jeudi 30 décembre 2010

Recettes Desserts-Abricots rôtis et amandes

Abricots rôtis et amandes
Préparation :
10 mn
Cuisson : 7 mn
Pour 4 personnes
8 gros abricots
1 blanc œuf
4 «amaretti»
50 g de macarons secs aux amandes
50 g de petites meringues aux noisettes
Sucre en poudre
1. Mixez les «amaretti», les macarons et les meringues en grosse semoule. Fouettez le blanc d’œuf quelques secondes, puis incorporez la semoule de biscuits.
2. Préchauffez le four à 160 °C (th. 5-6).
3. Coupez les abricots en deux, ôtez les noyaux. Poudrez les demi-abricots de sucre et garnissez l’intérieur d’une noix de farce. Mettez-les dans un plat. Enfournez et faites cuire 7 minutes. Servez chaud ou tiède.

Recettes Enfants-Blésotto au poulet

Blésotto au poulet
Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
300 g de blé à cuire
500 g de blancs de poulet sans peau
2 oignons frais
1 poivron rouge
150 g de petits pois surgelés
1 petite boîte de maïs doux
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel
1. Coupez les blancs de poulet en morceaux. Pelez et hachez les oignons frais. Ouvrez le poivron. Ôtez les graines et les filaments blancs, puis coupez-le en dés.
2. Faites chauffer l’huile dans une sauteuse ou dans un wok. Faites-y dorer les blancs de poulet 5 minutes en les retournant. Salez, puis réservez-les. Remplacez-les par les oignons. Faites-les fondre 2 minutes à feu doux. Ajoutez les dés de poivrons. Poursuivez la cuisson 5 minutes en mélangeant. Ajoutez les morceaux de poulet puis le blé à cuire. Mouillez avec 50 cl d’eau bouillante salée. Laissez cuire 10 minutes à couvert sur feu doux. Ajoutez les petits pois surgelés et les grains de maïs doux égouttés. Poursuivez la cuisson 10 minutes, toujours à couvert et à feu doux.
3. Au terme de la cuisson, le blé à cuire a absorbé tout le liquide. Servez bien chaud.
Info santé
Vous pouvez utiliser du blé entier (type ebly) ou concassé (type boulghour ou pilpil). Ces trois produits apportent des glucides complexes, excellente source d’énergie pour les enfants, ainsi que des fibres, indispensables à la régulation du transit.
Dans un menu
Ce plat, pauvre en matières grasses, peut être complété par un fromage (pour l’apport en calcium) et une crudité (salade en entrée ou fruit cru en dessert).

mercredi 29 décembre 2010

Recettes Enfants-Gratin de macaronis au thon

Gratin de macaronis au thon
Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
350 g de macaronis
1 grosse boîte de thon au naturel (300 g net égoutté)
2 gros oignons blancs
1 gousse d’ail
1 grosse tomate
20 cl de crème
2 pincées de thym
½ bouquet de persil plat
25 g de beurre
60 g de comté râpé
Sel
1. Cuisez les pâtes al dente dans un grand volume d’eau bouillante salée (environ 10 minutes). Egouttez-les, puis passez-les sous un jet d’eau froide. Egouttez-les à nouveau et mettez-les dans un grand saladier.
2. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
3. Pelez et hachez finement les oignons blancs et l’ail. Coupez la tomate épépinée en tout petits dés. Egouttez et écrasez le thon. Ajoutez le tout aux macaronis avec la crème, le thym et le persil ciselé. Salez. Mélangez bien.
4. Versez le contenu du saladier dans un plat à gratin beurré. Parsemez de comté râpé et de petites noisettes de beurre.
5. Faites gratiner 20 minutes au four. Servez dans le plat de cuisson. Pour les adultes, accompagnez d’un flacon d’huile au piment.
Info santé
Les gratins présentent des apports nutritionnels variés et complets (légumes, féculents, produit laitier, parfois viande ou poisson). Ils évitent une succession de plats que les petits ne finissent pas, car ils sont vite rassasiés. Attention cependant à ne pas abuser des matières grasses (fromage, crème, beurre…).
Dans un menu
Concombre, vinaigrette
Gratin de macaronis au thon
Raisin

mardi 28 décembre 2010

Recettes Enfants-Gâteau de semoule aux dattes

Gâteau de semoule aux dattes

Préparation :
15 mn
Cuisson : 10 mn
Réfrigération : 4 heures
Pour 6 personnes
150 g de semoule de blé fine 1 l de lait 100 g de sucre en poudre 100 g de raisins blonds 100 g de dattes 1 cuillerée à soupe d’eau de fleur d’oranger 1 pincée de sel
1. Dans une casserole à fond épais, portez le lait à ébullition. Ajoutez le sucre et la pincée de sel. Versez la semoule en pluie en mélangeant. Cuisez 7 à 8 minutes en tournant sans cesse jusqu’à ce que la semoule soit bien épaisse. Hors du feu, ajoutez les raisins blonds et les dattes dénoyautées coupées en tout petits dés. Parfumez d’eau de fleur d’oranger.
2. Mélangez à nouveau. Passez 6 tasses à thé (ou un grand moule) sous l’eau froide. Sans les essuyer, répartissez la semoule dans chacune. Lissez la surface avec le dos d’une cuillère humidifiée.
3. Mettez au réfrigérateur 4 heures minimum. Démoulez au moment de servir.
Info santé
Les fruits séchés sont riches en fibres et en minéraux. Dépourvus de matières grasses, ils contiennent des glucides (ou sucres), source d’énergie indispensable aux enfants en pleine croissance.
Dans un menu
Petit déjeuner ou goûter :
Une portion de gâteau de semoule aux dattes et raisins blonds et un jus de raisin. Voilà un goûter ou un petit déjeuner très riche en glucides, idéal un jour où l’enfant fait du sport.

