mardi 31 décembre 2013

Infos santé-Hernie discale


Hernie discale

Contre les hernies discales de la région lombaire, la chirurgie est la solution la plus efficace à court et long terme. Mais à condition qu’elle soit choisie par le patient, souligne une étude américaine.

Se faire opérer ou pas, la question se pose pour beaucoup en cas de hernie discale. Face aux douleurs et aux sciatiques causées par une hernie discale située dans la région lombaire (c’est le cas de la majorité des hernies discales), une équipe américaine préconise d’opter pour la chirurgie.

Publiée dans le numéro de janvier 2014 de la revue spécialisée Spine, cette étude a porté sur 1244 patients de 42 ans en moyenne souffrant d’une hernie discale lombaire opérable et diagnostiquée depuis au moins 6 semaines. 500 d’entre eux ont été tirés au sort pour être opérés tandis que les autres bénéficiaient de séances de kiné, d’exercices type école du dos pour apprendre les bonnes postures et de traitements anti-douleur oraux ou par infiltration. Malgré le tirage au sort, chacun des patients gardait la possibilité de changer de groupe et de choisir en concertation avec son médecin l’option chirurgie ou l’option kinésithérapie. Un grand nombre de patients ont donc changé d’option par rapport à ce qui avait été tiré au sort, ce qui empêche les chercheurs de conclure quant à la supériorité à court terme de l’une ou l’autre méthode.


  • Moins de douleur et de handicap pour les opérés
En revanche, après 8 ans de suivi, ces résultats montrent que « pour les hernies confirmées des disques lombaires, la chirurgie est plus efficace que le traitement non-opératoire pour soulager les symptômes et restaurer la mobilité ». Sur une échelle de douleur de 1 à 100, les patients opérés ont en moyenne des scores de 11 points inférieurs à ceux qui ne sont pas passés par le bloc opératoire. Des bénéfices significatifs de la chirurgie sont également mesurés sur le plan de la mobilité, des symptômes de sciatique ou encore de la satisfaction des malades. Le pic de bénéfices est atteint dans les 6 premiers mois après l’opération et ils se maintiennent encore au bout de 8 ans.

  • Une prise de décision partagée par le malade et son médecin
Les auteurs soulignent toutefois que 34% des personnes pour lesquelles la chirurgie était parfaitement indiquée ont préféré l’option kiné et n’ont pas changé d’avis au cours des 8 ans de l’étude. Les symptômes de ces patients ont aussi été considérablement améliorés. Pour le Dr James Weinstein, investigateur principal de cet essai, la prise de décision partagée entre patient et médecin est un élément très important. « Chaque patient de l’étude a reçu des informations objectives sur les risques et les bénéfices des différentes options de traitement qui s’offraient à lui. Ils ont donc pu faire un choix éclairé, selon leurs propres valeurs. Le fait qu’un tiers de ces patients continuent à être satisfaits de leur choix est dû en large part, je pense, à leur participation active au processus initial de prise de décision », souligne le chirurgien. Les auteurs notent également que les patients qui ont changé d’avis et ont opté pour l’opération en deuxième recours sont les moins satisfaits et les plus susceptibles d’avoir vu leur état empirer après la chirurgie.

Aux Etats-Unis, la chirurgie de la hernie discale lombaire est l’une des opérations les plus couramment pratiquée en raison du soulagement rapide de la douleur qu’elle peut procurer. En France, les spécialistes considèrent que l’intervention chirurgicale n’est nécessaire que dans 10 à 15% des cas lorsque des douleurs intenses persistent malgré 6 semaines de traitement médical bien suivi.


Source nouvelobs.com

Recettes Légumes anciens-Patates douces à la cannelle


Patates douces à la cannelle

Préparation : 20 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 6 personnes
1 kg de patates douces
3 tranches de pain d’épice un peu rassis
1 cuillerée à soupe de cannelle en poudre + 6 bâtons de cannelle pour le décor
10 cl d’huile de tournesol
Pour le sirop
200 g de sucre en poudre
1 filet de jus de citron
1. Faites légèrement dorer les tranches de pain d’épice au grille-pain. Laissez-les refroidir, puis mixez-les en chapelure fine. Dans un grand plat creux, mélangez intimement cette chapelure avec la cannelle.
2. Épluchez et lavez les patates douces. Coupez-les dans la longueur en tranches régulières de 0,8 à 1 cm d’épaisseur. Passez-les dans la chapelure de pain d’épice à la cannelle en enrobant bien leurs deux faces.
3. Préparez le sirop : dans une casserole, mélangez le sucre avec 4 cuillerées à soupe d’eau. Portez à frémissements sur feu doux, sans remuer. Laissez frémir 5 minutes, puis ôtez du feu et ajoutez aussitôt le jus de citron.
4. Dans une grande poêle antiadhésive, faites chauffer la moitié de l’huile sur feu moyen. Faites-y dorer la moitié des tranches de patates douces 5 minutes, en les retournant à mi-cuisson. A l’aide d’une écumoire, disposez-les joliment sur les assiettes de service. Renouvelez cette opération avec le reste d’huile et de patates douces.
5. Nappez le contenu des assiettes avec le sirop et décorez d’un bâton de cannelle. Servez sans attendre.

Variante
Pour varier les plaisir, remplacez la cannelle par de la vanille ou, pour un dessert plus « musclé », par du gingembre et du carvi mélangés à part égales.
Patate douce : originaire d’Amérique du Sud, elle est cultivée en France depuis le XVIIIe siècle. Ce gros tubercule allongé, à la peau plus ou moins claire, possède une chair jaune-orangé, rose ou violette, délicatement sucrée.

lundi 30 décembre 2013

Recettes Légumes-Gratin de pommes de terre aux morilles


Gratin de pommes de terre aux morilles

Préparation : 20 mn
Cuisson : 1 heure
Pour 4 personnes 
1 kg de pommes de terre de taille moyenne (belle de Fontenay, charlotte)
20 g de morilles séchées
25 cl de crème fluide
25 cl de lai entier
30 g de beurre
Sel et poivre du moulin
1. Faites réhydrater les morilles dans un grand bol d’eau chaude.
2. Épluchez les pommes de terre. Rincez-les rapidement et séchez-les très soigneusement dans du papier absorbant.
3. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
4. Beurrez un plat à gratin Égouttez les morilles, pressez-les bien dans un linge. Mettez-les dans une casserole avec la crème et faites chauffer doucement jusqu’à ébullition. Faites chauffer le lait.
5. Coupez les pommes de terre en rondelles fines à l’aide d’une mandoline. Disposez-les dans le plat à gratin en procédant par couches et en alternant avec des morilles crémées. Salez et poivrez entre les couches. Tassez légèrement avec le dos d’une cuillère en bois et versez doucement la crème et le lait. Répartissez dessus le reste du beurre. Enfournez et laissez cuire 1 heure. Laissez reposer 5 minutes dans le four éteint avant de déguster.


