vendredi 31 juillet 2015

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Infos santé-Après un cancer du sein?


Après un cancer du sein?

Un cancer du sein, et après? La photo d'une Australienne posant nue après un cancer du sein interroge sur la façon dont le corps peut se remettre d'une telle épreuve. 
Cicatrices dues à des mastectomies, perte de cheveux et de poids, peau abîmée. Beth Whaanga, une Australienne, a posté une photo d'elle nue sur Facebook. Elle veut sensibiliser l'opinion publique sur l'épreuve qu'elle a traversée avec son cancer du sein, cancer féminin le plus fréquent qu'une femme sur neuf développera au cours de sa vie.
Son cas interroge: une fois gagnée la victoire contre la maladie, quels choix s'offrent alors à ces femmes pour se reconstruire physiquement?  

  • La reconstruction mammaire
Chaque année, environ 20 000 femmes subissent une mastectomie, qui correspond à l'ablation chirurgicale du sein. Des techniques de reconstruction mammaire existent alors. Certaines, à l'image du "Diep", permettent même de se passer des implants mammaires, une perspective intéressante notamment après le scandale PIP.  
Le "Diep" consiste à prélever directement la peau et la graisse du ventre pour reformer le sein. Dans de nombreux cas, cette technique de chirurgie répatrice est réalisée le même jour que l'ablation dans une seule et même opération. "L'avantage de cette technique est que si la patiente grossit, son sein grossit également, contrairement à une prothèse. Et une fois le sein reconstruit, les patientes n'ont pas besoin d'être réopérées, explique le professeur Lantieri, qui dirige le service de chirurgie reconstructrice et esthétique à l'hôpital européen Georges Pompidou. Contrairement aux prothèses mammaires qui ont besoin d'être changées lorsqu'elles rompent ou sont trop vieilles. Concrètement, au bout de trois mois, une fois que la poitrine est symétrisée, mamelon et aréole sont alors reconstruits. Laurent Lantieri
qui est l'un des pionniers de cette technique en France, se bat pour que "les femmes n'aient pas à faire le deuil de leur sein".  

  • Une prothèse externe
Opter ou non pour la chirurgie réparatrice est un choix personnel. Certaines, à l'image des Amazones, choisissent de rester "asymétriques", selon leurs termes. Il est alors possible d'avoir recours à des prothèses externes, en mousse ou coton dans un premier temps juste après l'opération, en silicone ensuite, à glisser dans la poche du soutien-gorge. "Au delà de l'intérêt esthétique, les prothèses pallient aussi, dans le cas d'une forte poitrine notamment, d'éventuels problèmes dorsaux, cervicaux, lombaires ou musculaires dus au déséquilibre induit par la perte du sein", explique un article de la Maison du cancer. Les prix varient en fonction des concepts: de 70 € à 220 € environ. Aujourd'hui, des prothèses adhérentes ou adhésives - plus chères- peuvent même être utilisées après une parfaite cicatrisation. Le remboursement d'une de ces prothèses par la Sécurité Sociale s'élève à 69,75€.  

  • La cicatrisation
Les cicatrices font partie de ces traces qui restent après une mastectomie. Certaines femmes, sur des forums s'échangent des conseils de crèmes. Cependant, selon le Pr Lantieri, "il n'existe pas de produits miracles. Les cicatrices resteront à vie. Mais il est possible de les faire évoluer, notamment par des massages." Il s'agit alors d'aller voir un kiné.  
"Une kinésithérapie précoce, par mobilisation et drainage manuel dans un premier temps, favorise une meilleure revascularisation et aide à redonner de la souplesse à la peau. D'autres techniques de massages spécifiques visent à assouplir les cicatrices. Par la suite, des pansements siliconés peuvent par exemple être appliqués en complément des massages", explique l'Institut national du cancer

  • Se réapproprier son corps
Que ce soit après une chimiothérapie ou une mastectomie, le corps des femmes atteintes de cancers du sein a souffert. Et pas uniquement au niveau de la poitrine. Perte de cheveux ou peau abimée après une perte rapide de poids, il est important de prendre soin de soi dans cette phase après cancer. Massage, acupuncture, sophrologie, shiatsu... l'association Les ateliers de l'embellie propose des ateliers axés sur le bien-être. "Une fois la cure terminée, on se sent un peu seule. C'est agréable de pouvoir se faire pouponner, de sentir qu'on prend soin de soi", explique Nadine, de l'association, qui se souvient de cette grande fatigue des mois durant et de douleurs aux pieds et à la jambe après la chimio.  
Après l'ablation d'un de ses seins, six mois de chimiothérapie puis de radiothérapie, Asmaa, 38 ans, a poussé la porte d'une autre association, Etincelle qui l'a "beaucoup aidée". "J'ai vu une esthéticienne qui m'a donné des conseils sur la façon de laver mon crâne, de masser mon sein, quelles crèmes appliquer. J'ai fait des soins du visage, des gommages. Cela m'a fait beaucoup de bien, je ne me sentais plus du tout femme." Loin d'être anodin, prendre soin de soi, c'est en effet aussi un moyen de se réapproprier un corps meurtri.  


Beth Whaanga a posté cette photo d'elle après son cancer du sein.
Facebook

Source lexpress.fr

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jeudi 30 juillet 2015

mardi 28 juillet 2015

lundi 27 juillet 2015

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dimanche 26 juillet 2015

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Billets-Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération


Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération

En marge de la préparation du grand raout parisien au sujet de la perturbation climatique anthropogénique, Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, s’en prend aux énergies dites « vertes » ou renouvelables. Et il n’y va pas par quatre chemins ce sacré Bill : il vient d’investir 1 milliard de dollars prélevés dans son porte-monnaie pour la recherche & développement dans sa firme nouvellement créée, TerraPower.