lundi 27 décembre 2010

Recettes Enfants-Tarte soufflée aux brocolis

Tarte soufflée aux brocolis
Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
250 g de brocolis
1 rouleau de pâte brisée
150 g de feta
3 œufs entiers
2 blancs d’œufs
10 cl de crème
20 g d’amandes effilées
Noix muscade
Sel
1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Séparez les brocolis en petits bouquets. Cuisez-les 3 minutes dans de l’eau bouillante salée. Rafraîchissez-les et égouttez-les complètement.
3. Déroulez la pâte brisée sur sa feuille de cuisson. Foncez-en un moule à tarte. Piquez le fond. Eparpillez dessus les bouquets de brocolis et la féta grossièrement écrasée.
4. Dans une jatte, battez les œufs à la fourchette avec la crème. Assaisonnez de sel et d’une pointe de noix de muscade râpée.
5. Montez les 2 blancs d’œufs en neige. Incorporez-les à la préparation aux œufs sans crainte de les faire retomber.
6. Versez dans le fond de tarte. Parsemez d’amandes effilées. Enfournez 25 minutes. Démoulez et servez sans attendre.
Info santé
Le brocoli comme tous les choux, est un légume d’excellente densité nutritionnelle. Il apporte peu de calories, mais contient des minéraux, des fibres et des vitamines en quantité particulièrement élevée. Ses fibres douces sont mieux tolérées que celles du chou vert.
Dans un menu
Tarte soufflée aux brocolis
Salade de cœurs de laitues
Petit-suisse au miel

dimanche 26 décembre 2010

Recettes Enfants-Petits gratins de fruits rouges

Petits gratins de fruits rouges
Préparation :
15 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 4 personnes
150 g de fraises
150 g de framboises
125 g de groseilles
4 jaunes d’œufs
50 g de sucre en poudre
25 cl de crème liquide
15 g de beurre
Vanille en poudre
1. Rincez, essuyez et équeutez les fraises. Coupez les plus grosses en quartiers. Rincez, essuyez et égrappez les groseilles. Répartissez ces fruits avec les framboises dans 4 petits plats en porcelaine à feu beurrés.
2. Dans une terrine, fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la crème liquide en fouettant. Placez la terrine dans un bain-marie frémissant. Faites épaissir sans cesser de fouetter jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse.
3. Nappez les fruits rouges de ce sabayon. Saupoudrez de vanille. Faites dorer 2 à 3 minutes sous le gril du four et servez.
Info santé
Les fruits rouges sont très riches en vitamines C (anti-infectieuse) et en fibres (contenues dans petits pépins et la peau).Comme ils renferment moins de glucides que les autres fruits, on peut donc les sucrer légèrement pour estomper leur acidité naturelle, que les enfants n’apprécient pas toujours.
Dans un menu
Petit déjeuner ou goûter :
Bancs de poulets poêlés à la moutarde
Purée au lait
Petits gratins de fruits rouges

samedi 25 décembre 2010

Recettes Enfants-Ficelles aux poireaux

Ficelles aux poireaux

Préparation :
30 mn
Repos : 1 heure
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
3 œufs
125 g de farine

25 cl de lait

25 g de beurre
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive

800 g de blancs de poireaux

6 tranches de jambon cuit

20 cl de crème liquide

1 cuillerée à café de Maïzena

120 g d’emmental

50 g de beurre
Noix de muscade
Sel

Poivre blanc

1. Mélangez les œufs, la farine et le sel jusqu’à ce que la préparation soit lisse. Délayez avec le lait. Incorporez le beurre tiédi. Laissez reposer 1 heure.
2. Fendez et rincez les blancs de poireaux. Égouttez-les et émincez-les. Faites-les fondre 5 minutes à feu doux dans 25 g de beurre. Couvrez. Laissez étuver 15 minutes.
3. Délayez la Maïzena dans une cuillerée à soupe de crème liquide froide. Incorporez au reste de crème liquide bouillante. Faites épaissir 2 minutes à feu doux en fouettant.
4. Hors du feu, ajoutez 50 g d’emmental. Assaisonnez. Mélangez la moitié de cette sauce aux poireaux.
5. Procédez à la cuisson des crêpes. Déposez une demi-tranche de jambon sur chacune. Répartissez les poireaux. Roulez-les bien serrées. Déposez-les dans un plat à gratin beurré. Nappez du reste de sauce. Parsemez d’emmental. Faites gratiner 4 à 5 minutes sous le gril du four.
Info santé
Ce plat très riche en calcium (lait, fromage, poireau) et en protéines (jambon, fromage, œufs, lait). Sa richesse en matières grasses (donc en calories) permet de répondre aux besoins des enfants très actifs.
Dans un menu
Pour les plus petits, un fruit cru suffira en dessert. Pour les plus grands, prévoyez un complément sans matières grasses (potage de légumes ou salade peu assaisonnée) et un fruit cru.

vendredi 24 décembre 2010

Recettes Enfants-Tomates à la coque

Tomates à la coque

Préparation :
15 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 8 mn
Pour 4 personnes
4 tomates moyennes

4 œufs extra-frais

2 cuillerées à soupe d’huile d’olive

½ botte de ciboulette
½ bouquet d’estragon

Sel

1. Préchauffez le four à 240 °C (th. 8).
2. Sans les équeuter, coupez un chapeau sur chaque tomate. Évidez-les. Salez l’intérieur. Retournez-les sur une grille et laissez-les dégorger 30 minutes.
3. Ciselez les fines herbes. Parsemez le fond de chaque tomate de fines herbes. Versez dans chacune un filet d’huile d’olive.
4. Cassez les œufs l’un après l’autre dans une tasse. Versez-les au fur et à mesure dans chaque tomate. Salez. Parsemez des fines herbes restantes. Recoiffez les tomates de leurs chapeaux.
5. Déposez-les dans un plat à gratin huilé. Enfournez 8 minutes servez aussitôt.
Info santé
Ce petit plat est idéal pour un dîner : léger et source de protéines (grâce à l’œuf). La tomate apporte des fibres, adoucies ici par la cuisson, et du lycopène un antioxydant qui protège les cellules.
Dans un menu
Complétez avec une portion de riz ou de pâtes pour les affamés. Sinon, contentez-vous d’ajouter une portion de fromage et un fruit cru (indispensable pour l’apport en vitamine C) ainsi qu’une tranche de pain grillé.

