vendredi 30 août 2013

Recettes Pâtes-Lasagnes au épinards et saumon


Lasagnes au épinards et saumon

Préparation : 15 mn + décongélation
Marinade : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
500 g d’épinards en branches surgelés
1 citron vert
200 g de dos de saumon
400 g de tomates pelées concassées en conserve
1 boule de mozzarella
10 plaques de lasagnes précuites
Huile d’olive
1. Faites décongeler les épinards dans une passoire, à température ambiante, pendant 15 minutes.
2. Versez le jus de citron vert dans une assiette creuse. Découpez le saumon en lanières, mettez celles-ci dans le jus de citron et laissez mariner pendant 10 minutes.
3. Faites chauffer le four à 210 °C (th. 7). Mettez les tomates concassées dans un saladier. Découpez la boule de mozzarella en fines rondelles.
4. Etalez un peu de tomates au fond d’un plat à gratin. Disposez une couche de lasagnes, puis la moitié des lanières de saumon égouttées, des épinards et des tomates. Mettez une nouvelle couche de lasagnes puis disposez le reste des ingrédients, en gardant un peu de tomates. Terminez par un rang de lasagnes, et mettez par-dessus des rondelles de mozzarella, le reste des tomates et un filet d’huile d’olive. Enfournez et laissez cuire pendant 20 minutes. Dégustez très chaud avec une salade de roquette.

Ce plat est aussi bon que beau.
Variante
Ajoutez du parmesan par-dessus et faites gratiner.


Billets-La France et la crise

La France et la crise
Bien sûr, la France est un grand pays doté de nombreux atouts et d'un système social admirable. Mais pour avancer, elle doit cesser de rejeter toute réforme, alerte The New York Times.

Pendant des décennies, les Européens n'en ont eu que pour l'Allemagne, sa puissance et son rôle, vu l'importance de ce pays pour la stabilité et la prospérité de l'Europe. On appelait ça la "question allemande". Aujourd'hui, c'est de “la question française” qu'il s'agit en Europe : le gouvernement socialiste de François Hollande saura-t-il endiguer le lent déclin de la France et l’empêcher d’être irrémédiablement reléguée au deuxième rang des pays européens ?

La question est de savoir si un système de démocratie sociale, qui pendant des décennies s’est targuée de fournir à ses citoyens un niveau de vie stable et élevé, pourra survivre à la mondialisation, au vieillissement de sa population et aux graves chocs budgétaires de ces dernières années.

Transformer un pays est toujours une tâche difficile. Mais, dans le cas de la France, le défi semble particulièrement complexe, notamment à cause de l’amour-propre* et de l’opinion que cette nation a d’elle-même – celle d'un leader européen et d'une puissance mondiale. Mais aussi parce que la vie en France est très confortable pour une bonne partie de la population et que le jour du Jugement dernier semble encore bien loin – en particulier pour les syndicats, qui sont petits mais puissants.

  • Un si beau modèle social
En réalité, la reprise économique pourrait se révéler un obstacle supplémentaire, car les Français seront tentés d’espérer qu’une croissance modeste suffira une fois de plus à masquer les problèmes de fond, à la manière d'un tranquillisant.

Les Français sont fiers de leur modèle social, et à juste titre. L’assurance-maladie et les retraites sont satisfaisantes, beaucoup partent à la retraite à 60 ans ou même avant, et il est courant de prendre cinq ou six semaines de vacances en été. A temps plein, ils travaillent trente-cinq heures par semaine et les nombreuses régulations en place les empêchent d’être licenciés ou renvoyés.
Néanmoins, dans une économie mondiale toujours plus concurrentielle, la question n’est pas de savoir si le modèle social français est valable ou non, mais si les Français auront encore longtemps les moyens de le maintenir. Et vu la tendance actuelle, la réponse est non, certainement pas sans d’importantes transformations structurelles des retraites, des impôts, des avantages sociaux, de la réglementation du travail et des attentes [de la population].
Le Parti socialiste de François Hollande et l’extrême gauche française ne semblent pas avoir compris la fameuse déclaration du neveu du prince, dans Le Guépard, le célèbre roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sur les bouleversements sociaux : "Il faut que tout change pour que rien ne change." En parlant avec les politiciens et les travailleurs français, on a parfois l’impression qu’ils se voient tous comme des communards et des révolutionnaires, des combattants de gauche – et pourtant, parallèlement, ils veulent conserver le confort du monde qu’ils connaissent, à l'instar de l'extrême droite.

  • La jeunesse n'est plus ce qu'elle était
En mai 1968, les étudiants de l’université de Nanterre ont déclenché ce qu’ils pensaient être une révolution. Des étudiants français en cravate et socquettes ont lancé des pavés sur la police et ont exigé que le système sclérosé de l’après-guerre évolue. Aujourd’hui, les étudiants de Nanterre craignent de ne pas trouver d’emploi et de perdre les allocations versées par l’Etat. Ce qu'ils veulent, c'est que rien ne change. Pour Raphaël Glucksmann, qui a dirigé sa première manifestation lycéenne en 1995, les jeunes de sa génération envient avec nostalgie leurs prédécesseurs rebelles, mais ils n’ont pas le courage de lutter dans ce contexte économique difficile.
“Aujourd'hui, les jeunes manifestent pour s’opposer à toutes les réformes, explique-t-il. Nous ne voyons pas d’autre solution. Nous sommes une génération sans repères.”
Les Français comprennent pourtant qu'à long terme ils n'ont pas intérêt à empêcher une modification structurelle de leur économie très régulée.
Les alertes sont partout : un chômage record, notamment chez les jeunes, une croissance lente par rapport à l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l’Asie, ou encore des dépenses publiques qui atteignent quasiment 57 % du PIB, soit le taux le plus élevé de la zone euro et 11 points de plus que pour l’Allemagne. Le gouvernement emploie 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 50 en Allemagne.