Pourquoi Bill Gates s’intéresse-t-il à l’énergie nucléaire ? Tout simplement parce que, dit-il, « il n’existe à l’heure actuelle aucune technologie de stockage avec des batteries permettant de fournir toute l’énergie électrique dont on a besoin exclusivement à partir des renouvelables car il est impératif de tenir compte des alternances jour-nuit et des longues périodes, inévitables également, de ciel couvert et d’absence de vent ».

Gates considère à juste titre que les sommes colossales d’argent investies dans les énergies renouvelables telles qu’on les conçoit aujourd’hui, éolien et photovoltaïque, sont perdues d’avance car elles n’atteindront jamais leur but qui est de remplacer le pétrole et le charbon dans la production d’électricité, non seulement pour l’industrie, les services et les ménages mais également pour les transports à moins d’une diminution brutale de la population mondiale de plusieurs milliards d’habitants.

Gates insiste sur le fait que c’est exactement ce que veulent les « verts » car ils savent, du moins ceux qui ne mentent pas, que le 100% renouvelable est impossible à atteindre. Ce système mis en place ne peut perdurer qu’avec des subventions provenant de taxes que paient les utilisateurs finaux et il ne profite qu’à une petite poignée d’industriels. Le tournant politique pris ces dernières années pour développer les énergies renouvelables est une utopie vouée à une impasse. Cette impasse doit donc, toujours selon Bill Gates, cesser et il est importe de réorienter une part des investissements vers la R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération.

Il est intéressant de noter que John Gilleland, le CEO de TerraPower, était avant d’occuper ce poste Managing Director pour les USA du projet ITER. Gilleland n’utilise pas non plus de périphrases à propos du projet ITER, je cite : « C’est un truc (ITER) sur lequel je ne peux même pas espérer pour mes petits-enfants. À TerraPower nous nous sommes focalisés sur la fission plutôt que sur la fusion parce qu’il faudra (pour la fusion) encore énormément de temps et d’investissements. »

La direction prise par la R&D de TerraPower est le TWR pour Travelling Wave Reactor, une technologie imaginée dans les années 1950 par Saveli Feinberg et qui ne nécessite aucun rechargement de combustible, donc aucun arrêt, pendant plus de 50 ans en « brûlant » de l’uranium 238 avec des neutrons rapides provenant d’uranium 235 enrichi à environ 10%. Les supercalculateurs ont validé l’idée de Feinberg. Ce réacteur également de IVe génération sera aussi refroidi avec du sodium liquide et un prototype de 500 MW prévus aux alentours de 2020.

TerraPower collabore étroitement avec la Chine et la Russie dans ces deux approches. Bill Gates nous réserve encore de belles surprises…

Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk

Source contrepoints.org

Billets-5 mythes sur la gestation pour autrui


5 mythes sur la gestation pour autrui

La légalisation de la GPA est un débat hautement sensible en France, et très souvent caricaturé par ses opposants de tous bords. Ce sujet mérite mieux que des assertions à l’emporte-pièce non fondées, nous allons donc étudier cinq mythes régulièrement énoncés à propos de la gestation pour autrui.

Mythe 1 : la GPA revient à traiter un enfant comme un objet

Il y a deux manières de répondre à cet argument.

  • Tout d’abord, les contrats de GPA ne consistent aucunement à traiter un enfant comme un objet mais consistent à la location du ventre de la gestatrice. À sa naissance, l’enfant n’est pas vendu mais remis à ses parents génétiques. Même si on considère que c’est la remise de l’enfant aux parents commanditaires de la GPA qui déclenche le paiement, cela n’est toujours pas suffisant pour pouvoir la comparer à un achat d’être humain. Acheter une personne n’est plus possible depuis l’abolition de l’esclavage. La transaction porte sur l’achat des droits de garde de l’enfant, avec toutes les limites et responsabilités que comporte le droit des enfants. Lors d’un achat de voiture, le propriétaire peut jouir à loisir de son bien, et peut le détruire, ce qui heureusement est loin d’être le cas pour un enfant, qu’il ait été conçu par GPA ou non.

  • De plus, il s’agit ici d’un argument contre la GPA commerciale, où la gestatrice est rémunérée. Mais quid de la GPA altruiste, telle que pratiquée chez nos voisins anglais ou belges ? Par ignorance ou hypocrisie, les opposants refusent de reconnaître son existence.

Mythe 2 : les mères porteuses sont de pauvres femmes exploitées, qui souffrent d’être séparées de l’enfant

Lorsque l’on s’attarde sur les études menées sur les gestatrices, on se rend rapidement compte que la réalité même de la GPA commerciale est loin des fantasmes qu’on veut lui prêter. Les motivations les plus communes trouvées dans les études psychologiques des gestatrices sont « une appréciation de la grossesse, de l’empathie pour les couples infertiles, un désir de gagner de l’argent en étant mère au foyer, et un désir de faire quelque chose de « spécial » ». On retrouve ce sentiment d’empathie pour les couples infertiles dans le témoignage de Mary Bailey qui fut gestatrice : « j’ai senti que j’étais dans de bonnes dispositions à présent dans ma vie pour aider un couple à fonder une famille. »

Bien que les motivations financières soient présentes, « seul un petit nombre de femmes mentionnent l’argent comme leur motivation principale ». Malgré les nombreuses études effectuées en ce sens, il est impossible de déceler des profils psychologiques anormaux. Étude après étude, les gestatrices apparaissent des « adultes stables, intelligentes, et conscientes d’elles-mêmes ». Une étude de 2002 démontre que les gestatrices sont « sûres d’elles-mêmes » et « contrôlent ce qu’elles font ».