jeudi 23 décembre 2010

Recettes Enfants-Crumble de courgettes et carottes

Crumble de courgettes et carottes
Préparation :
20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 4 personnes
4 courgettes
3 carottes moyennes
125 g de mozzarella
Sel
Pour la pâte :
150 g de farine
150 g de beurre demi-sel
50 g d’emmental râpé
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Coupez les courgettes à chaque extrémité. Sans les peler, râpez-les avec une grille à gros trous. Pelez les carottes. Râpez-les également. Mettez ces légumes dans le panier d’une marmite à vapeur. Cuisez 15 minutes. Laissez refroidir, puis pressez ces légumes dans l’égouttoir afin d’exprimer le maximum d’eau. Salez-les.
3. Préparez la pâte. Mélangez la farine, le beurre demi-sel ramolli et l’emmental râpé en effritant la pâte entre vos mains afin d’obtenir un mélange grumeleux.
4. Versez un tiers de cette pâte dans un plat. Recouvrez des légumes. Eparpillez la mozzarella coupée en dés, puis recouvrez du reste de pâte.
5. Enfournez 20 minutes. Servez chaud ou tiède dans le plat de cuisson.
Info santé
Cuire les légumes à la vapeur permet de préserver leur richesse en minéraux. Le calcium des légumes vient donc compléter celui des fromages, donnant ainsi un plat particulièrement concentré en ce nutriment.
Dans un menu
Prévoyez une salade verte et un dessert tout simple (fruit cru ou cuit) pour un dîner familial léger.

mercredi 22 décembre 2010

Recettes Enfants-Artichauts poivrades à l’orange

Artichauts poivrades à l’orange
Préparation :
20 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
8 petits artichauts poivrades
3 oranges
1 citron
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
4 brins de coriandre
Sel
1. Rompez la tige des artichauts en laissant 3 centimètres. Pelez les fonds avec la tige restante, puis coupez la pointe des feuilles. Cuisez les artichauts 20 minutes dans de l’eau bouillante salée additionnée du jus de citron. Egouttez et laissez tiédir. Retirez alors les feuilles les plus dures pour ne garder que les cœurs. Coupez-les en quatre. Ôtez les parties dures au couteau, puis déposez-les dans un plat creux.
2. Pelez 2 oranges à vif en retirant toutes les petites peaux blanches. Séparez-les en quartiers ; procédez au-dessus d’un bol afin d’en recueillir le jus.
3. Ajoutez ces quartiers d’oranges dans le plat contenant les artichauts.
4. Dans le bol, fouettez à la fourchette le jus de la troisième orange, le sucre et l’huile d’olive. Versez cette sauce sur les artichauts et les quartiers d’oranges. Parsemez de coriandre. Servez à température ambiante.
Info santé
L’artichaut est légume très bien pourvu en minéraux (calcium, fer, magnésium, en particulier), tandis que l’orange apporte de la vitamine C. La sauce, peu grasse, est beaucoup plus légère qu’une vinaigrette classique.
Dans un menu
Dîner d’été :
Artichauts poivrades à l’orange
Œuf à la coque, mouillettes au fromage frais
Compote d’abricot

lundi 20 décembre 2010

Recettes Enfants-Petits-fours roses

Petits-fours roses

Préparation :
15 mn
Cuisson :
sans
Réfrigération :
1 heures

Pour 25 petits fours

20 biscuits roses de Reims
50 g de beurre ramolli

1 cuillerée à soupe de sirop de framboise

150 g de framboises

60 g de sucre cristallisé

2 gouttes de colorant alimentaire rouge
1. Mettez le sucre cristallisé dans un pot muni d’un couvercle. Ajoutez le colorant alimentaire. Fermez le pot et secouez-le vivement pour colorer le sucre de façon uniforme.
2. Mixez les biscuits roses de Reims pour les réduire en chapelure. Incorporez le beurre ramolli et le sirop de framboise en malaxant le tout à la fourchette.
3. Réservez cette pâte 1 heure au réfrigérateur afin qu’elle raffermisse.
4. Façonnez ensuite de petites boules entre vos mains bien froides. Roulez-les dans le sucre cristallisé coloré. Déposez-les dans des caissettes de papier plissé et garnissez chacune d’une framboise.
Info santé
Les framboises apportent des fibres en quantité très intéressante, ainsi que de la vitamine C. Très fragiles, ces petits-fours ne se conservent que 24 heures.
Dans un menu
Pour un goûter de fête:
Petits-fours roses
Mini-brownies au chocolat
Crème renversée
Salade de fruits frais

dimanche 19 décembre 2010

Recettes Enfants-Pancakes et compote de pommes


Pancakes et compote de pommes

Préparation : 30 mn
Repos : 30 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 6 personnes
125 g de farine
½ cuillerée à café de sucre
1 cuillerée à café de bicarbonate
½ cuillerée à café de levure chimique
2 œufs
25 cl de lait
30 g de beurre
2 cuillerées à soupe d’huile
1 pincée de sel
Pour la compote :
1 kg de pommes golden
½ citron
4 cuillerées à soupe de sirop d’érable
1. Dans une jatte, mélangez la farine, le sucre, le bicarbonate, la levure chimique et le sel. Ajoutez les 2 œufs. Mélangez au fouet jusqu’à ce que la pâte soit lisse. Délayez avec le lait. Incorporez le beurre fondu refroidi. Laissez reposer 30 minutes.
2. Pelez, épépinez et coupez les pommes. Mettez-les dans une casserole avec le jus du demi-citron et 2 cuillerées à soupe d’eau. Cuisez 15 à 20 minutes à couvert à feu doux jusqu’à ce qu’elles s »écrasent facilement. Ajoutez le sirop d’érable. Poursuivez la cuisson 2 à 3 minutes sans couvrir, puis réservez.
3. Faites chauffer une crêpière. Huilez-la. Versez 3 ronds de pâte d’environ 10 centimètres de diamètre dans la crêpière. Laissez cuire 2 minutes. Retournez chaque pancake. Poursuivez la cuisson 2 minutes. Cuisez les autres pancakes en procédant de la même façon.
4. Servez les pancakes bien chauds avec la compote de pommes tiède.
Info santéLes crêpes et les pancakes contiennent du lait, ce qui renforce les apports en calcium de la journée. Variez les fruits selon les saisons.
Dans un menuPetit déjeuner ou goûter :
En hiver :
Pancakes et compote de pommes au sirop d’érable
Lait chaud
Jus de clémentine
En été :
Pancakes aux fruits rouges
Petit-suisse
Tranche de melon