En 2012, environ 82 % des emplois créés étaient des contrats temporaires, contre 70 % cinq ans plus tôt, et contrairement aux emplois à temps plein, ces contrats ne permettent pas d’accéder à la classe moyenne française. Cette situation contraint quasiment toute une génération à vivre dans la précarité, y compris ceux qui travaillent dur et qui font de longues études.

  • Points forts
A Amiens, dans le Nord, l’entreprise Goodyear possède deux usines de pneus. Dans l'une, les ouvriers ont accepté à contrecœur de modifier leurs emplois du temps afin que l’usine ne ferme pas. Dans l’autre, ils ont refusé et Goodyear essaie actuellement (mais ce n’est pas si facile en France) d’en négocier la fermeture, mettant ainsi davantage de monde à la porte. “Je fais partie d’une génération qui a connu le Programme commun de la gauche, explique Claude Dimoff, ancien dirigeant syndical de l'usine qui a fait preuve de plus de flexibilité. Nous avions des projets pour l’avenir et des valeurs différentes, mais tout cela a été oublié. La gauche a complètement laissé tomber ses promesses.”
Le pays a encore beaucoup de points forts : la France est la cinquième économie mondiale, elle a une solide expérience dans la gestion, les sciences et l’innovation, et le fossé entre les riches et les pauvres, même s’il grandit, y reste plus réduit que dans la plupart des pays occidentaux. Lorsque les Français travaillent, ils travaillent dur : la productivité de la main-d’œuvre, qui est sans doute le principal indicateur du potentiel économique d’un pays, reste relativement élevée, même si elle accuse un recul certain. Mais avec de longues vacances et des semaines de trente-cinq heures, les Français travaillent moins longtemps que la plupart de leurs concurrents, ce qui met d’autant plus de pression sur les entreprises et l’économie.

  • Impossibles réformes
Sondage après sondage, les Français répètent qu’ils veulent des réformes et une modernisation de leur système – tant que cela n’a aucun impact pour eux. C’est l'éternel défi politique, et on reproche à Nicolas Sarkozy, le prédécesseur conservateur de François Hollande, de ne pas avoir respecté sa promesse de mettre en œuvre de grandes transformations structurelles.
S’il se plaignait constamment, par exemple, des conséquences catastrophiques de la semaine de trente-cinq heures, Nicolas Sarkozy ne l’a jamais abrogée. A la place, il s’est contenté de jouer avec la fiscalisation des heures supplémentaires, une mesure que François Hollande s’est empressé de supprimer. L’un des conseillers de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, a admis que l’ancien président avait tout simplement peur d’affronter les syndicats et le tollé social que de véritables changements provoqueraient. 
Beaucoup s'accordent à penser que seule la gauche peut lancer de grandes réformes structurelles et sociales. Mais, pour cela, il faudrait que François Hollande, qui bénéficie de la majorité parlementaire, se décide à s'opposer à son propre parti pour préparer l’avenir. C'est ce qu’a fait l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder au début des années 2000, lorsqu'il a apporté une série de mesures qui expliquent en grande partie la bonne santé de l’Allemagne aujourd'hui.

  • Concertation
François Hollande affirme croire au dialogue avec les partenaires sociaux, une méthode qui a jusqu’à présent préservé une paix relative, mais n’a pas apporté de véritable réforme. Grâce à un accord avec les syndicats centristes, il a réussi à rendre le marché du travail légèrement plus flexible : il est désormais plus facile d’appliquer des horaires variables et les charges sont plus élevées pour les contrats à court terme. A partir de 2014, les entreprises bénéficieront d'un crédit d'impôt d’environ 27 milliards de dollars [20 milliards d’euros], en partie financé par une hausse de la TVA.
Mais, souvent, des mesures qui semblent courageuses à leur échelle n'ont que peu de résultats. Sans compter que ces efforts modestes ont eu lieu à l’apogée du pouvoir de François Hollande, qui est désormais sur la pente descendante.

 Dessin de Mix&Remix Droits réservés
Source Courrier International

mercredi 28 août 2013

Billets-Martin Luther King


S’il vivait encore, Martin Luther King critiquerait Obama

L’homme qui “faisait un rêve” fustigerait aujourd’hui l’usage des drones et se battrait pour les pauvres. Au point qu’il ne serait certainement pas invité au cinquantenaire de la Marche pour les droits civiques, célébré le 28 août en présence du président américain.

J’ai grandi dans un lotissement de mobile homes au fin fond de l’Indiana et j’étais à peine adolescent lorsque j’ai commencé à participer aux concours régionaux d’art oratoire. Je déclamais les célèbres discours de Martin Luther King. Son esprit venait souffler dans mon âme, les rythmes de sa passion rhétorique étaient pour moi plus qu’hypnotiques. Au lycée, le discours qui m’a permis de remporter le plus de récompenses est celui dont nous fêtons le 50e anniversaire le 28 août : “Je fais un rêve.” C’est l’une des harangues les plus célèbres du XXe siècle.

Mais les commémorations et les célébrations sont des affaires délicates. Dans le brouillard de l’histoire, les réalités sociales et politiques sont reconstruites pour cadrer avec l’air du temps. Il n’y en a pas de meilleur exemple que les manifestations en l’honneur de la Marche sur Washington [de 1963].