Mais quid du moment de l’accouchement, de la remise de l’enfant aux parents ? Selon les opposants à la GPA, ce moment est extrêmement difficile pour la gestatrice et laisse des séquelles. Qu’en est-il de la réalité ? Moins de 1% des gestations pour autrui finissent par un conflit se réglant au tribunal. De nombreuses études montrent que la majorité des gestatrices considèrent ces expériences comme très positives, sans problème psychologique dû à la remise de l’enfant. La plupart des gestatrices évoque le renoncement au bébé comme un événement heureux et envisagent de renouveler cette expérience. Des études longitudinales montrent que ces attitudes restent stables dans le temp. Une étude récente qui analyse les relations de long terme entre les gestatrices et les familles qui accueillent l’enfant montre que les gestatrices maintiennent une relation qu’elles trouvent satisfaisante avec la majorité des familles.

On est donc bien loin de l’image généralement répandue en France de femmes ignorantes et exploitées qui regrettent d’avoir procédé à une GPA.

Mythe 3 : les enfants nés de GPA souffrent de troubles psychologiques

La théorie veut que lors de chaque grossesse, un lien se forme entre la mère et l’enfant. La séparation de l’enfant et de la gestatrice serait donc doublement douloureuse à cause de la rupture de ce lien. Le premier problème avec cet argument est que ce lien n’a jamais pu être prouvé. Des anthropologistes ont depuis longtemps contesté cette théorie en expliquant que ce lien est une construction sociale. À défaut de pouvoir prouver l’existence de ce lien, peut-on constater des problèmes psychologiques ? On a vu plus tôt que les gestatrices ne souffrent pas de problèmes mentaux liés à la GPA. Mais si ses opposants répètent sans cesse que les enfants souffrent de troubles liés à la séparation, c’est que cela doit être vrai ? Plusieurs études ont montré que ce n’est pas le cas.

  • « La gestation pour autrui n’apparaît pas impacter négativement l’éducation des enfants ou leur développement au sein de familles avec des enfants de 2 ans. » — “Surrogacy families : parental functioning, parent–child relationships and children’s psychological development at age 2” Susan Golombok, Fiona MacCallum, Clare Murray, Emma Lycett, Vasanti Jadva, Journal of Child Psychology and Psychiatry, 47:2 (2006).

  • « Les familles ayant procédé à une GPA ont maintenu une bonne relation dans le temps avec la gestatrice. Les enfants considéraient positivement leur mère porteuse et leur naissance par gestation pour autrui. » — “Surrogacy families 10 years on : relationship with the surrogate, decisions over disclosure and children’s understanding of their surrogacy origins” V., Jadva, L., Blake, P., Casey, S., Golombok, Human Reproduction, Vol.27, No.10 (2012).

  • « Bien que plusieurs études montrent que les parents de familles qui ont fait appel à des nouvelles technologies de reproduction sont plus engagées émotionnellement dans leur éducation que le sont les parents de familles conçues naturellement, aucune donnée empirique n’a été trouvée qui montrerait que le développement psychologique des enfants issus des nouvelles technologies de reproduction diffère de leurs homologues dans des familles conçues naturellement » — “Children of the new reproductive technologies : Social and genetic parenthood” Henny, Bos, Frank, van Balen, Patient Education and Counseling, 81 (2010).

Sur le sujet des enfants nés de GPA, on pourra lire avec intérêt l’interview sur Le Figaro de deux adolescents nés par GPA.

Mythe 4 : il n’existe pas de « droit à l’enfant », dès lors on ne doit pas légaliser la GPA

La liberté de procéder à la GPA n’est pas un droit créance, mais une liberté négative : ce que demandent les opposants à l’interdiction de la GPA, ce n’est pas qu’on leur garantisse un « droit à la GPA ». Un tel droit signifierait que l’État serait dans l’obligation de fournir un enfant aux couples infertiles, et serait illégitime à plus d’un titre. Ce que demandent les opposants à l’interdiction de la GPA, c’est que l’État français retire son interdiction illégitime d’une pratique non violente.

Le droit de procéder à une GPA n’est pas un droit créance supplémentaire mais le droit de procéder à une transaction volontaire entre adultes consentants qui vise à créer de la vie. Il n’est pas nécessaire de soutenir un faux « droit à l’enfant » pour soutenir la légalisation de la GPA.

Mythe 5 : une mère porteuse peut changer d’avis lors d’une GPA, donc l’interdiction de la GPA est légitime

Comme cela a été expliqué plus tôt, les conflits dans le cadre d’une GPA sont extrêmement rares. Ils font le tour des média occidentaux avides de sensationnalisme, mais n’ont statistiquement presque jamais lieu. Cependant, s’ils peuvent se produire, sont-ils une justification suffisante pour interdire la GPA ?

La GPA est un contrat entre des futurs parents et une gestatrice, qui loue son ventre. Comme tout contrat, un contrat de GPA « est un accord de volonté en vue de créer une ou des obligations juridiques » (wikipedia). Signer un contrat pour le futur accomplissement d’un acte ne nie pas que l’opinion d’un signataire puisse changer entre temps. Un contrat prévoit autant que possible de tels changements d’avis ou de conditions. En cas de conflit non résolu, le problème se traitera devant un tribunal.
Dans le cas spécifique de la GPA, est régulièrement évoquée la crainte que la mère porteuse souhaite garder l’enfant. Il reste alors au tribunal à arbitrer entre l’application stricte des termes du contrat ou la reconnaissance de son droit inaliénable à exercer son droit de garde jusqu’à la remise physique de l’enfant à ses parents biologiques. Peu importe la décision du tribunal, en aucun cas la possibilité de conflit ne peut justifier l’interdiction de la GPA.