Recettes Enfants-Brique de petits-beurre

Brique de petits-beurre

Préparation :
20 mn
Cuisson : 2 mn
Réfrigération : 4 heures

Pour 10 personnes
2 paquets de petits-beurre
1 banane
3 petits-suisses de 60 g chacun
3 cuillerées à soupe de sucre en poudre
2 sachets de sucre vanillé
3 oranges
Pour le glaçage :
200 g de chocolat noir 
1 cuillerée à soupe d’huile

1. Épluchez la banane. Coupez-la en morceaux. Mettez-les dans une jatte. Ecrasez-les à la fourchette en y incorporant les petits-suisses, le sucre en poudre et le sucre vanillé.
2. Pressez les oranges. Versez le jus dans une assiette creuse. Trempez rapidement chaque petits-beurre dans le jus d’orange pour les humecter légèrement. Déposez-les au fur et à mesure sur un plat de service en formant un rectangle (3 rangées de 3 biscuits). Tartinez cette première couche de crème à la banane. Recouvrez de petits-beurre trempés dans le jus d’orange puis à nouveau de crème. Continuez ainsi afin d’obtenir 5 couches de petits-beurre dont la dernière couche ne sera pas tartinée de crème. Couvrez d’un film alimentaire. Réservez 4 heures minimum au réfrigérateur.
3. Préparez le glaçage, faites fondre le chocolat cassé en morceaux soit au bain-marie, soit au micro-ondes à puissance moyenne. Ajoutez l’huile. Lissez-le. Versez ce glaçage tiédi sur le gâteau de petits-beurre en le lissant avec une spatule.
4. Laissez durcir à température ambiante et servez.


Info santé Bonne source de minéraux (potassium, magnésium, calcium) grâce au chocolat et à la banane, ce gâteau est également très énergétique. La vitamine C de l’orange contribue à améliorer l’assimilation de ces minéraux.


Dans un menu Une part de brique de petits-beurre et une compote, à proposer avant la pratique d’un sport, pour un apport en glucides (sucres) indispensable à toute activité physique.



Voir également : 

samedi 18 décembre 2010

Recettes Enfants-Fondue au chocolat

Fondue au chocolat
Préparation :
15 mn
Cuisson : 5 mn
Pour 4 personnes
200 g de chocolat noir
15 cl de crème liquide
½ cuillerée à café de vanille en poudre
20 g de beurre
1 ananas
2 bananes
250 g de fraises
½ citron
1 petite coupelle de noix de coco râpée
1 petite coupelle d’amandes effilées grillées
1 petite coupelle de cacao non sucré
1. Coupez l’ananas en quartiers. Retirez l’écorce, puis coupez la chair en morceaux de la taille d’une bouchée. Epluchez les bananes. Coupez-les en petits tronçons et citronnez-les. Rincez et équeutez les fraises.
2. Disposez le tout dans des plats. Placez-les sur la table avec les coupelles de noix de coco, d’amandes et de cacao.
3. Dans une casserole, portez la crème liquide à ébullition avec la vanille. Hors du feu, ajoutez le chocolat broyé ou coupé en petits morceaux et le beurre. Mélangez jusqu’à ce que l’ensemble soit bien lisse. Versez dans des bols déposés chacun sur une assiette.
4. Chacun y trempera une fraise, un morceau d’ananas ou de banane pour l’enrober d’une onctueuse couche de chocolat, puis l’aromatisera à son gré de noix de coco, d’amandes ou de cacao.
Info santé
Un dessert très énergétique, bien adapté aux journées où l’enfant s’est beaucoup dépensé ! Ludique et conviviale, la fondue version sucrée permet de se recharger en minéraux (bananes, chocolat) et en vitamine C (fraises).
Dans un menu
Goûter :
La fondue au chocolat se suffit à elle-même
De l’eau comme boisson

jeudi 16 décembre 2010

Recettes Enfants-Courgettes farcies à la ricotta

Courgettes farcies à la ricotta
Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
5 courgettes rondes
200 g de ricotta
2 oignons frais
1 gousse d’ail
2 brins de menthe
4 cuillerées à soupe d’huile d’olive
Sel
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Rincez et essuyez 4 courgettes. Coupez un chapeau sur chacune. Creusez l’intérieur et retirez la pulpe, puis hachez-la avec la courgette restante épluchée.
3. Pelez et hachez les oignons frais. Faites-les fondre 2 minutes à la poêle dans 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajoutez la pulpe de courgette hachée et l’ail pressé. Cuisez 5 minutes en mélangeant. Salez.
4. Garnissez les courgettes évidées de cette préparation. Rangez-les dans un plat. Arrosez d’un filet d’huile d’olive. Couvrez d’une feuille d’aluminium. Cuisez 20 minutes au four, puis laissez tiédir.
5. Ecrasez la ricotta avec 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive et la menthe ciselée.
6. Terminez de garnir les courgettes avec cette préparation. Servez-les tièdes.
Info santé
La courgette est un légume bien adapté aux enfants : ses fibres (des pectines) ne sont pas irritantes et lui donnent une texture veloutée. Choisissez de préférence des courgettes très jeunes qui ont une saveur plus douce.
Dans un menu
Salade de riz au thon
Courgettes farcies
Billes de melon et pastèque