Si Martin Luther King, emblème du mouvement pour les droits civiques, vivait aujourd’hui, se pourrait-il qu’il ne soit même pas invité ? Refuserait-on de lui accorder la parole en 2013 pour la même raison qui avait poussé le président John F. Kennedy à ne pas participer à la Marche en 1963 : le risque élevé d’un retour de manivelle politique ? Kennedy avait choisi de regarder la Marche à la télévision, dans la sécurité de la Maison-Blanche.

Par une fascinante double ironie du sort, ce qui permet au président Obama de prendre part si aisément au cinquantenaire du discours est que Martin Luther King est un martyr mort. Sinon, comme Kennedy, il aurait peut-être lui aussi été enlisé dans un dilemme difficile sur l’opportunité de partager la scène avec un homme qui aurait certainement clamé des vérités désagréables et embarrassantes. Pour le dire plus simplement, Kennedy n’y est pas allé parce que Martin Luther King y était. Obama peut y aller parce que Martin Luther King n’y sera pas.

L’histoire nous apprend que, si le véritable esprit de Martin Luther King s’invitait à la fête, il se manifesterait hardiment. Tout comme il a condamné l’utilisation du napalm pendant la guerre du Vietnam, il condamnerait certainement l’utilisation de drones dans l’assassinat de civils innocents – des femmes et des enfants, pour la plupart.

Lorsque Martin Luther King a commencé à critiquer la guerre dans le Sud-Est asiatique, le président Lyndon B. Johnson a annulé l’invitation qu’il lui avait lancée de venir à la Maison-Blanche. Le Prix Nobel de la paix est devenu persona non grata. Mais le prédicateur a continué à prêcher, dénonçant les agressions américaines à l’étranger et la négligence américaine en Amérique. Et il a consacré les cinq dernières années de sa vie non au sort pénible des “classes moyennes”, mais à celui des pauvres.

Dans les années qui ont suivi la Marche, la cote de popularité de Martin Luther King s’est effondrée. Mais il a continué à se battre. Il a déménagé à Chicago pour organiser sa Campagne des pauvres. Et, bien entendu, les circonstances de son assassinat sont à jamais liées à son dernier combat : la dignité des éboueurs de Memphis.

Penser que, pour le 50e anniversaire de la Marche, Martin Luther King ne parlerait pas de guerre, de pauvreté, de faim, du droit de vote et des attaques contre la classe laborieuse américaine défie toute logique.

C’est à Detroit, le 23 juin 1963, que Martin Luther King a prononcé pour la première fois son célèbre “Je fais un rêve”. Et c’est aujourd’hui à Detroit que la faillite de la ville menace de priver les employés municipaux de leurs retraites. On connaît également les stratégies antisyndicales ourdies par des politiques tels que le gouverneur républicain Scott Walker dans le Wisconsin et le maire démocrate de Chicago, Rahm Emanuel. Peut-on imaginer la réaction des médias sociaux aux observations incontestables mais politiquement incorrectes de Martin Luther King ?

Avec mes concitoyens, je fêterai le 28 août 1963 comme le jour de la plus grande manifestation pour l’emploi et pour la liberté de l’histoire de notre pays. Moi aussi, j’exprimerai ma gratitude pour la vie et le legs de l’homme que je considère comme le plus grand Américain que nous ayons produit. Mais quel Martin Luther King évoquerons-nous ? Le rêveur, ou le chef des tambours de la justice ? Pour moi, le vrai sens du message de King est lamentablement bafoué. Peut-être parce qu’il ne rentre pas nettement dans une phrase choc de douze secondes ni un tweet de 140 caractères… quoi que : “Justice pour tous, service du prochain et amour libérateur.”

Dessin d'Aguila paru dans La Vanguardia, Barcelone
Source Courrier International

mardi 27 août 2013

Recettes Enfants-Clafoutis de tomates cerises


Clafoutis de tomates cerises

Préparation : 20 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
500 g de tomates cerises
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
4 œufs
1 cuillerée à café de Maïzena
20 cl de crème liquide
1 botte de ciboulette
Noix de muscade
Sel
1. Préchauffez le four à 150 °C (th. 5).
2. Rincez et essuyez les tomates. Retirez le pédoncule.
3. Déposez-les dans un plat assez grand pour les contenir sur une seule couche. Arrosez-les d’huile d’olive.
4. Enfournez 25 minutes, puis laissez refroidir.
5. Dans une jatte, battez les œufs avec la Maïzena et la crème liquide. Assaisonnez de sel et d’une pointe de noix de muscade râpée. Parfumez de ciboulette ciselée.
6. Versez dans le plat contenant les tomates cerises, celles-ci devant dépasser de moitié de la préparation aux œufs. Remettez au four. Laissez cuire 15 minutes. Servez chaud ou tiède dans le plat de cuisson.

Info santé
La couleur de la tomate est due à la présence de caroténoïdes, des pigments végétaux qui protègent les cellules de la dégénérescence et du vieillissement, on sait aujourd’hui que ces pigments protecteurs sont importants dès l’enfance et tout au long de la vie.

Dans un menu
Le clafoutis de tomates cerises contenant des œufs, il est inutile de prévoir de la viande dans le menus. Complétez avec un produit laitier (fromage, yaourt…), un produit céréalier (taboulé en entrée ou gâteau de riz au dessert, par exemple) et une crudité (salade ou fruit).

