amandes.

Conseil
Au moment de servir, saupoudrez la salade de sucre glace.

mardi 19 janvier 2016

Recettes Desserts-Tarte aux framboises


Tarte aux framboises

Préparation : 40 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
500 g de framboises
Pour la pâte 
150 g de beurre
1 œuf
250 g de farine
100 g de sucre
1 pincée de sel
Pour la garniture 
2 jaunes d’œufs
20 cl de lait entier
60 g de sucre glace
1 cuillerée à café d’extrait de vanille
1 cuillerée à soupe de crème fraîche épaisse
25 g de maïzena
1. Mélangez la farine avec le sucre, ajoutez le sel et le beurre coupé en morceau, mixez ou travaillez avec les mains. Quand la pâte est bien mélangée, ajoutez l’œuf entier, mélangez à nouveau. Laissez reposer 1 heure au frais.
2. Etalez la pâte dans un moule à tarte beurré de 26 cm. Piquez le fond avec une fourchette. Recouvrez la pâte d’un papier de cuisson. Faites cuire au four préchauffé à 180 °C '(th. 6), pendant 25 à 30 minutes. Laissez refroidir.
3. Pendant ce temps, préparez la crème pâtissière : faites chauffer le lait. Fouettez les jaunes avec le sucre, l’extrait de vanille et la maïzena, versez le lait chaud, mélangez, replacez sur le feu et sans cesser de remuer laissez épaissir et cuire 2 minutes. Hors du feu ajoutez la crème, mélangez et laissez refroidir.
4. Etalez le mélange sur la pâte de la tarte, disposez les framboises. Saupoudrez de sucre glace et servez sans plus tarder pour éviter à la pâte de se détremper.

Vous pouvez parfumer la crème avec 2 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’oranger ou recouvrir les framboises, comme chez le pâtissier, d’une couche de gelée de groseilles fondues.

dimanche 17 janvier 2016