samedi 28 décembre 2013

Recettes Desserts Classiques-Tuiles aux amandes


Tuiles aux amandes

Préparation : 30 mn
Repos : 1 heure
Cuisson : 10 mn par fournée
Conservation : 1 mois
Pour 18 tuiles environ
120 g d’amandes effilées
120 g de sucre semoule
25 g de beurre
20 g de farine
2 blancs d’œufs
½ citron
Poivre de Sechuan
Vanille Bourbon en poudre
1. Mettez les blancs d’œufs dans une terrine, laissez-les à température ambiante, le temps de préparer les ingrédients. Râpez le zeste du demi-citron. Faites fondre le beurre. Ecrasez ou passez au moulin ¼ de cuillerée à café de poivre de Sechuan.
2. Mélangez délicatement le sucre, le zeste, une pincée de vanille, les blancs d’œufs. Ajoutez le beurre fondu chaud en continuant de tourner jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène. Incorporez la farine et les amandes effilées. Laissez reposer 1 heure au frais.
3. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Etalez des petits tas de pâte sur une plaque antiadhésive, aplatissez-les avec le dos d’une cuillère trempée dans l’eau, afin qu’elle ne colle pas à la pâte. Saupoudrez de quelques pincées de poivre de Sechuan.
4. Faites cuire une fournée de tuiles pendant environ 10 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Décollez aussitôt. Faites cuire la deuxième fournée. Laissez refroidir

Aplatissez les tas de pâte, l’un après l’autre en les espaçant de 3 à 4 cm, car ils vont s’étaler en cuisant. Vous les ferez plus ou moins larges, selon la grosseur désirée des tuiles.
Si vous souhaitez leur donner une forme incurvée, déposez les tuiles encore chaudes sur un rouleau à pâtisserie et laissez-les refroidir.

Avis sur les épices :
Le poivre de Sechuan étoile de mille petits points résinés et ambrés ces tuiles légères, il fait ressortir les saveurs beurrées et délicatement vanillées. Ces baies moulues parfument aussi de simples quatre-quarts ou des clafoutis, qui quitteront alors leur statut de dessert de ménage pour celui de pâtisserie de salon de thé.

Recettes Desserts Classiques-Madeleines


Madeleines

Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 12 madeleines environ
100 g de farine
3 g de levure chimique
100 g de beurre + 10 g pour la plaque
1 citron non traité
2 œufs
120 g de sucre en poudre
1. Tamisez ensemble la farine et la levure au-dessus d’un bol. Faites fondre le beurre dans une petite casserole et laissez-le refroidir.
2. Hachez finement le zeste de citron.
3. Cassez les œufs dans un saladier, versez le sucre par-dessus. Fouettez pendant 5 minutes pour bien les faire mousser ; ajoutez le mélange farine-levure en pluie, puis le beurre et le zeste haché, sans cesser de tourner.
4. Préchauffez le four à 220 °C (th. 7-8).
5. Beurrez légèrement la plaque à madeleines et remplissez-la de pâte seulement aux deux tiers. Mettez au four pendant 5 minutes à 220 °C (th. 7-8) puis baissez la température à 200 °C (th. 6-7) et laissez cuire encore 10 minutes.
6. Démoulez les madeleines tièdes et laissez-les refroidir.

Recettes Fondues-Fondue canadienne


Fondue canadienne

Préparation : 30 mn
Pour 4 personnes
20 cl de sirop d’érable
40 cl de crème fraîche
4 crêpes sucrées
2 pommes vertes
1 citron
300 g de myrtilles fraîches
1 cuillerée à café de fécule
1. Épluchez les pommes, retirez le cœur et coupez-les en cubes de 2 cm. Arrosez-les aussitôt du jus de citron. Rincez et égouttez les myrtilles. Mettez-les dans une coupe. Enroulez chaque crêpe sur elle-même. Coupez ensuite des rondelles de 2 ou 3 cm et enfilez chacun de ces petits rouleaux avec un cube de pomme sur des brochettes en bois.
2. Faites chauffer la crème dans une petite casserole. Délayez la fécule dans une demi-tasse d’eau froide.
3. Versez le sirop d’érable dans le poêlon et chauffez-le doucement. Aux premiers frémissements, délayez progressivement avec la crème, sans cesser de remuer. Amenez à la limite de l’ébullition, incorporez la fécule en fouettant vivement et faites épaissir quelques instants.
4. Posez le poêlon sur le réchaud et maintenez une chaleur douce. Disposez le plat de brochettes et de myrtilles sur la table. Chacun se sert des deux et trempe les brochettes au fur et à mesure dans la sauce au sirop d’érable, avant de les déguster.

Avec des crêpes toutes faites, vous improviserez rapidement ce joli dessert, mais les vôtres seront certainement encore meilleures ! Pour changer, remplacez-les par des mini-pancakes.

vendredi 27 décembre 2013

Billets-Ces fusillades dont personne n’entend parler


Ces fusillades dont personne n’entend parler

Un an après la tuerie de l'école de Sandy Hook, au moins 24 autres fusillades ont eu lieu en milieu scolaire, faisant 17 victimes. Quant au contrôle des armes, les bonnes intentions de Barack Obama n'ont débouché sur rien.

Depuis le 14 décembre 2012, où 20 enfants de CP ont été tués par balles à l'école élémentaire de Sandy Hook, de nouvelles fusillades en milieu scolaire ont eu lieu en moyenne tous les quinze jours aux Etats-Unis.

Ces événements ne ressemblent pas nécessairement au genre de tragédies que nous associons à l'expression "tuerie en milieu scolaire" - des fous en treillis qui arpentent les couloirs, harnachés d'armes automatiques, et assassinent tout le monde sans discernement. Ils n'intéressent pas non plus les médias autant que ces grands massacres. Pourtant, ils peuvent s'avérer tout aussi traumatisants pour les élèves et les employés, et ils ont fait au moins 24 blessés et 17 morts au cours de l'année passée, d'après une enquête du Daily Beast.

A partir de données tirées de la presse et en partie collectées par l'association Moms Demand Action for Gun Sense in America [une association de mères anti-armes], nous avons compté 24 fusillades survenues dans le cadre scolaire en 2013 - c'est-à-dire des coups de feu ayant eu lieu sur des campus où des élèves étaient présents. Nous n'avons pas inclus les fusillades qui sont survenues en dehors des heures de cours.

Notre total comprend les fusillades qui n'ont entraîné aucun blessé, mais aussi celles où le tireur s'est avéré la seule victime. C'est par exemple le cas de Joseph Poynter, un élève de première âgé de 17 ans qui étudiait au lycée La Salle à Cincinnati : en avril, il a apporté une arme de chez lui, puis "il a placé le canon sur sa tempe droite et s'est tiré une balle dans le crâne" devant une classe remplie d'élèves, selon les rapports de la police. 
Deux tiers des fusillades ont eu lieu dans des lycées ou des universités, les autres dans des collèges ou des écoles élémentaires.