Billets-La découverte d'un monde virtuel


Faceboock… La découverte d'un monde virtuel
Vers 23 heures, le père a été alerté par les copines de sa fille, âgée de 19 ans. Perdu dans la forêt Internet, inquiet de ne plus réussir à joindre son enfant depuis des heures, comme il habite en province et elle à Paris pour ses études et le boulot, et ne sachant plus quoi faire, il a alerté le SAMU de son secteur qui a basculé l’appel au SAMU de Paris (c’est une interconnexion très efficace de tous les centres d’appels en France). Elle a, comme il est à la mode actuellement, une page Facebook (FB). Sur son mur, c’est-à-dire sur sa page, elle inscrit sa vie, elle met tout, ses joies et ses états d’âme. Elle a plus de mille «amis FB» mais n’en connaît au maximum que 10 %. C’est le jeu de ce réseau dit social, reflet de la solitude, frénésie du mot «like» pour aimer et être aimé dans une version très discutable de la relation humaine.

Mais la réalité emporte tout, car elle souffre depuis quelque temps, et, ce soir, elle a écrit un message sur sa page pour dire qu’elle allait «arrêter sa vie». Comme elle ne répondait plus au téléphone, son père a préféré alerter les secours: ce sont eux qui sortent du mythe de l’imaginaire créé par FB.
Toutes les détresses, toutes les joies, les vérités ou les mensonges, tout peut se passer et se dire sur FB, et c’est bien là le danger. La confiance quasi aveugle que certaines et certains utilisateurs y mettent, même transitoirement, peut être redoutable et rendre addict à ce nouveau moyen de communication inventé par le progrès humain mais qu’il va falloir humaniser. Car la volonté de mourir annoncée par une personne n’a pas à être «likée» ou «partagée», ni «commentée», il faut l’aider ! Mais comment faire lorsque la personne est à des centaines ou des milliers de kilomètres et que le seul lien qu’on a avec elle est Internet ?
  • Facebook ou la dictature d'un faux monde
En cinq ans, tout semble avoir été bouleversé par ces réseaux sociaux. L’assistance à personne en danger va devoir y être imposée, comme la reconnaissance de la violation de la vie privée, de l’espionnage et du harcèlement par les pervers ou les érotomanes, qui ont trouvé un terrain idéal pour torturer leurs proies.
Le problème est de savoir si nous devons considérer ces appels sur les réseaux sociaux comme de véritables alertes ? La réponse est oui. Avec les faits divers récents (comme en Angleterre), nous devons agir malgré le vide juridique complet sur ce genre de cas, le doute bénéficiant au malade. En envoyant les pompiers pour l’ouverture de porte et une équipe du SAMU, certains hurleront au gâchis du service public. Tant pis. À l’arrivée sur place, la porte était fermée. Avec la grande échelle, un pompier est passé par la fenêtre et il a ouvert la porte. Elle sombrait doucement dans la mort, avec tous les médicaments qu’elle avait absorbés. Elle a été sauvée et le père pleurait de joie au téléphone.

Dans une lettre laissée à côté d’elle, il y avait le désespoir de la perte de son emploi, une aventure de cul qui avait mal fini, pas d’amour en vue, et, comme seul lien pour rompre la solitude, Facebook. Sur sa table, son ordinateur était posé et la police a regardé les commentaires écrits par certains de ses «amis FB» : ils allaient de la compas- sion à des mots effroyables pour l’encourager à se tuer.
Ce ne sont pas uniquement les réseaux sociaux qu’il faut accuser, mais le législateur, qui a laissé se développer une zone de non-droit qui a pris en quelques années une dimension essentielle, notamment chez les jeunes, qui ont justement le besoin de communiquer.
Elle a été sauvée. Son père nous a écrit pour nous remercier, ce qui est très rare. Dans la conclusion de sa lettre, il disait qu’il a fermé la page FB de sa fille... Mais ça ne sera pas suffisant pour qu’elle aille mieux.

Par : Patrick Pelloux
Source charliehebdo.fr

Billets-Lettre de Bradley Manning à Obama


Lettre de Bradley Manning à Obama

Mercredi, Bradley Manning a été condamné à 35 ans de prison pour espionnage au détriment des Etats-Unis. Alors que son avocat a annoncé qu’il allait déposer un recours en grâce, le soldat a rédigé une lettre à Barack Obama. “Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays”, écrit-il. Voici la traduction intégrale de son texte.