mercredi 15 décembre 2010

Recettes Enfants-Clafoutis de tomates cerises

Clafoutis de tomates cerises

Préparation :
20 mn
Cuisson : 40 mn
Pour 6 personnes
500 g de tomates cerises 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive 4 œufs 1 cuillerée à café de Maïzena 20 cl de crème liquide 1 botte de ciboulette Noix de muscade Sel
1. Préchauffez le four à 150 °C (th. 5).
2. Rincez et essuyez les tomates. Retirez le pédoncule.
3. Déposez-les dans un plat assez grand pour les contenir sur une seule couche. Arrosez-les d’huile d’olive.
4. Enfournez 25 minutes, puis laissez refroidir.
5. Dans une jatte, battez les œufs avec la Maïzena et la crème liquide. Assaisonnez de sel et d’une pointe de noix de muscade râpée. Parfumez de ciboulette ciselée.
6. Versez dans le plat contenant les tomates cerises, celles-ci devant dépasser de moitié de la préparation aux œufs. Remettez au four. Laissez cuire 15 minutes. Servez chaud ou tiède dans le plat de cuisson.
Info santé
La couleur de la tomate est due à la présence de caroténoïdes, des pigments végétaux qui protègent les cellules de la dégénérescence et du vieillissement, on sait aujourd’hui que ces pigments protecteurs sont importants dès l’enfance et tout au long de la vie.
Dans un menu
Le clafoutis de tomates cerises contenant des œufs, il est inutile de prévoir de la viande dans le menus. Complétez avec un produit laitier (fromage, yaourt…), un produit céréalier (taboulé en entrée ou gâteau de riz au dessert, par exemple) et une crudité (salade ou fruit).

mardi 14 décembre 2010

Recettes Enfants-Soufflé de carottes

Soufflé de carottes
Préparation :
20 mn
Cuisson : 45 mn
Pour 4 personnes
500 g de carottes
25 g de beurre + 15 g pour le moule
20 cl de lait
25 g de farine
60 g de comté
4 œufs
Noix muscade
Sel
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Pelez les carottes. Coupez-les en rondelles. Cuisez-les 25 à 30 minutes dans l’eau bouillante salée. Egouttez-les, puis mixez-les pour les réduire en purée fine.
3. Dans une casserole, faites fondre le beurre. Incorporez la farine, puis délayez avec le lait. Cuisez jusqu’à ébullition sans cesser de tourner. Assaisonnez de sel et de noix de muscade.
4. Hors du feu, ajoutez le comté coupé en tout petits dés. Séparez les jaunes des blancs d’œufs. Ajoutez les jaunes dans la sauce bien chaude, puis la purée de carottes en remuant vivement.
5. Montez les blancs en neige. Incorporez-les à la préparation. Versez dans un moule à soufflé largement beurré – celui-ci doit être rempli aux deux tiers de sa hauteur.
6. Enfournez 20 minutes et servez sans attendre.
Info santé
La carotte contient du bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A, indispensable à la croissance et à la vision, du calcium en qualité intéressante et des fibres douces qui régulent le transit.
Dans un menu
Soufflé de carottes
Salade de mâche, vinaigrette
Poire pochée
Madeleine au citron

lundi 13 décembre 2010

Recettes Enfants-Gâteau au chocolat et framboises

Gâteau au chocolat et framboises

Préparation :
20 mn
Cuisson : 35 mn
Pour 6 personnes
200 g de chocolat noir
200 g de framboises
200 g de beurre ramolli + 15 g pour le moule

150 g de sucre en poudre
3 gros œufs
50 g de farine + 1 cuillerée à soupe pour le moule

Sucre glace
1. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6).
2. Beurrez et farinez un moule à manqué de 22 cm de diamètre.
3. Épluchez la gousse d’ail. Frottez-en un plat à gratin. Huilez-le.
4. Cassez le chocolat en morceaux. Faites-les fondre au bain-marie. Lissez-le, puis laissez refroidir.
5. Dans une jatte, fouettez le beurre et le sucre au batteur électrique pendant 4 minutes. Ajoutez les œufs l’un après l’autre, puis le chocolat fondu refroidi en continuant à fouetter à petite vitesse. Incorporez enfin la farine.
6. Versez une couche de pâte dans le moule. Eparpillez les framboises. Recouvrez du reste de pâte. Enfournez 30 minutes. Laissez refroidir, puis démouler.
7. Saupoudrez d’un voile de sucre glace tamisé à travers une passoire fine. Servez à température ambiante.
Info santé
Les gâteaux sont des desserts concentrés en énergie, car ils contiennent des matières grasses et du sucre. Vous pouvez en proposer à l’enfant une fois par semaine, en alternant avec du pain ou des céréales, pour diversifier les apports.
Dans un menu
Goûter d’anniversaire :
Gâteau au chocolat et framboises
Crème anglaise
Papillote de fruits exotiques

dimanche 12 décembre 2010

Recettes Enfants-Tarte aux blettes et chèvre frais

Tarte aux blettes et chèvre frais

Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 6 personnes
500 g de feuilles de blettes
250 g de fromage de chèvre frais (ou de brousse)

1 rouleau de pâte brisée

2 cuillerées à soupe d’huile d’olive

1 gousse d’ail (facultatif)

3 œufs

40 g de parmesan râpé

Sel

1. Préchauffez le four à 200 °C (th. 6-7).
2. Rincez les feuilles de blettes dans plusieurs eaux.
3. Dans une sauteuse, faites chauffer l’huile d’olive avec, éventuellement, la gousse d’ail écrasée. Ajoutez les blettes bien mouillées. Cuisez-les 5 minutes environ sans cesser de mélanger jusqu’à ce que toute l’eau soit évaporée et que les feuilles de blettes soient fanées. Mixez-les afin de les réduire en purée.
4. Dans une jatte, écrasez le fromage de chèvre à la fourchette. Incorporez les œufs, le parmesan râpé et la purée de blettes tiède. Salez.
5. Déroulez la pâte brisée sur la feuille de cuisson. Foncez-en un moule à tarte de 26 cm de diamètre. Piquez le fond à la fourchette. Remplissez-le de la préparation.
6. Enfournez 25 minutes sur une grille. Démoulez et servez chaud ou tiède.
Info santé
Les légumes à feuilles sont de bonnes sources de vitamines (C, provitamine A, acide folique) et de minéraux (en particulier fer et calcium). La blette, tout comme l’épinard, est en excellent légume qui devrait figurer régulièrement dans les menus.
Dans un menu
Déjeuner ou dîner:
Potage à la tomate
Tarte aux blettes et chèvre frais
Ananas frais