Femme enceinte – Crédit : Marco G. via Flickr (CC BY-NC 2.0)

Source contrepoints.org

Billets-Peer to peer : pourquoi les politiciens tremblent


Peer to peer : pourquoi les politiciens tremblent

L’ère du peer-to-peer arrive. Elle apporte avec elle la remise en question du salariat et plus généralement des systèmes de production traditionnels au profit de la généralisation de l’entrepreneuriat. Aucun secteur n’échappera à cette logique. Finance, énergie, innovation, éducation, assurance… la décentralisation sera la norme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne plaît pas à tout le monde. Cette perspective est bien évidemment honnie des corporations qui voient leurs monopoles et autres privilèges gouvernementaux s’effriter. Elle est également détestée par la bureaucratie pour une raison toute simple. Celle-ci a institutionnalisé sa domination via la notion d’État-providence qui, depuis le XIXe siècle, tire justement sa puissance du travail salarié. Pour continuer à satisfaire ses objectifs politiques et clientélistes, la bureaucratie doit impérativement discréditer le travail indépendant, l’ouverture et la décentralisation des marchés avec le concours des corporations avec lesquelles elle partage des intérêts communs.

Que la droite s’oppose à l’ouverture des marchés et craigne le peer-to-peer est bien normal. Elle n’a jamais vraiment nié son penchant conservateur pour l’autorité et les hiérarchies issues de l’ordre établi. Que la gauche se fasse l’ennemie de la concurrence et de l’érosion du salariat est en revanche plus surprenant. Ce discours ne va pas dans le sens des airs émancipateurs et libertaires qu’elle aime s’attribuer. La gauche prétend en effet être la clef de voûte des luttes contre les rapports de domination en tout genre. Mais la haine qu’elle exprime vis-à-vis des nouvelles formes de travail qui se profilent à l’horizon ne fait que révéler son imposture vis-à-vis de la question sociale. Car derrière sa rhétorique pro-salariat se cache une obsession du pouvoir. Pour dissimuler sa volonté de contrôler les populations, sa stratégie politique se fonde désormais sur la requalification des rapports sociaux entre les travailleurs dits indépendants et les personnes avec lesquelles ils sont en contact. Il s’agit en d’autres termes d’imposer le statut de salarié au nom de la protection des travailleurs et des « droits sociaux » qu’ils méritent, quitte à aller à l’encontre de la volonté des principaux intéressés.

Réfuter la condition d’entrepreneur pour contrôler les travailleurs
Les corporations et la bureaucratie se fondent sur un sophisme commun pour nier la condition d’entrepreneur. Ils font remarquer l’existence de liens de dépendance pour tenter de requalifier les rapports sociaux afin d’imposer le statut juridique de salarié. Ces arguments sont par exemple employés à l’encontre du covoiturage urbain à but lucratif. Étrangement, on se désintéresse totalement du lien de dépendance lorsque le conducteur ne gagne pas d’argent (ex. blablacar). Pour reprendre un autre exemple, c’est également l’argument des auto-écoles contre la start-up Ornikar. Dans ces cas de figure, parce que les travailleurs dépendent d’une plateforme numérique les mettant en relation avec leurs cocontractants, ils devraient être considérés comme des salariés comme les autres. Leur refuser ce statut, ô combien généreux, reviendrait à s’adonner à du dumping social en précarisant les travailleurs dépourvus de droits sociaux. Tel est le discours officiel.

Il est vrai que la notion de travailleur indépendant est un abus de langage.

L’indépendance absolue n’a jamais existé. La société apparaît justement parce que les individus ne se suffisent pas à eux-mêmes. Elle est donc par essence constituée de réseaux complexes de liens de dépendance. Cela concerne le travailleur soumis aux directives d’un patron, l’entrepreneur sous-traitant ou encore l’entreprise soumise aux désirs plus ou moins rationnels des consommateurs. Pourtant, dans tous ces cas, la bureaucratie n’a aucune légitimité à interférer dans ces échanges en imposant un statut juridique contre la volonté des individus concernés pour régenter des comportements fondamentalement pacifiques. En fait, le droit du travail a surtout un objectif politique. On y reviendra ultérieurement. Pour revenir aux liens de dépendances, ceux-ci ne délégitiment pas la volonté des principaux intéressés de former des associations pour bénéficier de rapports de force contractuels plus favorables (syndicat de travailleurs, coopérative de producteurs, coopérative de consommateurs etc.).

Cela ne délégitime pas non plus la volonté des travailleurs de se protéger des aléas de la vie en ayant recours à des mécanismes de protection sociale, qu’ils prennent la forme d’une assurance ou qu’ils s’inscrivent dans une perspective solidaire et non commerciale. Contrairement aux prétentions des politiciens, nul besoin des bureaucrates pour cela. La protection sociale est un phénomène antérieur au gouvernementalisme. Ces prétentions sont d’autant plus trompeuses que les soi-disant droits sociaux susmentionnés destinés aux salariés n’existent pas. Toutes les cotisations sociales et patronales, ainsi que les droits-créances tels que les congés payés que la bureaucratie prétend mettre en place au profit du travailleur sont en réalité financés en amputant la rémunération de ce dernier en amont, c’est-à-dire à la source, sans qu’il le sache. Ces dispositifs s’ajoutent au droit fiscal classique puisque les cotisations sociales ne sont pas des impôts d’un point de vue strictement juridique bien qu’elles restent des prélèvements obligatoires. L’artifice comptable qui permet de faire passer les cotisations sociales pour des cotisations patronales a très bien été décrit à de nombreuses reprises. Il découle de ce constat que le statut de salarié n’a jamais été mis en place pour satisfaire des considérations de justice.