La décision que j’ai prise en 2010 est le fruit d’une inquiétude pour mon pays et pour le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 Septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre contre un ennemi qui a fait le choix de ne pas nous affronter sur un champ de bataille classique. A cause de cela, nous avons dû adapter nos méthodes pour combattre ces menaces faites à notre mode de vie et à nous-mêmes.
Au début, j’étais en accord avec ces méthodes et j’ai choisi d’aider mon pays à se défendre. Ce n’est qu’une fois en Irak, lorsqu’au j’ai eu accès quotidiennement à des rapports militaires secrets, que j’ai commencé à m’interroger sur la moralité de ce que nous faisions. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que dans notre effort pour contrer la menace ennemie, nous avions mis de côté notre humanité. En toute conscience, nous avons choisi de dévaluer le coût de la vie humaine en Irak et en Afghanistan. En combattant ceux que nous percevions comme nos ennemis, nous avons parfois tué des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’en assumer la responsabilité, nous avons décidé de nous retrancher derrière le voile de la sécurité nationale et des informations classifiées afin de ne pas avoir à rendre de comptes publiquement.
Dans notre zèle pour tuer l’ennemi, nous avons eu des débats en interne sur la définition du mot “torture”. Pendant des années, nous avons détenu des individus à Guantanamo sans respecter aucun procédure régulière. Nous avons fermé les yeux sur la torture et les exécutions perpétrées par le gouvernement irakien. Et nous avons laissé passer nombre d’autres actes au nom de notre guerre contre la terreur.
Le patriotisme est souvent invoqué quand des actes moralement douteux sont préconisés par des dirigeants. Quand ces appels au patriotisme prennent le dessus sur les interrogations légitimes, c’est généralement au soldat américain que revient la charge de mener à bien des missions immorales.
Notre nation a déjà traversé ce genre de troubles au nom de la démocratie : la Piste des larmes, l’affaire Dred Scott, le Maccarthysme, Internement des Japonais-américains pour n’en citer que quelques-uns. Je suis convaincu que la plupart des actions menées depuis le 11 Septembre seront un jour perçues de la même manière.
Comme le disait feu Howard Zinn, “Aucun drapeau n’est assez large pour couvrir la honte d’avoir tué des innocents.”
Je sais que j’ai violé la loi. Si mes actions ont nui à quelqu’un ou aux Etats-Unis, je le regrette. Il n’a jamais été dans mes intentions de nuire à qui que ce soit. Je voulais seulement aider. Quand j’ai décidé de révéler des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays, avec un sens du devoir envers autrui.
Si vous refusez ma demande de grâce, je purgerai ma peine en sachant qu’il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serai heureux d’en payer le prix si, en échange, nous pouvons vivre dans un pays basé sur la liberté et qui défend l’idée que tous les hommes et les femmes naissent égaux.

Bradley Manning, le 21 août 2013

Source lesinrocks.com


lundi 26 août 2013

Recettes Conserves-Liqueur de mûres


Liqueur de mûres

Préparation : 10 mn
Macération : 1 mois
Conservation : 12 mois
Pour 1,5 litre
1 kg de mûres
250 g de framboises
500 g de sucre en poudre
1 litre d’eau-de-vie blanche à 40°
1. Passez les mûres et les framboises au moulin à légumes, grille fine, puis filtrez le jus obtenu. Vous pouvez aussi passer directement les fruits à la centrifugeuse. Pesez le jus obtenu. Comptez 350 g de sucre pour ½ litre de liquide.
2. Versez le jus des fruits dans un bocal préalablement ébouillanté et séché. Ajoutez le sucre. Mélangez afin de commencer à faire fondre ce dernier, puis versez l’eau-de-vie. Fermez hermétiquement
3. Laissez macérer pendant environ 1 mois à température ambiante en secouant le bocal à plusieurs reprises afin que le sucre termine de fondre.
4. Quand le sucre est parfaitement dissous, mettez en bouteilles. Bouchez et conservez au frais à l’abri de la lumière jusqu’au moment de consommer.


dimanche 25 août 2013

Recettes Fruits-Poêlée de chasselas


Poêlée de chasselas

Préparation : 15 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
4 grappes de chasselas de Moissac
2 pommes
25 g de beurre
3 cuillerées à soupe de miel
20 g de gingembre frais
1 branche de romarin
1. Coupez les pommes en quatre, ôtez le cœur. Coupez-les en lamelles.
2. Égrainez le chasselas. Rincez les grains et séchez-les bien.
3. Chauffez le beurre dans une poêle. Faites-y dorer les lamelles de pommes 5 minutes.
4. Ajoutez le romarin et le raisin. Arrosez de miel. Faites cuire 3 minutes en remuant délicatement.
5. Ôtez le romarin. Servez chaud en accompagnement d’une volaille… ou d’une glace à la vanille.

samedi 24 août 2013

Recettes Gratins-Gratin abricots et amandes


Gratin abricots et amandes

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
8 gros abricots
3 œufs
20 cl de crème fraîche
75 g de sucre en poudre
100 g d’amandes en poudre
40 g d’amandes effilées
10 g de beurre pour le moule
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez un plat à four ou 4 plats à gratin individuels. Rangez les 16 oreillons d’abricots bien serrés dans le plat.
3. Cassez les œufs dans un petit saladier et battez-les en omelette. Ajoutez la crème fraîche, le sucre en poudre, puis les amandes en poudre en fouettant jusqu’à ce que l’ensemble soit bien lisse.
4. Versez ce mélange sur les abricots. Enfournez et faites cuire environ 20 minutes. Sortez du four, parsemez d’amandes effilées sur toute la surface. Servez tiède ou froid.

Variante

Hors saison, vous pouvez préparer ce gratin avec des abricots en conserve.


Recettes Confitures-Confiture melon et pistache


Confiture melon et pistache

Préparation : 15 mn
Repos : 12 heures
Cuisson : 10 mn
Pour 1 pot de 375 g
1 melon de 1 kg (soit 500 g de chair)
70 g de pistache vertes de Sicile
300 g de sucre cristal
½ citron vert
1. Concassez grossièrement les pistaches au mixer.
2. Coupez le melon en quatre, épépinez-le, prélevez la chair et taillez-la en dés.
3. Mélangez dans une terrine les dés de melon, la moitié du sucre, les pistaches et le jus de ½ citron vert. Couvrez et laissez marinez 12 heures au frais.
4. Versez dans une bassine à confiture, saupoudrez du reste de sucre, portez à ébullition et laissez cuire 10 minutes.
5. Versez le jus et le sucre dans la bassine à confiture, remuez, portez doucement à ébullition. Laissez cuire 5 minutes et ajoutez les fruits.
6. Retirez la bassine du feu, vérifiez la consistance du sirop en laissant tomber une goutte sur une assiette bien froide : elle doit figer immédiatement.
7. Remplissez le pot à confiture fermez et retournez jusqu’à refroidissement.