Recettes Enfants-Gratin de fenouil

Gratin de fenouil
Préparation :
20 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
6 petits bulbes de fenouil
1 gousse d’ail
20 cl de crème liquide
50 g de parmesan râpé
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
Sel
1. Epluchez les fenouils en ôtant la base et la première enveloppe dure, puis coupez-les en quartiers. Cuisez-les 15 minutes dans le panier d’une marmite à vapeur.
2. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
3. Epluchez la gousse d’ail. Frottez-en un plat à gratin. Huilez-le.
4. Faites bouillir, puis réduire la crème liquide de moitié à feu doux (environ 5 minutes).
5. Disposez les fenouils dans le plat. Salez légèrement. Nappez de crème Parsemez de parmesan. Faites gratiner 15 minutes au four.
6. Servez chaud dans le plat de cuisson. Proposez ce gratin en accompagnement d’une volaille, d’un poisson ou de fines tranches de jambon de Parme.
Info santé
Le fenouil est l’un des légumes les plus riches en fer mais également en calcium (il en contient presque autant que le lait) et en magnésium. Proposez le cuit ou cru, en salade, car sa saveur anisée et douce est souvent appréciée des enfants.
Dans un menu
Déjeuner :
Salade de pâtes aux tomates
Rôti de veau au four
Gratin de fenouil
Yaourt aux fruits.

samedi 11 décembre 2010

Recettes Pâtes-Spaghettis au bleu et aux courgettes

Spaghettis au bleu et aux courgettes

Préparation :
10 mn
Cuisson : 18 mn
Pour 4 personnes
3 courgettes
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive

100 g de bleu d’Auvergne

240 g de spaghettis au blé complet

Sel et poivre du moulin

1. Lavez les courgettes et découpez-les en morceaux, sans les éplucher.
2. Faites revenir les courgettes dans une poêle avec l’huile d’olive pendant 10 minutes, salez et poivrez. Ajoutez le fromage coupé en morceaux et laissez fondre.
3. Portez à ébullition 3 litres d’eau salée, jetez les pâtes en pluie et remuez jusqu’à reprise de l’ébullition, puis maintenez à petits bouillons le temps indiqué sur le paquet. Goûtez les pâtes pour vérifier la cuisson «al dente» (légèrement ferme sous la dent).
4. Égouttez les pâtes, mettez-les dans un plat creux. Versez les courgettes au fromage, mélangez et servez aussitôt.
Variante
Enrichissez ce plat de 260 g de petits pois extrafins (en conserve) qui ajoutent une note légèrement sucrée.

Recettes Tartes-Tarte aux brocolis



Tarte aux brocolis

 Préparation : 15 mn
Cuisson : 30 mn
 

Pour 4 personnes
1 rouleau de pâte à pizza de 230 g
500 g de brocolis
400 g de brousse
3 œufs
30 g de parmesan râpé
Noix de muscade
Sel et poivre

1. Préchauffez le four à 210 °C (th.7). Faites chauffer de l’eau dans une casserole. Étalez la pâte à pizza dans un moule à tarte.
2. Lavez les brocolis, séparez-les en bouquets. Faites-les cuire pendant 3 minutes dans la casserole d’eau bouillante, salez. Égouttez les brocolis, écrasez-les à la fourchette, puis déposez-les sur la pâte.
3. Dans un saladier, mélangez la brousse avec les œufs, salez, poivrez, ajoutez un peu de noix de muscade et répartissez ce mélange sur les brocolis. Saupoudrez de parmesan. Enfournez et laissez cuire pendant 30 minutes.
4. Servez cette tarte chaude ou tiède avec une salade de roquette ou d’endives.
Cette délicieuse tarte réconciliera vos enfants avec les brocolis.
Variante 

Ajoutez, en fin de cuisson, des amandes mondées grillées dans une poêle.
Ultra rapide 

Utilisez des bouquets de brocolis surgelés.

Recettes Tartes-Tarte à la moutarde

Tarte à la moutarde
Préparation :
5 mn
Cuisson : 30 mn
Pour 4 personnes
1 rouleau de pâte brisée pré étalée de 230 g
3 œufs
20 cl de crème fraîche épaisse
100 g de moutarde douce
10 cl de lait
125 g de gruyère râpé
Sel et poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 210 °C (th.7).
2. Battez les œufs en omelette, ajoutez la crème fraîche, la moutarde, le lait, salez, poivrez et mélangez.
3. Etalez la pâte brisée dans un moule à tarte (sans piquer le fond), répartissez le gruyère râpé puis versez le mélange.
4. Faites cuire pendant 30 minutes. Servez chaud ou tiède avec une salade d’endive à l’huile de noix.
Rapide à préparer, économique et nourrissante, cette tarte plaira aux petits comme aux grands.

vendredi 10 décembre 2010

Recettes Pizzas-Pizza aux artichauts

Pizza aux artichauts
Préparation :
10 mn
Cuisson : 15 mn
Pour 4 personnes
250 g d’artichauts à l’huile en pot
2 boules de mozzarella
2 boules de pâte à pizza de 230 g chacune
400 g de sauce à pizza en pot
8 très fines tranches de jambon
1 cuillerée à soupe d’huile d’olive pimentée
1 brin de thym frais
Poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 240 °C (th. 8).
2. Emincez les artichauts, découpez la mozzarella en tranches fines.
3. Séparez chaque boule de pâte à pizza en deux. Etalez la pâte le plus finement possible au rouleau, piquez-la avec une fourchette et disposez-la sur une plaque de four.
4. Tartinez les disques de pâte de sauce à pizza, puis déposez sur chacun d’eux 2 tranches de jambon, des lamelles d’artichaut, quelques tranches de mozzarella, un peu de poivre et un filet d’huile d’olive pimentée.
5. Parsemez de thym effeuillé, mettez au four et faites cuire pendant 15 minutes, servir avec une salade de roquette..
Pour changer un peu des tomates, cette pizza est garnie d’artichauts.
Variante
C’est aussi bon avec des champignons à l’huile pour remplacer les artichauts.
Conseil
Demandez 250 g de pâte à pain à votre boulanger.