Historiquement, ce statut et les « droits sociaux » qui en découlent sont liés à la mise en place des mécanismes bureaucratiques de prévoyance élaborés dans l’Allemagne de Bismarck au XIXe siècle pour substituer l’appareil d’État aux solidarités ouvrières spontanées. L’objectif des bureaucrates était de susciter chez la classe prolétarienne un fort sentiment de dépendance à l’égard du pouvoir politique afin de neutraliser ses volontés révolutionnaires. Le droit du travail n’est donc qu’un artifice politique destiné à dissimuler le fait que l’État est la principale source des rapports de domination économiques. Tout ceci est assez flagrant lorsque l’on prend le temps d’étudier minutieusement le fonctionnement de l’assurance maladie française, présentée à tort comme le coeur de la solidarité nationale. On constate que les cotisations ne servent en réalité qu’à financer un vaste système de rentes de situation qui profite avant toute chose aux corporations pharmaceutico-médicales et non aux patients. La bureaucratie prétend protéger les individus des aléas de la vie. La réalité tient à ce qu’elle ne fait que jouer avec la vie des individus. Mais tout ceci semble fonctionner à merveille. La bureaucratie réussit à se rendre indispensable aux yeux des populations alors qu’elle est, encore une fois, la principale source des rapports de domination économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son territoire.  Mais combien de temps cette mascarade va-t-elle durer ?

Comme un parfum de lutte des classes…
Résumons. Les statuts légaux préétablis qui conditionnent l’accès au marché de l’emploi ont donc une triple finalité. Tout d’abord finalité fiscale au sens large (impôts et cotisations sociales). Il est beaucoup plus facile pour la bureaucratie de prendre par la force la moitié du labeur d’un professionnel dont le statut est encadré par l’administration que de régenter des échanges entre simples particuliers. Ensuite une finalité politique. Ces statuts légaux préétablis s’inscrivent dans un vaste système bureaucratique et monopolistique de protection sociale destiné à entretenir chez ceux qui en « bénéficient » un fort sentiment de dépendance à l’égard de l’appareil d’État. Enfin une finalité plus corporatiste. Les statuts légaux préétablis permettent la plupart du temps de violer la libre-entreprise en restreignant l’accès au marché de l’emploi pour garantir des monopoles et autres rentes de situation à certaines catégories de la population. Il est assez intéressant de relever une certaine contradiction. La machine gouvernementale cherche d’un côté à prélever le plus possible pour satisfaire ses objectifs mais les barrières corporatistes qu’elle met en place tendent à affaiblir l’activité économique tout en encourageant le travail non déclaré, ce qui compromet ses recettes fiscales.

Il découle de ces considérations que tous ceux qui cherchent à censurer les nouvelles formes de travail non salarié au nom des acquis sociaux sont des imposteurs qui refusent l’émancipation du social vis-à-vis de la tutelle gouvernementale. Il s’agit généralement d’apparatchiks qui ne conçoivent pas l’humanité autrement qu’un troupeau qu’il faut gouverner d’une main de fer. On comprend donc pourquoi la bureaucratie déteste le peer-to-peer, en particulier lorsqu’il est adossé aux nouvelles technologies. Elle essaie désespérément de combattre ces phénomènes qui apparaissent à la fois comme étant irrésistibles et irréversibles. Elle voit que ces nouvelles institutions ont rendu des pans entiers de l’industrie obsolètes. Elle sait, au fond, que c’est bientôt son tour. De plus en plus de civils utilisent le P2P pour se réapproprier des activités économiques et sociales stratégiques. Certaines de ces activités ont longtemps été considérées comme relevant du domaine régalien. C’est notamment le cas de la monnaie. Demain, ce sera probablement le tour de l’éducation, de la santé, de l’énergie voire de la sécurité et des règlements des différends. Plutôt que de s’accrocher à son pouvoir comme un mauvais perdant qui refuse de voir que la partie est terminée, elle devrait laisser faire et accepter son sort, quitte à réadapter sa protection sociale (revenu de base) à cette nouvelle donne en abolissant ses aspects bureaucratiques et inquisiteurs, tout en réparant les injustices du capitalisme de connivence, le temps que d’autres projets entrepreneuriaux se chargent de mettre en place des mécanismes de solidarité beaucoup plus efficaces pour rendre le monopole de la violence légale définitivement inutile aux yeux des populations.



Source contrepoints.org

samedi 25 juillet 2015

Infos santé : Kiné Ostéo-Capsulite d'épaule

Capsulite d'épaule

La capsulite de l’épaule est caractérisée par une perturbation de la micro-circulation sanguine dans la capsule de l’épaule. Cette perturbation de la circulation s’installe en présence d’un système neurologique fragilisé. Elle engendre un enraidissement de la capsule avec parfois un phénomène inflammatoire. La personne présente une difficulté importante à bouger et à lever le bras. Cette pathologie est très différente d’une tendinite où la personne a une amplitude articulaire habituellement complète mais présente des douleurs à l’effort. Pour vérifier si vous souffrez d’une capsulite, collez votre bras le long de votre corps avec le coude fléchi à 90 degrés et essayez de faire une rotation externe en apportant votre avant-bras vers l’extérieur tout en conservant votre coude collé au corps. Si ce mouvement est nettement diminué d’un côté par rapport à l’autre, vous êtes probablement en présence d’une capsulite.


Au niveau médical, on ne connaît pas les causes de la capsulite mais plusieurs facteurs pré-disposants ont été identifiés. La capsulite touche plus souvent les femmes anxieuses dans la quarantaine, ainsi que les personnes diabétiques. On connaît cependant l’évolution de la capsulite et la récupération est habituellement très longue. Elle peut prendre jusqu’à trois ans à se résorber. Plusieurs traitements chirurgicaux efficaces sont proposés comme l’arthrographie distensive mais le délai d’attente est souvent très long dans le milieu public et peut aller au-delà d’un an d’attente.


En ostéopathie, on constate que la capsulite survient souvent suite à un épisode de stress important ou suite à un choc émotionnel. Le pancréas et les changements hormonaux au niveau de l’utérus auraient peut-être également un rôle à jouer dans le développement de cette pathologie. Donc, en traitant l’épaule, le thorax, le diaphragme, les cicatrices, le système neurologique et certains viscères; l’ostéopathie parvient à des résultats beaucoup plus rapides et efficaces que le traitement local et spécifique de l’épaule.