jeudi 22 août 2013

Billets-Les partouzes du Tout-Hollwyood d’après-guerre


Les partouzes du Tout-Hollwyood d’après-guerre

Surnommé Mr Sex, Scotty Bowers a orchestré les parties de jambes en l’air du Tout-Hollywood durant les années 50 et 60. A 89 ans, il balance tout.
Quand on le croise à L.A., au Chateau Marmont, comme ce fut notre cas il y a quelques semaines (on peut crâner parfois ?), Scotty Bowers est un beau vieux affable et hâbleur qui n’hésite pas à vous draguer dans la perspective de vous mettre dans son lit. Normal, me direz-vous, quand, à 89 ans, on a couché avec le Tout-Hollywood des années 50 et 60. Et bien plus : pendant trente ans, Scotty Bowers aura été l’entremetteur d’innombrables stars et personnalités issues de l’usine à rêves.
  • Star fucker
Son parcours ressemble à une success story au pays de la débauche sexuelle. Il a pour point de départ une petite station-service sur Hollywood Boulevard. Alors ex-marine de 23 ans revenu de l’enfer de Pearl Harbor, Bowers devient en un rien de temps le pompiste le plus convoité de la ville: jeune star fucker au regard bleu Pacifique, son rôle est celui d’intermédiaire pour la jet-set des studios ; des pontes d’Hollywood venus faire le plein et repartant avec un jeune éphèbe sur leur banquette arrière. Son vivier ? Des camarades de combat de passage à la station transformée en “carrefour des rendezvous secrets du sexe”. Ses clients : gays, hétéros, voyeurs et partouzeurs – toute la faune des studios, du producteur richissime à l’accessoiriste de série B.


Geoge Cukor et Vivien Leigh

Katharine Hepburn et Cary Grant

Montgomery Clift et Howard Hughes

Dans cette confession tardive – il a longtemps refusé de dévoiler l’intimité de stars ultracélèbres, malgré l’insistance d’éditeurs et même de Tennessee Williams qui l’avait affectueusement baptisé “la bonne fée de la communauté gay” -, Scotty Bowers nous raconte comment sa “libido hors du commun” et “un volume spermatique étonnant” l’ont conduit à combler les desiderata sexuels de bon nombre de personnalités de l’époque : il sera entre autres l’amant de George Cukor (“qui n’aimait qu’une chose : sucer des queues”), Vivien Leigh (“une des plus belles nuits de sexe que j’aie jamais connues”), Edith Piaf ou encore Cary Grant. Parmi les personnalités fascinantes du livre, Katharine Hepburn, fille magnétique mais hautaine, dont on raille la peau “couverte d’écailles comme un crocodile mort”, à qui Bowers présentera “plus de 150 jeunes femmes différentes”. Serait-il un peu mytho sur les bords ?
  • Chantre de l’hédonisme jouisseur
Plus que la dimension sulfureuse d’un tel déballage, c’est l’éventail et la maniaquerie des désirs qui frappent à travers ce catalogue souvent cocasse. Derrière l’aura de la célébrité, ce pompiste légendaire raconte des éros complexes et fragiles, toute une gamme de désirs flirtant avec la névrose ou le fétichisme – tels Howard Hughes obsédé par la “bonne santé” de ses partenaires, ou Montgomery Clift se plaignant d’un sexe “qui mesure deux centimètres de trop”. Tout ce qui, au fond, entre en conflit avec le puritanisme de l’époque. Bowers évoque le code Hayes, qui réglemente l’industrie du cinéma et brime alors les acteurs, la brigade des moeurs harcelant la communauté gay et lesbienne. En prônant le sexe à tous crins, l’érotisme frénétique, Bowers oppose un hédonisme jouisseur au diktat de la bienséance, de l’hygiénisme moral.
Son livre est une suite de révélations grivoises, de jeux érotiques et de “scandales” sexuels, mais aussi un joli acte de foi. Les confessions d’un vieil érotomane humaniste en avance sur son temps et ses moeurs : au détour d’une page, il confie avoir offert à un couple de lesbiennes d’être le géniteur de leur enfant. “Jamais je ne les ai revues, ni l’enfant d’ailleurs, et j’ai accepté le fait parce que la situation l’exigeait. J’ai ressenti un bonheur indicible à la pensée d’avoir rendu service à cette famille.”


Source les inrocks.com

Recettes Fruits-Poêlée de mirabelles


Poêlée de mirabelles

Préparation : 15 mn
Cuisson : 15 à 20 mn
Pour 4 personnes
800 g de mirabelles
80 g de sucre en poudre
5 cl d’eau
1 citron
½ gousse de vanille
1. Rincez les mirabelles à l’eau fraîche et séchez-les délicatement. Coupez-les en deux et retirez les noyaux.
2. Dans une grande poêle à revêtement antiadhésif, faites chauffer doucement le sucre avec l’eau, le jus de citron et la gousse de vanille fendue en deux dans sa longueur ; remuez jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissous.
3. Ajoutez les mirabelles et secouez plusieurs fois la poêle par le manche pour bien enrober les fruits de sirop. Amenez doucement à petite ébullition, puis baissez le feu et faites cuire pendant 10 à 15 minutes en arrosant régulièrement les mirabelles avec le jus de cuisson.
4. Sortez délicatement les mirabelles de la poêle avec une écumoire, en les égouttant bien, et mettez-les dans une coupe ou répartissez-les dans des coupelles individuelles. Laissez la poêle sur le feu vif pendant 2 ou 3 minutes et faites réduire le jus de cuisson pour qu’il épaississe.
5. Grattez l’intérieur de la gousse de vanille au-dessus de la poêle pour récupérer les graines, puis jetez la gousse et versez le sirop sur les mirabelles. Laissez tiédir puis mettez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.