  • Armer les gens "honnêtes"
Nous ne disposons d'aucune donnée similaire pour les années précédentes. Il est donc difficile de savoir si le débat national déclenché par la tragédie de Newtown a suscité de véritables changements.

Selon un rapport, le nombre d'élèves portant des armes dans l'enceinte scolaire aurait baissé. D'après les données les plus récentes de l'enquête nationale Youth Risk Behavior ["Comportements à risque des jeunes"], 5,4 % des élèves de la troisième à la terminale ont apporté une arme à l'école - un chiffre divisé par deux depuis 1993.

Du côté de la législation, au moins 540 textes sur la sûreté et la sécurité à l'école ont été examinés dans les 50 Etats américains cette année. Cela représente "une nette augmentation [par rapport aux années précédentes], particulièrement en ce qui concerne les armes", indique Lauren Heintz, analyste à la Conférence nationale des législatures d'Etats [une organisation au service des législateurs d'Etats].

106 de ces projets de loi ont été adoptés, mettant en place des mesures de prévention et d'organisation comme des cours sur l'utilisation sans danger des armes, le recrutement de personnel chargé de la sécurité ou la mise en œuvre de plans et d'exercices de sûreté.

Les conseils scolaires et les autorités locales ont également adopté de nouvelles politiques - notamment en recrutant des agents de police en uniforme et en armant des professeurs et d'autres membres du personnel - afin de garantir la sûreté des élèves. La NRA a proposé un plan de ce type en réponse au massacre de Newtown. "La seule chose qui puisse arrêter un voyou avec une arme, c'est un honnête homme avec une arme", a déclaré Wayne LaPierre, le vice-président de l'organisation, lorsqu'il a dévoilé le projet visant à poster des gardes armés dans les écoles du pays.

De fait, au moins 33 Etats ont choisi cette approche par le biais de 80 projets de lois présentés en 2013, qui prévoyaient d'armer les enseignants ou les autres membres du personnel.

  • Une réaction fédérale limitée
Les défenseurs de ce type de mesures sont confortés par des anecdotes de fusillades telles que celle qui a eu lieu au collège Price à Atlanta (en Géorgie), en février. Un élève de 15 ans a tiré sur un autre garçon dans la nuque avant d'être immédiatement désarmé et arrêté par un employé armé.

D'autres organisations comme le National School Safety and Security Services [Services nationaux pour la sûreté et la sécurité en milieu scolaire], une société de conseil spécialisée dans la sûreté à l'école, déconseillent d'armer les professeurs. Le président de cet organisme, Kenneth S.
Trump, a déclaré en 2008 dans un communiqué de presse qu'il fallait distinguer entre des gardiens de la paix professionnels et "l'idée que des enseignants, des surveillants, des employés de cantine et autres professionnels non spécialisés dans la sécurité publique portent une arme dans une école où se trouvent des centaines d'enfants".

Quant à la réaction de l'Etat fédéral, Kenneth S. Trump affirme qu'elle a été "limitée voire inexistante par rapport aux suites de la tuerie de Columbine". Après cette tragédie survenue en 1999, le président Bill Clinton avait mis en place des initiatives pour allouer des ressources au maintien de l'ordre dans les écoles, à la prévention de la violence, à des programmes relatifs à la santé mentale, ainsi qu'à la préparation aux situations d'urgence et aux crises dans les écoles.

Immédiatement après la tuerie de Newtown, Barack Obama a annoncé un plan exhortant le Congrès à adopter une loi dont le but était d'interdire les fusils d'assaut et les chargeurs de grande capacité, et de renforcer la vérification des antécédents [pour la vente d'armes].
Ce projet de loi a été enterré par le Sénat.

Dessin Dessin de Sondron paru dans L'Avenir, Belgique. Droits réservés

Source Courrier International

Billets-Candy Crush


Candy Crush

On les aligne, on les éclate, on les aligne, on les éclate... Mais qu'est-ce qu'ils ont mis dans les bonbecs du jeu vidéo “Candy Crush” pour rendre addict 80 millions de personnes ?

Un médecin taïwanais s'est récemment étonné de l'accroissement inquiétant du nombre de patients souffrant de dysfonctionnement érectile. Après enquête, il est apparu que ces patients avaient un point commun : tous, sans exception, jouaient assidûment à Candy Crush sur leur smartphone. N'en tirons aucune conclusion générale sur la vie des joueurs et joueuses, mais admettons que Candy Crush est prenant.
Candy Crush ? Si vous n'y jouez pas, vous connaissez forcément quelqu'un dans votre entourage qui y joue ou vous avez vu quelqu'un y jouer, dans le métro, le bus ou le TGV, voire dans les toilettes si la porte était mal fermée : 700 millions de parties de Candy Crush Saga sont jouées chaque jour. C'est bien la dernière démangeaison qui brûle le genre humain, une application lancée sur Facebook en 2012 par l'entreprise britannique King, essentiellement destinée aux smartphones (70 % des joueurs), un jeu d'une simplicité enfantine qui compte près de 80 millions adeptes, réalise 850 000 euros de bénéfice par jour et grâce auquel King est sur le point d'entrer en bourse (valorisation 5 milliards de dollars !).
Des chiffres astronomiques pour un jeu bas de plafond. Un peu entraîné, un orang-outan de 8 mois pourrait résoudre les problèmes posés par ce Tetris acidulé tout en confiseries multicolores : pour avancer dans le jeu, il suffit d'aligner le maximum de fois possibles trois bonbons similaires, ce qui les fait disparaître du tableau. Paf. Au suivant. Et encore, et encore, et encore. Ad nauseam.