Source Sébastien Plante, ostéopathe

vendredi 24 juillet 2015

jeudi 23 juillet 2015

mercredi 22 juillet 2015

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Billets-Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération


Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération

En marge de la préparation du grand raout parisien au sujet de la perturbation climatique anthropogénique, Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, s’en prend aux énergies dites « vertes » ou renouvelables. Et il n’y va pas par quatre chemins ce sacré Bill : il vient d’investir 1 milliard de dollars prélevés dans son porte-monnaie pour la recherche & développement dans sa firme nouvellement créée, TerraPower.

Pourquoi Bill Gates s’intéresse-t-il à l’énergie nucléaire ? Tout simplement parce que, dit-il, « il n’existe à l’heure actuelle aucune technologie de stockage avec des batteries permettant de fournir toute l’énergie électrique dont on a besoin exclusivement à partir des renouvelables car il est impératif de tenir compte des alternances jour-nuit et des longues périodes, inévitables également, de ciel couvert et d’absence de vent ».

Gates considère à juste titre que les sommes colossales d’argent investies dans les énergies renouvelables telles qu’on les conçoit aujourd’hui, éolien et photovoltaïque, sont perdues d’avance car elles n’atteindront jamais leur but qui est de remplacer le pétrole et le charbon dans la production d’électricité, non seulement pour l’industrie, les services et les ménages mais également pour les transports à moins d’une diminution brutale de la population mondiale de plusieurs milliards d’habitants.

Gates insiste sur le fait que c’est exactement ce que veulent les « verts » car ils savent, du moins ceux qui ne mentent pas, que le 100% renouvelable est impossible à atteindre. Ce système mis en place ne peut perdurer qu’avec des subventions provenant de taxes que paient les utilisateurs finaux et il ne profite qu’à une petite poignée d’industriels. Le tournant politique pris ces dernières années pour développer les énergies renouvelables est une utopie vouée à une impasse. Cette impasse doit donc, toujours selon Bill Gates, cesser et il est importe de réorienter une part des investissements vers la R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération.

Il est intéressant de noter que John Gilleland, le CEO de TerraPower, était avant d’occuper ce poste Managing Director pour les USA du projet ITER. Gilleland n’utilise pas non plus de périphrases à propos du projet ITER, je cite : « C’est un truc (ITER) sur lequel je ne peux même pas espérer pour mes petits-enfants. À TerraPower nous nous sommes focalisés sur la fission plutôt que sur la fusion parce qu’il faudra (pour la fusion) encore énormément de temps et d’investissements. »

La direction prise par la R&D de TerraPower est le TWR pour Travelling Wave Reactor, une technologie imaginée dans les années 1950 par Saveli Feinberg et qui ne nécessite aucun rechargement de combustible, donc aucun arrêt, pendant plus de 50 ans en « brûlant » de l’uranium 238 avec des neutrons rapides provenant d’uranium 235 enrichi à environ 10%. Les supercalculateurs ont validé l’idée de Feinberg. Ce réacteur également de IVe génération sera aussi refroidi avec du sodium liquide et un prototype de 500 MW prévus aux alentours de 2020.

TerraPower collabore étroitement avec la Chine et la Russie dans ces deux approches. Bill Gates nous réserve encore de belles surprises…

Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk
Source contrepoints.org


dimanche 19 juillet 2015

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Infos santé : Sport et Santé-Syndrome rotulien, auto-rééducation



Syndrome rotulien, auto-rééducation

Vous avez mal à l’avant du genou. Votre médecin vous a dit que c’était un « syndrome rotulien ». La kinésithérapie se révèle bien utile mais l’autorééducation la complète efficacement !

Avec la collaboration de Grégory DELENTE, kinésithérapeute du sport
et par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Vous souffrez quand vous courez longtemps, surtout en côte. Vous êtes gênée en fléchissant vos appuis au tennis ou en pédalant sur de gros braquets. La douleur est présente aussi dans la vie quotidienne, quand vous prenez les escaliers ou lorsque vous restez assise longtemps. Votre cartilage de rotule est irrité ! Cette substance lisse comme de la nacre est abrasée et provoque des douleurs.

  • Exercice 1 Le mini squat
Pour réduire les frictions intempestives de votre rotule, il est nécessaire que vous ayez des muscles forts, endurants et coordonnés. C’est particulièrement vrai si vous avez les jambes en X car vos rotules sont tractées vers l’extérieur. Elles frottent de façon asymétrique sur les berges de leur couloir osseux. Autrefois, pour recentrer la rotule, on parlait beaucoup du renforcement du « vaste interne », l’un des quatre faisceaux du quadriceps. On sait désormais qu’un travail plus global reproduisant plus spécifiquement la propulsion se montre plus efficace.

 Illustration : Mathieu PINET

Effectuez 10 à 40 petites flexions sur une jambe. Alternez droite et gauche. Effectuez 2 à 3 séries. Ne pliez pas votre genou à plus de 30 à 45°. Travaillez votre coordination, « Gainez votre membre inférieur », évitez qu’il ne bascule vers l’intérieur et n’aggrave votre déformation en X. Observez votre rotule. Afin qu’elle reste bien axée, elle doit se situer à la verticale de votre pointe de pied tout au long du mouvement.
Réduisez la difficulté si l’exercice reproduit vos douleurs. Aidez-vous de l’autre jambe. Au fur et à mesure de vos progrès, limitez sa participation. Faites le mouvement dans le petit bain à la piscine, Archimède participe à votre effort !
Augmentez la difficulté dès que possible. Plutôt que mettre un sac à dos, optez pour l’instabilité. Pour peaufiner le guidage de votre rotule, faites l’exercice sur un coussin ou sur votre matelas.