Conseil
La mirabelle, petite prune jaune à chair ferme, douce et parfumée, est produite principalement en Alsace et en Lorraine, de mi-août à septembre. Hors saison, utilisez des mirabelles surgelées.


mercredi 21 août 2013

Recettes Italiennes-Bolets farcis


Bolets farcis

Préparation : 25 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes 
12 bolets frais
20 g de parmesan râpé
50 g de mie de pain rassis
2 dl de lait
1 œuf entier
1 jaune d’œuf
1 pincée d’origan
1 gousse d’ail
1 branche de marjolaine
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
1. Nettoyez soigneusement les bolets sans les laver : séparez les têtes des pieds, retirez la peau des têtes, puis essuyez-les avec un torchon humide. Laissez tremper la mie de pain pendant 5 minutes dans le lait. Pelez l’ail et mettez-le dans un mortier avec les pieds des bolets ; ajoutez une pincée de sel et pilez ces ingrédients jusqu’à les réduire en purée.
2. Versez cette purée dans une jatte et amalgamez-la avec la mie de pain, bien essorée, le parmesan, l’origan, la marjolaine (dont on aura détaché, lavé et haché les feuilles), une pincée de poivre, l’œuf, le jaune d’œuf et 2 cuillerées à soupe d’huile. Farcissez les têtes des bolets avec cette préparation.
3. Huilez le plat à four et placez-y les champignons farcis, versez dessus le reste d’huile. Laissez cuire pendant 25 à 30 minutes dans un four préchauffé à 180 °C (th. 6). Servez chaud.

Vous pouvez utiliser d’autres champignons, des gros champignons de couche notamment.

Spécialité de la région de Ligurie.

mardi 20 août 2013

Billets-Jacques Vergès


Jacques Vergès

Jacques Vergès, surnommé "l'avocat de la terreur" -- c'est le titre d'un documentaire que lui a consacré le cinéaste Barbet Schroeder --, est né le 5 mars 1925 à Ubon Ratchatani, dans l'ancien royaume de Siam (aujourd'hui la Thaïlande). Il est le fils de Raymond Vergès, médecin réunionnais nommé consul de France en Thaïlande, et d'une institutrice vietnamienne.

Il a pour frère jumeau Paul Vergès, ancien élu communiste et président du Conseil régional de La Réunion. Il conteste les dates inscrites sur le registre d'état civil, déclarant être né en réalité un an plus tôt, le 20 avril 1924 à Savanna-khet (actuel Laos), sa naissance n'ayant été officiellement déclarée que l'année suivante lors de la venue au monde de son frère. Il passe son enfance à la Réunion, fréquentant très tôt les milieux politiques de l'île et étudiant dans le même lycée que Raymond Barre.
Bac en poche, il quitte la Réunion à 17 ans pour s'engager dans la résistance et rejoint les Forces Françaises Libres à Londres. À Paris en 1945, il adhère au Parti communiste. Cinq ans plus tard, il devient membre du bureau du Congrès de l'Union Internationale des Étudiants, comme représentant de La Réunion, puis effectue un long séjour à Prague jusqu'en 1954. De retour en France, il reprend ses études de Droit, obtient son Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat et s'inscrit au Barreau de Paris.

Militant anticolonialiste, il défend les membres du FLN algérien, dont une certaine Djamila Bouhired, capturée et torturée par l'armée française avant d'être condamnée à mort pour un attentat à la bombe à Alger qui a fait onze morts. Jacques Vergès alerte l'opinion publique et obtient la grâce de la jeune révolutionnaire qu'il érige en emblème des luttes pour l'indépendance de l'Algérie.

En 1957, il quitte le PCF qu'il juge trop tiède sur la question algérienne. Il devient Chef de cabinet du ministre des affaires étrangères. Il épouse Djamila Bouhired, s'installe à Alger après la proclamation de l'indépendance en 1962, prend la nationalité algérienne, se fait appeler "Mansour" et se convertit à l'Islam. Il fonde à Alger la revue Révolution africaine, rencontre Mao Zedong en 1963 et milite dès lors activement pour une internationale maoïste, ce qui lui fera perdre son poste de haut fonctionnaire. Il s'engage parallèlement pour la cause palestinienne auprès du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Il fonde à Paris le journal maoïste Révolution puis retourne s'installer en 1965 en Algérie après la destitution d'Ahmed Ben Bella.


En 1970 il abandonne sa femme et ses deux enfants et disparaît totalement de la vie publique jusqu'en 1978. Encore aujourd'hui, personne ne sait exactement où il était pendant cette période -- en France, en Russie, au Cambodge, au Liban, au Viêt Nam, en Afrique du Sud ? -- ni ce qu'il a fait, l'intéressé laissant planer le mystère. Parmi les hypothèses figurent notamment des liens avec le terrorisme palestinien, un passage dans le Congo post-Lumumba ou un séjour dans le Cambodge de Pol Pot, chef des Khmers rouges. Dans un livre, le juge Thierry Jean-Pierre estime pour sa part qu'il se cachait car le Mossad, les services secrets israéliens, voulaient le tuer en raison de sa défense de la cause palestinienne. Lors d'un entretien livré en mars 2013 au magazine Le Point, il lève toutefois un peu le voile: "Un soir de mars, ma porte s'est ouverte et le vent m'a soufflé: Pars !, et je suis parti pour des aventures qui ont duré neuf ans. [...] J'étais un peu partout. Parti vivre de grandes aventures qui se sont soldées en désastre. Nombre de mes amis sont morts, et, pour les survivants, un pacte de silence me lie à eux." En 1978, il réapparaît et publie à Paris un roman à clef intitulé L'Agenda.