jeudi 9 décembre 2010

Pizzas-Pizza mozzarella et basilic

Pizza mozzarella et basilic
Préparation :
10 mn
Cuisson : 20 mn
Pour 4 personnes
4 oignons frais
2 cuillerées à soupe d’huile d’olive
2 petites tomates
125 g de champignons de Paris
400 g de mozzarella
10 feuilles de basilic
400 g de pâte à pizza
200 g de sauce tomate en conserve
Poivre du moulin
1. Préchauffez le four à 210 °C (th. 7).
2. Pelez les oignons, coupez-les en lamelles. Dans une poêle, faites chauffer 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive et faites revenir les oignons pour qu’ils soient translucides, sans les laisser dorer.
3. Lavez les tomates puis coupez-les en petits dés. Découpez les champignons et la mozzarella en lamelles. Lavez le basilic puis ciselez les feuilles.
4. Disposez une feuille de papier sulfurisé sur la plaque du four. Etalez dessus la pâte à pizza et découpez-la en quatre.
5. Garnissez les pizzas. Déposez les oignons émincés, puis la sauce tomate, les lamelles de mozzarella et de champignons et les dés de tomate. Poivrez, parsemez de basilic. Arrosez d’une cuillerée à soupe d’huile d’olive. Humectez les bords avec un peu d’eau et rabattez-les en pinçant la pâte. Enfournez la plaque et laissez cuire 15 minutes environ.
Une recette inratable et que tous les enfants aiment !
Variante
C’est aussi bon en ajoutant du jambon, des anchois ou du thon.

Lectures Henning MANKELL-Henning Mankell

Henning Mankell
Naissance : 3 février 1948
Langue d’écriture : suédois
Genre : Policier, théâtre, littérature, littérature pour enfants
Henning Mankell est un auteur suédois né le 3 février 1948 à Härjedalen, au centre de la Suède. Très vite abandonné par sa mère, il est élevé par son père, juge d'instance. Il est le gendre d'Ingmar Bergman dont il a épousé en secondes noces la fille Eva. Il partage sa vie entre la Suède et le Mozambique où il a monté une troupe de théâtre.
Il est connu internationalement grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander. Ce commissaire désabusé est entouré par une équipe de policiers où chacun possède une personnalité soigneusement décrite. Les meurtres sanglants auxquels Wallander est confronté le plongent au fil des romans dans un état de plus en plus dépressif ; l'aspect psychologique est aussi important pour Mankell que l'intrigue elle-même. Toutes ces aventures se déroulent dans la petite ville d'Ystad, en Scanie, dans le sud de la Suède, même si Wallander se déplace une fois en Lettonie « Les Chiens de Riga » et enquête sur un meurtre dont les origines remontent en Afrique du Sud « La Lionne blanche »; le sol du proche Danemark est souvent foulé.
Son œuvre policière est généralement considérée comme une continuité de la saga de Martin Beck écrite entre 1965 et 1975 par le couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö.
Bibliographie
Romans de la série du commissaire Kurt Wallander.
Meurtriers sans visage (1994) trad. Philippe Bouquet
Les Chiens de Riga (2003) - trad. Anna Gibson
La Lionne blanche (2004) - trad. Anna Gibson
L'Homme qui souriait (2005) - trad. Anna Gibson
Le Guerrier solitaire (1999) - trad. Christofer Bjurström
La Cinquième Femme (2000) - trad. Anna Gibson
Les Morts de la Saint-Jean (2001) - trad. Anna Gibson
La Muraille invisible (2002) - trad. Anna Gibson
La Pyramide (1999) - (pas encore traduit)
Le Retour du professeur de danse (2006) - trad. Anna Gibson
Avant le gel (2005) - trad. Anna Gibson
« La Pyramide » est un recueil de cinq nouvelles qui se déroulent avant « Meurtriers sans visage », à savoir entre juin 1969 (la première enquête de Kurt Wallander lorsqu'il a 21 ans) et janvier 1990. Mankell, à la demande de ses lecteurs, s'est fait un plaisir d'aborder la genèse de son héros et des comportements de celui-ci.
« Avant le gel » opère un transfert des enquêtes entre Kurt Wallander et sa fille, Linda. En effet, d'une part, Wallander approche rapidement de la retraite et, d'autre part, Linda s'est enfin décidée pour une carrière, dans la police, et à Ystad.
Mankell a également écrit un autre polar, cependant très « wallanderien », dont le personnage central, un inspecteur de police, se nomme Stefan Lindman :
« Le Retour du professeur de danse » (2006)
En effet, « Le Retour du professeur de danse » est plus que wallanderien puisque leurs histoires se croisent : Stefan Lindman obtiendra une mutation pour le commissariat d'Ystad « Avant le gel ». Une histoire d'amour s'amorcera alors entre Linda Wallander et Stefan Lindman.
La popularité du héros de Mankell est telle que le commissariat d'Ystad est devenu une attraction touristique, et reçoit la visite de touristes demandant à voir Kurt Wallander.
Littérature
Profondeurs (2008) - trad. Rémi Cassaigne
Comédia infantil (2003) - trad. Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda
Le Fils du vent (2004) - trad. Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda
Tea bag (2001) - trad. Anna Gibson
Le Cerveau de Kennedy (2005) - trad. Rémi Cassaigne
Les chaussures italiennes (2009) - trad. Anna Gibson
Littérature pour enfants
La Société secrète (1998) - trad. Agneta Ségol
Le Secret du feu (1998) - trad. Agneta Ségol
Le Chat qui aimait la pluie (2000) - trad. Agneta Ségol
Le Mystère du feu (2003) - trad. Agneta Ségol
Théâtre
Henning Mankell a une autre passion, le théâtre. À dix-sept ans, il écrit déjà des pièces de théâtre et travaille comme assistant à la mise en scène, à vingt ans, il obtient la direction d’une scène en Scanie. En outre, depuis 1996, il dirige à Maputo au Mozambique « Teatro Avenida », seule troupe de théâtre professionnelle du pays, pour laquelle il écrit et met en scène - et où il travaille gratuitement. Ce serait d'ailleurs lors d'un de ses retours en Suède qu'il fut frappé par les changements au pays, les pertes de repères, de solidarité qui caractérisaient le pays natal. Plus présente, la violence l'inquiète et l'auteur s'inspire d'un fait réel pour écrire « Le Meurtrier sans visage ».
Labyrinten, 2000 Non traduit en français.
L'Assassin sans scrupules, Hasse Karlsson, dévoile la terrible vérité - comment la femme est morte de froid sur le pont de chemin de fer, 2003 - trad. Terje Sinding
Jeune chien fou, Non-éditée en France.
Ténèbres, janvier 2006 - trad. Terje Sinding
Antilopes, janvier 2006 - trad. Terje Sinding