  • Exercice 2 Etirements de la cuisse
Le cartilage de votre rotule s’abrase aussi lorsque la raideur de la cuisse perturbe son entrée et déséquilibre son parcours dans son couloir osseux. Il faut assouplir votre quadriceps. Vos efforts doivent se concentrer sur l’un des quatre faisceaux : le « droit antérieur ». Il a pour particularité de passer au-dessus du genou et de la hanche pour s’accrocher sur le bassin. Son manque d’élasticité est fréquent car il doit assumer les amplitudes de deux articulations. C’est surtout lui qui altère le mouvement de la rotule.

 Illustration : Mathieu PINET

Fléchissez le genou opposé et conservez le dos droit. Ainsi, vous ne trichez pas, vous n’emmenez pas le bassin ! Vous étirez parfaitement votre droit antérieur. Ramenez votre talon vers votre fesse. La cuisse étirée doit être verticale 2 ou mieux, légèrement orientée vers l’arrière. Prenez la position 30 secondes. Augmentez la tension 10 secondes. Tirez encore un peu plus pendant 10 secondes. Alternez droite et gauche. Recommencez 1 à 2 fois.

  • Exercice 3 Balanciers lents
Pour bien guider l’entrée de votre rotule dans son couloir, pour ne pas trop contredire ceux qui vous ont évoqué l’intérêt du renforcement du vaste interne, travaillez le « balancier lent ».

 Illustration : Mathieu PINET

Asseyez-vous sur le bord d’une table. Étendez doucement le genou en prenant soin de mettre votre pied en rotation interne. Ainsi vous sollicitez plus le « vaste interne » et vous compensez en partie la désaxation en X de votre genou. Gardez la position tendue pendant 6 secondes. Descendez doucement, insistez sur le freinage. De cette manière, vous travaillez l’engagement de la rotule dans son rail osseux comme lorsque vous amortissez la réception de vos foulées. Faites 10 à 40 répétitions. Alternez droite et gauche. Renouvelez l’opération 1 à 2 fois.
Pour diminuer la difficulté, réalisez le mouvement sans trop plier le genou. Ainsi, la rotule est moins serrée par la mise en tension de la cuisse.
­ Pour augmenter la difficulté, placez un petit lest à velcro autour de votre cheville.

  • Exercice 4 Le sport adapté !
­ Crawlez et palmez. Le battement de jambe ressemble au « balancier sur faible amplitude ». La cuisse et particulièrement le vaste interne travaillent sans écraser la rotule. La rotation des pieds l’un vers l’autre, propre à cette pratique, optimise le centrage rotulien. La durée habituelle d’une séance de piscine permet à la cuisse d’acquérir de l’endurance. L’utilisation de palmes assure un véritable renforcement. Attention, ce type d’exercice est insuffisant car il ne reproduit pas spécifiquement le mouvement d’extension globale du membre inférieur propre à la marche, à la course et au saut. ­
Pédalez et moulinez. En tournant vite les jambes sur faible résistance, vous réalisez un polissage des surfaces articulaires, vous régularisez les zones abrasées. Mieux encore, cet exercice est à l’origine de variations de pressions rapides au sein du cartilage. Ainsi, ce tissu dépourvu de vaisseaux sanguins peut pomper ses nutriments depuis l’os sous-jacent. C’est idéal pour l’entretien de sa texture. De temps à autre, poussez un peu sur une résistance plus élevée. Mettez-vous en danseuse pour vous rapprocher du geste de la course. Un muscle plus fort guide mieux l’articulation et préserve de l’arthrose, c’est démontré !


Source SantéSportMag

Infos santé : Sport et Santé-Elongation, claquage et déchirure musculaires


Elongation, claquage et déchirure musculaires

La lésion « musculaire » est omniprésente chez le sportif. Les lésions intrinsèques, c’est-à-dire propres à la structure du muscle, représentent 30 % des lésions sportives. Les comprendre, les prévenir et les traiter deviennent une nécessité.

Par Nicolas FAURE, kinésithérapeute

Plusieurs classifications de lésions dites « musculaires » ont vu le jour avec l’utilisation des termes « élongation », « claquage » et « déchirure ». La définition des lésions « musculaires » a évolué en passant de l’atteinte pure de la fibre musculaire à un décollement de celle-ci, avec son tissu aponévrotique. Le tissu aponévrotique est une structure dense et fibreuse. Il permet d’organiser l’architecture du muscle, comme un tissu de soutien. Par comparaison avec une feuille d’arbre : les fibres musculaires seraient la partie verte de la feuille, et les nervures seraient les cloisons aponévrotiques où se rattachent les fibres. Ainsi on est passé de la lésion « musculaire » à la lésion musculo-aponévrotique (LMA).

  • Qu’ont permis les progrès en imagerie médicale ?
La conception du muscle en lui-même a évolué grâce aux avancées en échographie et en IRM. Dorénavant, les recherches s’intéressent à la fibre musculaire et aux structures conjonctives (cloisons aponévrotiques centrales ou périphériques) ainsi qu’au lien qui les unit : les protéines de liaison. Les protéines de liaison sont des molécules de taille importante qui constituent le point d’attache entre le muscle et l’aponévrose. À ce jour, les lésions se situent dans trois localisations : la lésion musculoaponévrotique centrale ou celle périphérique dans le cas où la fibre musculaire se détache de sa cloison centrale ou périphérique, et la lésion myotendineuse qui atteint la fibre et le tendon.

  • Quels sont les mécanismes responsables de la lésion musculoaponévrotique ?
Deux mécanismes dans la lésion musculoaponévrotique sont reconnus : l’overstretching et le travail excentrique. Le mouvement d’overstretching constitue un étirement maximal et rapide du muscle. Dans le cas d’une lésion, l’étirement dépasse les capacités d’allongement du muscle. On parle de capacité viscoélastique. Un muscle ne peut pas s’allonger au-delà de sa capacité, sinon il « casse ». Le point de rupture se situe au point d’intimité myoaponévrotique. Le travail excentrique est un mouvement de freinage dans lequel une contraction est effectuée en même temps qu’un étirement progressif. Ce geste vient déclencher un cycle de destruction/construction des protéines de liaison. Prenons l’exemple de la lésion des ischio-jambiers chez le sprinteur : le mécanisme lésionnel n’est pas l’étirement maximal des ischio-jambiers mais leur contraction musculaire intense en excentrique durant l’effort.