Brillant avocat, Jacques Vergès défend ensuite devant la Justice les causes les plus indéfendables en matière de terrorisme ou de criminalité, n'hésitant pas à médiatiser au maximum les affaires qu'il défend: celle du nazi Klaus Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise, tortionnaire de Jean Moulin et organisateur de la déportation des enfants d'Izieu, condamné pour crimes contre l'humanité, celle de l'ex-capitaine de gendarmerie Paul Barril, condamné dans l'affaire des écoutes de la cellule antiterroriste de l'Élysée créée par François Mitterrand, celle de Louise-Yvonne Casetta, ex-trésorière occulte du RPR condamnée dans l'affaire des Marchés truqués d'Ile-de-France, celle du préfet de Corse Bernard Bonnet condamné pour avoir ordonné de mettre le feu à des paillotes, celle de l'inspecteur des RG Jean-Marc Dufourg compromis dans l'affaire du pasteur militant homosexuel Joseph Doucé, celle d'Omar Raddad, de Simone Weber, celles de plusieurs chefs d'États (Saddam Hussein, Slobodan Milosevic, Pol Pot, Khieu Samphan, Omar Bongo, Mouammar Kadhafi, Idriss Déby, Denis Sassou-Nguesso, Laurent Gbagbo, Moussa Traoré, Abdoulaye Wade,...) mis en causes à divers titres et celles, les plus nombreuses, de terroristes ou supposés tels (Magdalena Kopp, Anis Naccache, Klaus Croissant, Max Frérot, Djamilah Bouhired, Waddi Haddad, François Genoud, Georges Habbache, Carlos, Georges Ibrahim Abdallah, etc), entre des centaines d'affaires toutes situées aux confins du politique et du judiciaire. Dans la plupart de ces affaires, il emploie une méthode de défense de rupture, fondée davantage sur ses convictions que sur les pièces du dossier, et démontre généralement que le juge n'a pas la compétence ou la légitimité pour juger un dossier aussi politique. Plutôt que de s'attacher au cas particulier de l'accusé, il combat en opposant des valeurs, fustigeant constamment la bonne conscience de l'Occident.


Celui qui se qualifie lui-même de "salaud lumineux" est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont notamment :
  • De la stratégie judiciaire (1968),
  • Pour les fidayine, La résistance palestinienne (1969),
  • Beauté du crime (1988),
  • La Justice est un jeu (1992),
  • Intelligence avec l'ennemi (1996),
  • Le Salaud lumineux (1996),
  • Les Sanguinaires (2001),
  • Omar m'a tuer (2001),
  • Avocat du diable, Avocat de Dieu (2001),
  • Dictionnaire amoureux de la justice (2002),
  • La Démocratie à visage obscène (2004),
  • Les Crimes d'État (2004),
  • Malheur aux pauvres (2006),
  • Que mes guerres étaient belles ! (2007),
  • La passion de défendre (2008),
  • Sarkozy sous BHL (avec Roland Dumas, 2011),
  • De mon propre aveu (2013).

Grand amateur de littérature et de théâtre, il est également devenu acteur de son propre rôle à la fin de sa vie en interprétant Serial plaideur, un monologue théâtral aux allures d'autoprocès où il replace la théâtralité de la justice à l'échelle de l'humanité en convoquant Jack l'éventreur, Sophocle et Jeanne d'Arc.
Jacques Vergès est mort à Paris le 15 août 2013, à l'âge de 88 ans

Recettes Croates-Spaghetti aux câpres


Spaghetti aux câpres

Préparation : 10 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
500 g de spaghetti
4 cuillerées à soupe de câpres égouttées
6 tomates de taille moyenne pelées, épépinées et coupées en cubes
4 gousses d’ail hachées
250 g d’olives vertes et noires dénoyautées
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 cuillerées à café d’origan séché
2 cuillerées à café de persil haché
Sel et poivre
1. Faites revenir et dorer l’ail dans l’huile d’olive chaude. Ajoutez les câpres, les tomates, les olives et l’origan. Salez et poivrez, laissez mijoter à feu doux 20 minutes.
2. Cinq minutes avant la fin, mettez les pâtes à cuire dans une grande quantité d’eau bouillante salée.
Laissez-les cuire 4 minutes à petits bouillons après la reprise de l’ébullition, goûtez. Elles doivent être encore très légèrement croquantes « al dente ». Egouttez-les en conservant l’équivalent d’un verre à liqueur de leur eau de cuisson.
3. Videz cette eau dans le plat creux de service, versez les spaghetti par-dessus, remuez.
4. Versez la sauce sur les pâtes, parsemez de persil haché et surtout servez de suite.

La câpre (Capparis spinosa) désigne le bouton floral du câprier.
Très présente dans la cuisine méridionale, la câpre est confite dans du vinaigre, saumurée ou conservée dans du vin. Plus elle est petite, plus sa saveur est délicate et son arôme prononcé. Sa saveur aigrelette relève le parfum des mayonnaises, salades et sauces froides, comme la tapenade.
La câpre est produite dans les pays du pourtour méditerranéen.

Le câprier pousse naturellement à l'état sauvage dans l'archipel maltais. Ses boutons floraux sont ramassés par les cuisinières maltaises. La câpre, conservée dans la saumure vinaigrée, est un ingrédient majeur de la cuisine traditionnelle maltaise.