  • Classé épidémie nationale ?
Assez loin de la complexité des échecs, de l'interactivité de GTA V ou même de la gymnastique mentale qu'impose une simple partie de Scrabble. Et pourtant. Tout le monde joue à Candy Crush. L'association américaine de psychiatrie vient même de réclamer que ce maudit jeu soit reconnu épidémie nationale et milite pour la mise en place d'une cellule d'aide à la désintoxication. Mais, bon sang, qu'est-ce qui provoque une telle addiction ?
Les exégètes de Candy Crush peuvent pérorer des heures sur les centaines de niveaux accessibles, leur complexité croissante, ou sur les subtilités mises en place par l'éditeur pour souffler sur les braises de l'addiction : chaque joueur dispose par exemple de cinq vies en début de partie. Pour chaque vie perdue, il faut attendre trente minutes avant la résurrection. Or, comme chacun sait depuis que l'a clamé Corneille dans Polyeucte : « Le désir s'accroît quand l'effet se recule. »

Dans Libération, la philosophe Beatriz Preciado expliquait que le succès de Candy Crush résidait justement dans ses défauts : « Le caractère enfantin et inoffensif (pas de violence ni de sexe), l'éternel recommencement (jusqu'à 410 niveaux) ainsi que l'absence de contenus culturels spécifiques pouvant susciter adhésion ou rejet. Chasteté, idiotie et gratuité sont les conditions de possibilité de la globalisation de la dépendance [sic]. » Pourtant, ce casse-brique du XXIe siècle n'est que le dernier avatar d'une longue chaîne de « solitaires » plus ou moins débiles et toujours addictifs : Angry Birds, Ruzzle, Temple Run, Pet Rescue Saga ou Clash of clans, on en passe.
Et si, malgré les apparences, ce n'était pas à Candy Crush que les joueurs étaient accros ? Finalement, ce jeu prendra le même chemin que ses prédécesseurs. On s'en lassera. On rira de s'être un temps perdu dans ses labyrinthes de bonbons et un autre jeu tout aussi stupide viendra hanter nos heures perdues. Mais si la vraie addiction tenait dans nos poches ? Ce smartphone qui nous relie au monde nous permet aussi de nous en extraire. Déconnexion immédiate, totale et temporaire, plongée dans le liquide amniotique d'un jeu idiot. Pendant qu'on joue à Candy Crush, on n'ouvre pas ses mails, on ne « like » rien sur Facebook, on ne découvre pas les dernières nouvelles sur Twitter ou sur les sites d'info. On joue. Une forme d'abrutissement doux et volontaire pour en éviter un autre, social et violent.


Source telerama.fr

Billets-Les chiffres officiels du chômage novembre 2013


Les chiffres officiels du chômage novembre 2013

Le gouvernement a publié le 26 décembre les chiffres des demandeurs d’emploi pour novembre. En découpant comme toujours le gros saucisson du chômage en petites rondelles (les fameuses catégories A, B, C, D, et E)… Et, bien sûr, il ne parle que de la rondelle « catégorie A » qui ne fait “que” 3 293 000 chômeurs. Forcément, il veut vous rassurer sinon vous prendriez peur en voyant la taille du saucisson entier : plus de 5,8 millions de chômeurs !
Alors — comme tous les mois — je repasse tout ça au crible et vous reconstitue le saucisson entier, avec les derniers chiffres de novembre : comme ça vous pourrez commencer à chercher votre fourche quand le Gouvernement vous dira que le chômage est en baisse…

Le Président prétendait « inverser les courbes »… Mais les chiffres officiels de novembre 2013 montrent que le chômage continue d’augmenter…
Le chômage augmente fortement en novembre. Il ne baisse pas :
  • Les chômeurs de catégorie A augmentent de + 5,6% sur un an.
  • Les chômeurs de catégorie B augmentent de + 4,2 % sur un an.
  • Les chômeurs de catégorie C augmentent de + 8,2 % sur un an.
  • Au total, les chômeurs de catégorie A, B et C augmentent de + 5,9 %
(Pour ceux que ça intéresse, je donne, tout en bas de ce post, l’explication des différentes catégories A, B, C, D et E)
Il y a plus de 5,8 millions de chômeurs.
Le gouvernement n’aime pas donner le nombre total de chômeurs, alors je vous le donne, les voici : 3.293.000 chômeurs de catégorie A. Auxquels il faut ajouter les 1.583.100 chômeurs de catégories B et C : soit 4 876 100 chômeurs de catégories A, B et C (France métropolitaine).
Chiffre auquel il faut encore ajouter les DOM : 5.174.300 chômeurs de catégories A, B et C.
Et il faudrait évidemment encore ajouter les 659.900 chômeurs de catégorie D et E pour la seule France métropolitaine. Ils ne donnent pas les chiffres avec les DOM mais on est déjà à plus de 5,8 millions de chômeurs !
Avec 5,8 millions de chômeurs, on n’appelle plus ça « courbe du chômage » mais courbe des prochaines émeutes urbaines.

Qu’ils arrêtent de « décompter » les chômeurs des DOM !
En novembre 2013, le nombre de chômeurs de catégories A, B et C s’élevait à 4.876.100 Mais le gouvernement précise que ce chiffre ne concerne que la France « métropolitaine » : avec les DOM, il s’élève à 5.174.300 Je ne trouve pas sain que le gouvernement soit raciste au point de distinguer les chômeurs selon qu’ils sont DOM ou « métropolitains ». Pour moi, un chômeur est un chômeur quelle que soit la couleur de sa peau. Et donc il faudrait toujours ne donner qu’un seul chiffre, sans distinction d’origine : le chiffre des Français, point à la ligne. Est-ce qu’on comptabilise à part les ministres « métropolitains » ? Est-ce qu’ils oseraient compter Madame Taubira à part dans le gouvernement ? Qu’ils arrêtent de parler de « chômeurs métropolitains » et de « chômeurs des DOM » ! Il faut évidemment inclure les chômeurs des DOM dans les citoyens français demandeurs d’emploi. Les statistiques c’est sérieux et pas un truc racial. Qu’ils arrêtent avec ces manipulations racistes !

Pour ceux que ça intéresse, voici l’explication des différentes « rondelles » A, B, C, D et E du grand saucisson du chômage.
Vous avez d’abord les catégories A, B et C : les chômeurs qui sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi :
  • Catégorie A : demandeurs d’emploi sans emploi.
  • Catégorie B : demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois).
  • Catégorie C : demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois).
Vous avez ensuite les catégories D et E : les chômeurs qui ne sont pas tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi :
  • Catégorie D : non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), y compris les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle (CSP).
  • Catégorie E : non tenus de faire de actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Source contrepoints Nicolas Nilsen

jeudi 26 décembre 2013

Billets-Pas d’amis, pas de crédit


Pas d’amis, pas de crédit

Des organismes de prêt recourent aux réseaux sociaux pour évaluer la solvabilité de leurs clients. Les défenseurs des consommateurs s’en inquiètent.

Ce n’est un secret pour personne : Facebook et d’autres réseaux sociaux glanent des informations sur leurs utilisateurs et les vendent à des entreprises qui s’en servent pour faire de la publicité ciblée. Mais certains organismes de crédit ont trouvé un nouvel usage aux données provenant de Facebook, Twitter et LinkedIn. Ils les passent au crible pour évaluer la solvabilité des demandeurs de prêts.

Parmi les établissements américains concernés figure LendUp, une société de San Francisco qui étudie les profils Facebook et Twitter des emprunteurs potentiels pour vérifier le nombre de leurs amis et la fréquence de leurs interactions. LendUp considère une vie sociale en ligne active comme un indicateur de stabilité. De son côté, Neo, une start-up de la Silicon Valley, examine la qualité et la quantité des contacts sur LinkedIn pour prévoir la rapidité avec laquelle un débiteur ayant perdu son emploi en trouvera un autre. Moven, dont le siège se trouve à New York, utilise également les données de Twitter, de Facebook et d’autres réseaux sociaux dans son processus d’attribution de prêts.