  • Que faire après une lésion myoaponévrotique ?
Durant les deux premiers jours, vous devez mettre en place le protocole RICE : repos, froid (Ice), compression, élévation. Le froid s’applique par l’intermédiaire d’un pack, d’une vessie de glace ou bien d’une poche de petits pois congelés. Entre la peau et le froid, n’oubliez pas d’interposer un linge pour ne pas vous brûler l’épiderme. Puis laissez agir 10-15 minutes ! Passé ce délai, la température locale ne diminue plus de manière significative. Vous pouvez enlever la glace. L’utilisation du froid est à renouveler plusieurs fois dans la journée. La cryothérapie gazeuse n’est pas recommandée dans le cas d’une lésion musculo-aponévrotique parce que l’hypothermie vient léser les cellules satellites ou « de MAURO », ces dernières étant à l’origine de la reconstruction de la fibre musculaire. Après une lésion musculo-aponévrotique, pensez aussi à comprimer la zone lésée à l’aide de bandes, afin de limiter l’étendue de l’inflammation. Ne pressez pas trop fort pour ne pas diminuer la vascularisation sur la zone lésée ! Sinon, vous risquez d’entraîner un retard de cicatrisation. Enfin, toute compression est à proscrire la nuit ! Le sommeil joue un rôle dans la cicatrisation musculaire. À l’heure actuelle, des études montrent l’intérêt de certaines hormones de croissance dans la multiplication des cellules « mères » des nouvelles fibres musculaires : les cellules satellites. Il se trouve que ces hormones circulent en plus grande quantité dans la phase de sommeil profond de 23h à 2h du matin et de 12h à 15 h. Ainsi, optimiser ce phénomène, consiste à se coucher avant minuit et à faire de courtes siestes la journée. Pour lutter contre la douleur, vous pouvez utiliser des antalgiques. En revanche, les anti-inflammatoires non stéroïdiens interviendraient de façon délétère dans la cicatrisation. Dans les heures suivant la lésion, un nettoyage des éléments nécrosés est assuré par des cellules inflammatoires nommées « macrophages ». La qualité de la cicatrisation musculaire est dépendante de la mise en jeu de cette réaction inflammatoire. Gardez en tête que vasculariser et mobiliser sont les éléments clés d’une bonne cicatrisation musculaire ! La première semaine, vous devrez irriguer abondamment la zone lésée par des massages, de l’électrothérapie (courant par capillarisation) et des contractions musculaires infra-douloureuses. La mobilisation précoce permet de favoriser la résorption de l’œdème, une prolifération de capillaires sanguins et une organisation parallèle des nouvelles fibres musculaires. Mobiliser précocement permet ainsi d’obtenir une cicatrice musculaire de bonne qualité ! Une mobilisation, passive dans un premier temps, évoluera vers un travail actif, avec la reprise du vélo le quatrième jour et de jogging aux alentours du dixième jour. Dès le troisième jour, vous ajouterez une mobilisation active en traction, par le travail excentrique. Ce dernier est un travail freinateur. Lors d’un shoot au football, les muscles ischio-jambiers, situés en arrière de la cuisse, viennent freiner l’extension du genou pour protéger l’articulation. Les ischio-jambiers permettent ainsi de fléchir le genou et d’emmener la hanche en extension. Des études affirment que le régime de contraction excentrique localisé autour de la lésion agit sur les protéines de liaison. En travaillant de cette manière, vous détruirez ces protéines de liaison afin de reconstruire ces mêmes molécules en qualité et quantité plus importantes. Vous  augmenterez ainsi la résistance des points d’attaches entre la fibre musculaire et l’aponévrose. L’autre argument en faveur du travail excentrique est le recul du point de rupture viscoélastique, c’est-à-dire que le muscle aura une capacité plus importante à supporter un étirement maximal. Le renforcement excentrique s’organisera dès le troisième jour avec une séance par jour pendant trois jours, pour ensuite passer à une séance tous les 2-3 jours. Sur une lésion myoaponévrotique, vous devrez être attentif au respect de la non-douleur pendant et après le travail excentrique. Les séances débuteront à vitesse lente avec des charges progressives, pour finir avec des charges plus lourdes à vitesse rapide. Actuellement, des études récentes sur le taux de blessure musculaire dans des clubs de football, montrent le bénéfice du travail excentrique en pré-saison. « Mieux vaut prévenir que guérir ! »

  • Le travail excentrique intervient à 3 niveaux sur la structure myoaponévrotique :
-Sur la fibre musculaire directement, en augmentant le nombre de sarcomères. Le sarcomère est le tissu contractile du muscle.
- Sur le tissu aponévrotique. Le travail excentrique vient augmenter la résistance à l’étirement de ce tissu.
- Sur la jonction myoaponévrotique. Cette jonction correspond aux protéines de liaison. Elles sont produites en quantité plus importante et de meilleure qualité, ce qui rend la jonction myoaponévrotique plus forte. Dû à ces trois actions, le travail excentrique peut provoquer l’apparition de douleurs musculaires d’apparition retardée. Elles sont présentes lorsque le travail excentrique est trop fort ou fait de manière trop prolongée. Les douleurs musculaires sont maximales au bout de 48h. La symptomatologie est décrite par une raideur des douleurs et une diminution de la force. Elles disparaissent spontanément après une semaine.



Source SantéSportMag

mardi 14 juillet 2015