Plusieurs sociétés de prêt internationales emploient des méthodes similaires depuis un certain temps déjà. Lenddo, par exemple, qui accorde des crédits dans les pays en développement, rejette les dossiers de candidats qui comptent un mauvais payeur parmi leurs amis sur Facebook. Des entreprises comme Neo et LendUp s’adressent aux personnes ayant de faibles revenus, et qui souvent ne disposent pas de compte en banque ou dont la cote de crédit est faible.

Normalement, l’évaluation de la solvabilité repose sur des facteurs comme l’emploi, les ressources financières et la ponctualité des paiements pour les achats par carte de crédit. Mais ces établissements expliquent qu’en examinant des indicateurs plus subtils fondés sur les médias sociaux ils peuvent accepter des clients jugés à risque par les banques traditionnelles.

Selon les organisations de défense des consommateurs, cette nouvelle façon d’évaluer la fiabilité des emprunteurs est tellement peu encadrée par la réglementation que les candidats à un prêt peuvent faire l’objet de décisions injustes ou discriminatoires. “Concernant les données financières, c’est la loi de la jungle”, résume Jeff Chester, directeur du Centre pour la démocratie numérique (Center for Digital Democracy). “Il n’existe aucune règle.”

Employabilité. Autrement dit, il est impossible de dire si les sociétés qui vous évaluent en fonction de votre page Facebook vous jugent ou non de manière équitable. Le PDG de LendUp, Sasha Orloff, a assuré l’an dernier au magazine Time que des indicateurs comme une vie sociale en ligne active et un “réseau solide et géographiquement proche” permettaient de prévoir qu’un emprunteur rembourserait ses dettes.

Mais l’importance de ces informations peut être surestimée. “Pour que vous et moi nous nous considérions comme amis dans le monde réel, il faut que nous nous voyions souvent”, souligne Ashkan Soltani, un spécialiste des questions de vie privée et de l’économie comportementale. “Mais sur Facebook je vous ‘suivrai’ peut-être simplement parce que vous publiez des photos de chats amusantes.”

De même, le recours de Neo aux médias sociaux pose un problème. La société évalue l’employabilité d’une personne qui dépose une demande de prêt en se fondant sur la qualité de ses relations sur LinkedIn. Mais un profil LinkedIn ne révèle pas forcément l’ensemble de vos relations professionnelles.

Ces organismes de crédit risquent également de discriminer des candidats apparemment socialement indésirables. Le droit fédéral américain protège les consommateurs contre des pratiques de prêt fondées sur des critères comme la race, le sexe et l’orientation sexuelle. Mais rien n’est prévu pour les personnes impopulaires.

“Il y a lieu de s’interroger sur l’utilisation des informations personnelles pour faire le tri entre les clients de grande valeur et ceux qui ne valent pas la peine qu’on travaille avec eux”, prévient David Jacobs, conseiller pour la protection des consommateurs auprès du Centre pour la protection des données privées électroniques (Electronic Privacy Information Center). Même si la méthode est techniquement légale, elle peut constituer une forme de “discrimination numérique”, affirme-t-il, en référence à ces pratiques bancaires qui consistent à refuser les demandes de prêt émanant de quartiers pauvres ou dont la population est issue de minorités.

Un jeu dangereux. Neo, LendUp et Moven se refusent à tout commentaire. Jeff Stewart, le patron de Lenddo, société qui mène ses activités dans les pays en développement et qui n’est pas soumise au droit américain, défend le recours aux réseaux sociaux. Selon lui, le seul fait de permettre à des gens exclus du crédit d’y avoir enfin accès compense largement la possibilité que sa société puisse commettre des erreurs. “Nous sommes prêts à prendre des risques pour aider les gens, ajoute-t-il. Les organismes de crédit devraient profiter au mieux des nouvelles technologies pour pratiquer leur métier de manière responsable.”

Il n’empêche que de nouvelles mesures de protection des demandeurs de prêts s’imposent, affirment les organisations de défense des consommateurs, car ces nouvelles méthodes vont forcément se généraliser. Pour l’instant, les grandes banques sont circonspectes. Utiliser des données collectées sur Twitter ou Facebook “est un jeu dangereux”, commentait en février dans The Economist le responsable des réseaux sociaux chez Citibank.

“Je ne serais pas surpris que cela change, prédit toutefois Persis Yu, juriste au Centre national sur le droit des consommateurs (National Consumer Law Center). Je soupçonne les grandes banques d’attendre de voir comment ces sociétés de crédit se débrouillent.”

 Dessin de Luis F. Sanz paru dans El País, Madrid

Source Courrier International

Recettes Desserts-Flan à la noix de coco


Flan à la noix de coco

Préparation : 5 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
20 g de beurre
3 œufs
80 g de sucre en poudre
75 g de noix de coco râpée
20 cl de lait de coco
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Beurrez quatre ramequins.
2. Fouettez les œufs dans une terrine avec le sucre, puis ajoutez la noix de coco et le lait de coco.
3. Versez dans les ramequins et faites cuire au bain-marie pendant 20 minutes. Laissez tiédir avant de servir. Vous pouvez aussi déguster ces flans froids.

Un délicieux dessert au goût de l’enfance !

Conseil
Pour réaliser ce bain-marie, remplissez un plat d’eau bouillante aux ¾ de sa hauteur. Surveillez le niveau de l’eau au cours de la cuisson, et ajoutez-en si besoin est.


mercredi 25 décembre 2013

Billets-Écart de conduite de Jean-Vincent Placé


Écart de conduite de Jean-Vincent Placé (EELV)

Jean-Vincent Placé, l’un des leaders d’Europe Écologie-Les Verts, qui est un homme absolument charmant et dont le respect pour son peuple n’a d’égal que son ambition qui suinte par tous les pores de sa personne, « doit régler environ 18 000 euros d’amendes à la suite d’une centaine d’infractions routières, datant d’avant 2010 », information révélée par le Canard Enchaîné mercredi.
Ce grand pourfendeur de la protection de l’environnement vient de nous montrer, et d’une bien belle façon, le comportement qui est à vomir de nos élites.
Non seulement cet horrible bonhomme à l’idéologie dangereuse nous explique que nous sommes des criminels de pollueurs avec nos voitures mais lui, non seulement utilise une voiture dite de fonction – comprenez par là payée avec notre pognon – mais en plus se tient très mal au volant de ce véhicule mis à sa disposition par ses concitoyens.
Monsieur Placé se tient tellement bien d’ailleurs qu’il prend pour 18 000 euros d’amendes au volant. 18 000 euros ! Soit 118 076,26 francs ! Oui j’ai converti ! Plus de 100 000 balles d’amendes. Ah, les beaux sentiments de nos gentils bobos de la gauche juste.

Que faut-il penser de ce genre de personnage au comportement pour le moins déplacé ?
Ce Monsieur se croit tout permis. Ce monsieur, comme l’a si bien dit Taubira, se pense invulnérable, invincible et au-dessus de toutes les lois. Monsieur le Sénateur Placé a oublié un concept pourtant simple et essentiel à tout bon rapport en société : l’exemplarité.
Monsieur Placé, le cœur bien à gauche et son porte-monnaie bien à droite, ne comprend pas au bout d’une amende. Ni de deux. Ni de trois. Non, il continue. Il continue parce qu’il se croit dans l’impunité la plus totale, il peut continuer parce que Monsieur le sénateur dégouline aussi de fric acquis sur le dos de nos impôts. Monsieur le sénateur peut se permettre de payer 18 000 euros d’amendes, soit plus que le prix de ma Dacia !

C’est donc cette gauche-là qui nous dirige ?
Mais cette gauche-là qui manifeste le plus total des mépris à l’égard de son propre peuple à qui elle demande des efforts, en plus, se permet de se plaindre.
Sachez que pour Monsieur, ce sinistre sénateur, « c’est la rançon de la notoriété » car « c’est la même histoire qu’il y a trois ans ». Il trouve tout de même « un peu agaçant » la manière dont cela est rendu public, « alors que je n’ai même pas reçu de courrier », souligne-t-il. « C’est bien sûr de ma faute, je n’ai jamais cherché à fuir mes responsabilités, je ne demande aucun passe-droit, j’assume et je paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon honnêteté ».

Mais Monsieur le Sénateur, c’est un homme bien imparfait qui écrit ces lignes. Alors nous pouvons tous comprendre les errements ou les erreurs. Mais on s’excuse. On est humble. Et surtout on paie, car si, comme vous le dites, c’est la même histoire depuis trois ans, il ne tenait qu’à vous de faire votre chèque et vous avez eu trois ans pour le faire. La triste réalité c’est que, probablement, vous attendiez que vos petits copains passent l’éponge sur votre ardoise.
Monsieur le Sénateur, vous ne méritez pas d’être élu en cette institution. Votre comportement est tout simplement méprisable. Mais vous n’êtes jamais rien que la triste expression de notre époque, et vous illustrez à merveille la bassesse désolante de notre classe politique, l’absence d’honneur, et votre mépris du bien public.
C’est vraiment ce que l’on appelle un écart de conduite.

Source contrepoints.org Charles Sannat

mardi 24 décembre 2013

Recettes Légumes-Poêlée de girolles et amandes fraîches



Poêlée de girolles et amandes fraîches

Préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 4 personnes :
400 g de girolles
4 abricots
1 échalote
16 amandes fraîches
½ bouquet de ciboulette
20 g de beurre
5 cl de bouillon de poule
Sel et poivre
1. Nettoyez les girolles. Plongez-les 3 secondes dans 2 litres d’eau bouillante (cette opération express fixe la couleur des champignons). Séchez-les bien dans du papier absorbant.
2. Chauffez 10 g de beurre dans une poêle et faites revenir les girolles rapidement, sur feu vif, avec l’échalote émincée. Salez, poivrez. Laissez en attente.
3. Dénoyautez les abricots, coupez-les en quartiers et faites-les revenir à leur tour dans le reste de beurre.
4. Versez-les dans la poêle, avec les girolles, ajoutez les amandes décortiquées, versez le bouillon de poule, mélangez et laissez cuire 3 minutes environ. Rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre. Parsemez de ciboulette ciselée et servez aussitôt.


jeudi 19 décembre 2013

Billets-Grève à “20 minutes”


Grève à “20 minutes”

Le quotidien gratuit, menacé d'un plan social, entame sa deuxième journée de grève. Derrière ce mouvement, le gros malaise d'une rédaction poussée à bout.

« On a conscience qu’on est un journal low cost, mais là... » , soupire ce journaliste de 20 Minutes. Bref, si son journal était une compagnie aérienne, elle serait du genre à faire voyager ses passagers debout. Depuis mardi, la rédaction du quotidien gratuit est en grève. La raison ? Un plan de sauvegarde de l’emploi – un PSE comme on dit dans le jargon – qui menace treize postes, dont l’intégralité du service photo. Dans un communiqué posté sur un Tumblr créé pour l’occasion, les salariés s’émeuvent de ses « conséquences dramatiques sur l’ensemble de la production et sur la qualité de l’information que fournit chaque jour la rédaction sur tous les supports, papier et numérique ».
La rédaction de 20 Minutes, réputée paisible, ne hausse pas souvent le ton. C’était arrivé une fois, au cœur de l’été 2008, quand Johan Hufnagel, le rédacteur en chef du site, avait été brutalement débarqué par la direction. Puis une autre en 2009, quand la direction avait présenté un plan d’organisation supprimant le secrétariat de la rédaction. Cette troisième grève marque une nouvelle étape dans la dégradation des conditions de travail d’une rédaction de plus en plus affaiblie : dans les mails des salariés de 20 minutes, on peut lire, en signature : « 20 Minutes, 1er quotidien de France, 4,377 millions de lecteurs chaque jour, 3e site de news, 5,4 millions de visiteurs uniques mensuels,1ère marque de presse d’information en France ». Derrière ces déclarations triomphantes, la réalité est beaucoup moins reluisante. Entièrement financé par la publicité, le modèle économique d’un gratuit comme 20 minutes est encore plus touché que les autres par l’effondrement du marché publicitaire.

  • Plus l'énergie pour chipoter
C’est mécanique : plus la publicité peine à rentrer, plus on réduit les prix pour l’appâter, plus on doit en bourrer les pages : de 30% des pages, la part de la publicité est passée à la moitié, avec des pics symboliques à 53%. « Comme on a le nez dans le guidon, on n’a plus l’énergie pour chipoter sur 3% ». Les pages « 20 Minutes Communication » , signées par des pigistes du « service publication » (des publi-reportages externalisés, donc), hors contrôle de la rédaction, gangrènent les pages réellement journalistiques.
Parallèlement, les conditions de travail se sont dégradées : « Du temps de Frédéric Filloux (le premier patron de la rédaction, NDLR), on avait une politique de qualité, avec le moins de dépêches possibles », se rappelle Benjamin Chapon, journaliste, dans la maison depuis dix ans. « C’était le cahier des charges ». Depuis, les temps ont changé, notamment avec la nomination en 2012 d’Olivier Bonsart comme patron de publication. « Les journalistes du desk doivent écrire dix à quinze articles par jour, les reportages ont quasiment disparu. On a vraiment perdu sur le terrain de l’exigence éditoriale. Avec la fusion des rédactions papier et web, nos articles sont relus en deux minutes montre en main, on pourrait tout aussi bien écrire n’importe quoi ! », témoigne un autre. Il y a deux ans, de guerre lasse, la Société des journalistes de 20 Minutes a été mise en sommeil... Depuis, la rédaction, en revanche, se syndique.

  • Limite fatidique
Mardi 17 décembre, la grève a été votée par presque toute la rédaction, hors hiérarchie  (72 voix sur 77).  Les conséquences d’une non parution sont lourdes : 200 à 300 000 euros de publicité dans la balance, et au-delà du portefeuille, une autre menace : en dessous de deux cents parutions par an, un journal n’est plus référencé à l’OJD, l’organisme qui certifie sa diffusion…. et perd de sa valeur aux yeux des annonceurs. Or 20 minutes flirte justement avec la limite fatidique des deux cents jours, et quelques jours de grève pour non parution pourraient le faire basculer sous la barre : d’un « vrai » quotidien paraissant tous les jours à ses débuts, « 20 Minutes a peu à peu instauré une interruption de cinq semaines pendant l’été, une autre à Noël, d’autres pendant les ponts », explique Sébastien Ortola, délégué SNJ-CGT. Le journal a perdu près de vingt jours de parution en l’espace de trois ans.
Réunis en intersyndicale, les salariés ont négocié pendant plus de six heures, mardi après-midi. Mais la direction est restée sur ses positions... et « son syllogisme », comme le commente la déléguée SNJ Alice Coffin : « Un journal qui fait du hard news n’a pas besoin de service photo ; or 20 Minutes fait du hard news ; donc 20 Minutes n’a pas besoin de service photo. CQFD ». Face au statu quo, les salariés ont décidé mardi soir de reconduire la grève à une large majorité (seulement 11 voix contre). Dans son communiqué, l’intersyndicale indiquait  « l’ immense désarroi (des journalistes, ndlr) face aux orientations souhaitées par la direction, symbolisées par cette volonté de supprimer le service photo ». La prochaine assemblée générale se tiendra ce mercredi 18 décembre à 11h, ce qui pourrait empêcher la parution du journal une deuxième journée.

illustration : Coloranz pour télérama.fr

Source telerama.fr

Billets-Détestez-vous l’État ? Par Murray Rothbard


Détestez-vous l’État ? Par Murray Rothbard
Le libertarien, qu’il soit abolitionniste ou gradualiste, anarcho-capitaliste ou minarchiste, jusnaturaliste ou conséquentialiste, pacifiste ou militariste, doit être radical. Le message de Rothbard est d’inviter tous les libertariens à revigorer leur haine viscérale de l’État et de la canaille étatiste. Le libertarien radical doit mépriser l’État, en faire son ennemi premier, inviter à sa destruction rapide et organisée, plutôt qu’à faire preuve de modération et de complaisance.

J’ai réfléchi récemment sur les questions cruciales qui divisent les libertariens. Certaines qui ont reçu beaucoup d’attention dans les dernières années sont les suivantes : l’anarcho-capitalisme contre un État limité, l’abolitionnisme contre le gradualisme, les droits naturels contre l’utilitarisme, et la guerre contre la paix. Mais j’ai conclu que tout aussi importantes que sont ces questions, ils ne se sont pas vraiment penchés sur l’essentiel, la ligne de démarcation cruciale entre nous.
Prenons, par exemple, deux des principaux ouvrages anarcho-capitalistes des dernières années : le mien For a New Liberty, et celui de David Friedman The Machinery of Freedom. À première vue, les principales différences entre eux sont ma propre prise de position en faveur des droits naturels et d’un code juridique libertarien rationnel, à la différence de l’utilitarisme amoraliste de Friedman et de son appel à l’échange de concessions mutuelles et au compromis entre des services de police privée non libertariens. Mais la différence est beaucoup plus profonde que cela. On trouve dans mon ouvrage For a New Liberty (et également dans la plupart du reste de mon travail) une haine profonde et omniprésente de l’État et de toute son œuvre, fondée sur la conviction que l’État est l’ennemi de l’humanité. En revanche, il est évident que David Friedman ne déteste pas du tout l’État, qu’il est simplement arrivé à la conviction que l’anarchisme et la concurrence des forces de police privée sont un meilleur système social et économique que toute autre alternative. Ou, mieux que ça, que l’anarchisme serait meilleur que le laissez-faire, qui à son tour serait meilleur que le système actuel. Au milieu de toute la gamme des alternatives politiques, David Friedman a décidé que l’anarcho-capitalisme était supérieur. Mais supérieur à une structure politique existante qui est également assez bonne. En bref, il n’y a aucun signe que David Friedman déteste dans tous les sens du terme l’État américain existant ou l’État en tant que tel, ou qu’il le déteste profondément, dans ses tripes, le considérant comme un gang prédateur de voleurs, d’esclavagistes, et d’assassins. Non, il a tout simplement la bonne conviction que l’anarchisme serait le meilleur de tous les mondes possibles, mais que notre tendance actuelle en est assez éloignée en désirabilité. Car chez Friedman, la proposition selon laquelle l’État – tout État – serait un gang de criminels prédateurs n’a aucun sens.
La même impression rayonne dans les écrits du philosophe politique Eric Mack. Mack est un anarcho-capitaliste qui croit aux droits individuels, mais il n’y a pas d’expression dans ses écrits d’une haine passionnée de l’État, ou, a fortiori, d’un sentiment qui veut que l’État soit un ennemi pillant et bestial.

Peut-être que le mot qui définisse le mieux notre distinction est « radical ». Radical dans le sens d’être en opposition profonde et totale au système politique existant et à l’État lui-même. Radical dans le sens d’avoir intégré l’opposition intellectuelle à l’État avec une haine intestinale de son système généralisé et organisé du crime et de l’injustice. Radical dans le sens d’un engagement profond dans l’esprit de liberté et dans l’antiétatisme qui intègre la raison et l’émotion, le cœur et l’âme.
En outre, contrairement à ce qui semble être vrai de nos jours, vous n’avez pas besoin d’être un anarchiste pour être radical dans notre sens, de même que vous pouvez être un anarchiste tout en manquant de l’étincelle radicale. Je ne vois guère un seul partisan d’un État limité de nos jours qui soit radical – un phénomène vraiment étonnant quand on pense à nos ancêtres libéraux classiques qui étaient véritablement radicaux, qui détestaient l’étatisme et les États toute la journée avec une passion magnifiquement intégrée : les Levellers, Patrick Henry, Tom Paine, Joseph Priestley, les Jacksoniens, Richard Cobden, et ainsi de suite, un véritable appel des grands du passé. La haine radicale de Tom Paine pour l’État et pour l’étatisme était et est beaucoup plus importante pour la cause de la liberté que le fait qu’il n’a jamais franchi le fossé entre le laissez-faire et l’anarchisme.
Et plus proche de nous, ces premières influences sur moi comme Albert Jay Nock, H. L. Mencken, et Frank Chodorov étaient magnifiquement et superbement radicales. La haine de Our Enemy, the State (le titre de l’ouvrage de Nock) et de l’ensemble de leurs travaux brillait à travers l’ensemble de leurs écrits comme pouvait le faire l’étoile polaire. Alors que faire s’ils n’ont jamais vraiment fait tout le chemin pour expliciter l’anarchisme ? Albert Nock est bien meilleur qu’une centaine d’anarcho-capitalistes, souvent tous trop à l’aise avec le statu quo.
Où sont les Paine, les Cobden, les Nocks d’aujourd’hui ? Pourquoi sont-ils presque tous des partisans d’un État limité de laissez-faire, des conservateurs ordinaires, ou des patriotes ? Si le contraire de « radical » est « conservateur », où sont nos radicaux laissez-fairistes ? Si nos partisans d’un étatisme limité étaient vraiment radicaux, il n’y aurait pratiquement pas de grand écart entre nous. Ce qui divise le mouvement maintenant, la véritable division, ce n’est pas l’opposition anarchistes contre minarchistes, mais radicaux contre conservateurs. Seigneur, donnez-nous des radicaux, qu’ils soient anarchistes ou pas.

Pour amener plus loin notre analyse, les radicaux anti-étatistes sont extrêmement précieux, même s’ils ne pouvaient guère être considérés comme des libertariens véritables. Ainsi, beaucoup de gens admirent le travail de chroniqueurs comme Mike Royko et Nick von Hoffman, parce qu’ils considèrent que ces hommes sont des sympathisants libertariens et des compagnons de route. Quoi qu’ils soient, cela ne signifie pas qu’ils sont véritablement importants. Car les écrits de Royko et von Hoffman, aussi contradictoires qu’ils soient, transmettent une haine omniprésente de l’État, de tous les politiciens, des bureaucrates et de leurs clients, qui est bien plus proche, dans son radicalisme authentique, d’un véritable esprit libéral intrinsèque, que quelqu’un qui utilisera un ensemble de syllogismes et de vocables pour vanter le « modèle » de la concurrence des tribunaux.
Prenant le concept de radical contre celui de conservateur dans notre nouveau sens, analysons le désormais célèbre débat « abolitionnisme » contre « gradualisme ». La dernière piqûre de rappel est venue d’un numéro d’août de Reason (un magazine dont toutes les fibres de l’être respire le « conservatisme »), dans lequel le rédacteur Bob Poole demande à Milton Friedman où il se situe dans ce débat. Friedman utilise alors cette occasion pour dénoncer la « lâcheté intellectuelle » à défaut de mettre en avant des méthodes « faisables » pour aller « de là à là ». Poole et Friedman ont réussi, à tous les deux, à obscurcir les véritables enjeux. Il n’existe pas un seul abolitionniste qui ne se saisirait pas d’une méthode faisable, ou d’un gain graduel, s’ils venaient sur son chemin. La différence est que l’abolitionniste tient toujours haut la bannière de son but ultime, ne cache jamais ses principes de base, et souhaite arriver à son but aussi vite qu’il est humainement possible. Ainsi, alors que l’abolitionniste acceptera une étape progressive dans la bonne direction, si c’est tout ce qu’il peut obtenir, il acceptera toujours à contrecœur, comme simplement une première étape vers un but qu’il tiendra toujours incroyablement clair. L’abolitionniste est un « pousseur de bouton », qui donnerait des ampoules à son pouce en appuyant sur le bouton qui pourrait abolir l’État immédiatement, si un tel bouton existait. Mais l’abolitionniste sait aussi que, hélas, un tel bouton n’existe pas et qu’il prendra un peu de pain si nécessaire – tout en préférant toujours le pain entier s’il peut y parvenir.

Il convient de noter ici que beaucoup des programmes « graduels » les plus célèbres de Milton tels que le chèque éducation, l’impôt négatif sur le revenu, l’impôt prélevé à la source, la monnaie fiduciaire papier – sont des étapes graduelles (ou même pas si graduelles) dans la mauvaise direction, s’écartant de la liberté, et donc du militantisme libertarien d’opposition à ces programmes.
Sa position de presseur de bouton provient de la haine profonde et constante de l’abolitionniste pour l’État et son énorme machine de crimes et d’oppression. Avec une telle approche intégrée de sa vision du monde, le libertarien radical ne pourrait jamais imaginer faire face à un bouton magique ou à tout autre problème de la vie réelle avec un simple calcul coût-avantage. Il sait que l’État doit être diminué aussi rapidement et autant que possible.
Et c’est pourquoi le libertarien radical n’est pas seulement un abolitionniste, mais quelqu’un qui refuse aussi de penser en des termes tels qu’un plan de quatre ans pour une sorte de procédure mesurée et imposante pour la réduction de l’État. Le radical – qu’il soit anarchiste ou laissez-fairiste – ne peut pas penser en des termes comme, par exemple : « Eh bien, la première année, nous allons réduire l’impôt de 2%, abolir la « ICC » [Chambre de commerce internationale, NdT], et réduire le salaire minimum. La seconde année, nous allons abolir le salaire minimum, réduire l’impôt sur le revenu de 2% à nouveau, et réduire les prestations d’aide sociale de 3%, etc. » Le radical ne peut pas penser en ces termes, car le radical considère l’État comme son ennemi mortel, qui doit être taillé partout et chaque fois qu’il le peut. Pour le libertarien radical, nous devons saisir n’importe quelle et toute occasion pour limiter l’État, que ce soit pour réduire ou pour supprimer un impôt, un crédit budgétaire, ou un pouvoir réglementaire. Et le libertarien radical a un appétit insatiable jusqu’à ce que l’État soit aboli, ou – pour les minarchistes – réduit à un rôle minuscule de laissez-faire.

Beaucoup de gens se sont demandés : Pourquoi devrait-il y avoir des conflits politiques importants entre les anarcho-capitalistes et les minarchistes aujourd’hui ? Dans ce monde d’étatisme, où ils ont tellement de points communs, pourquoi les deux groupes ne travaillent-il pas en parfaite harmonie jusqu’à que nous ayons atteint un monde cobdeniste, après quoi nous pourrons exprimer nos désaccords ? Pourquoi des querelles sur la justice maintenant ? La réponse à cette excellente question, c’est que nous pourrions et nous marcherions main dans la main de cette façon si les minarchistes étaient des radicaux, comme ils l’étaient à partir de la naissance du libéralisme classique jusqu’aux années 1940. Rendez-nous les radicaux anti-étatistes, et l’harmonie régnerait triomphante au sein du mouvement.


Source contrepoints.org