Lectures Henning MANKELL-Entretien avec Henning Mankell

Entretien avec Henning Mankell
Par Martine Laval (Télérama), publié le 20/11/2010
Une page se tourne pour les lecteurs férus des romans policiers de Henning Mankell. Le commissaire Kurt Wallander tire sa révérence. Après vingt ans de vie commune, l'auteur suédois prononce le divorce, sans regrets. L'Homme inquiet, neuvième épisode de la série, publié en septembre, est donc bel et bien le dernier. Henning Mankell, l'homme en colère, l'homme pressé, de passage à Paris cet automne alors que les rues ne désemplissent pas de manifestants, s'en explique tout sourire : il a tant à faire, tant à écrire ! Au risque de déplaire à ses lecteurs, il refuse de céder aux vieilles habitudes, et enterre sa série pourtant connue dans le monde entier. Théâtre, littérature de jeunesse, autres romans, édition, action politique : à 62 ans – l'âge aussi de Wallander –, Henning Mankell est sur tous les fronts. Avec une vitalité contagieuse.
Qui est pour vous Kurt Wallander ?
Un personnage de fiction. Depuis dix ans, déjà, je songeais écrire le dernier roman de la série. La rupture a été plus lente que prévu. Mais elle est dé-fi-ni-ti-ve ! Wallander et moi, nous sommes un faux couple. J'ai toujours gardé ma liberté. La série des Wallander ne représente que le quart de ma production littéraire. Jamais je n'aurais imaginé vivre si longtemps avec ce vieux Kurt. Je n'avais pas l'ambition de créer un personnage qui devienne le Suédois le plus connu du monde. Cela s'est fait malgré moi, ce qui faisait bien rire mon beau-père, l'autre star suédoise, Ingmar Bergman. J'insiste : Wallander n'existe pas ! Si les lecteurs ont besoin de lui, pas moi !
Vous ne l'aimez pas beaucoup, ce Wallander ?
Il a des relations étranges avec les femmes, il est assez misogyne, désenchanté, et même dépressif. Il est seul, mène une sale vie, se nourrit mal, boit trop, ne fait pas d'exercice. Il ne porte sur le monde ni analyses ni critiques radicales. Il est plus conservateur que démocrate. Il a raté le coche de l'engagement politique. Il est tourmenté mais glisse sur ses angoisses. Il n'est pas James Bond, il ne fait rien d'extraordinaire. Il ne fait pas peur, il n'est pas méchant, il souffre des mêmes bobos que n'importe qui. Je l'ai même rendu diabétique... Wallander s'est tricoté de petits arrangements. Il est un peu lâche, il évolue, il doute, il vieillit. Il est populaire en Corée, au Japon, en Argentine, car il est monsieur Tout-le-Monde. Chacun peut se reconnaître en lui. C'est la raison de son succès : il incarne l'homme d'aujourd'hui, un type désemparé. Je l'utilise comme un instrument de musique ou un outil : il me permet de raconter des choses essentielles.
Vous avez bien quelques points communs avec lui ?
Oui, trois. Nous avons à peu près le même âge. Nous avons la même passion pour l'opéra italien. Et nous travaillons énormément, lui comme flic, qui n'a, hélas pour lui, que son commissariat comme point d'ancrage, moi, comme écrivain et citoyen engagé. En dehors de cela, rien.
Comment Kurt Wallander était-il né ?
Dès 1989, j'étais hanté par la xénophobie galopante. Le racisme est un crime. Et qui dit crime dit roman policier. Il me fallait donc un détective. Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme. Un écrivain a, pour moi, le devoir de s'intéresser au monde, d'essayer de le comprendre. Si Wallander était français, ou si moi j'étais français, je l'aurais confronté à la révolution de 1789. Je l'aurais obligé à se poser quelques questions sur la France, le pays des Lumières, qui aujourd'hui expulse les Roms. La France, qui était notre phare, s'est aujourd'hui engagée dans un processus à l'opposé de ce qui la fonde. Tout cela m'accable.
Comment avez-vous mûri la fin de Wallander ?
Malgré tout ce que je vous avoue sur ce personnage, il m'était impossible de le voir mort, encore moins d'écrire cette mort. J'avais envie de me confronter à une peur, qui touche de plus en plus de monde, la sénilité. Wallander, peu à peu, se rend compte qu'il a des trous de mémoire, qu'il perd ses moyens. C'est à la fois une fin tragique et douce. On sait qu'une personne sur cinq terminera sa vie de cette façon, touchée par la maladie d'Alzheimer. La décrépitude me terrifie. S'apercevoir que l'on perd la tête est une chose horrible. Le jour de ma mort, je veux savoir pourquoi j'ai vécu.
Aujourd'hui, vous le savez ?
Je ne suis pas encore gâteux ! Je ne me suis pas, loin de là, mis à la retraite. Me dire que j'ai apporté quelque chose à ce monde, me dire que j'ai essayé de le comprendre, ne serait-ce qu'un tout petit peu... ce n'est pas si mal. Un livre ne va pas changer la face du monde, mais on ne peut rien modifier sans la culture. Un écrivain n'apporte pas de réponses. Il pose des questions. C'est le b.a.-ba. C'est un peu idiot dit comme cela. Mais, s'il le faut, je le répète. Rester curieux, avide de l'autre. S'interroger. Se remettre en cause. Chercher les bonnes questions, les mettre noir sur blanc. Le plus beau roman du monde, c'est Robinson Crusoé. Ce livre pose une unique question : Robinson va-t-il survivre ? Et la réponse est dans le livre – c'est formidable ! Je pense que Jean-Paul Sartre aurait aimé écrire une telle histoire. Robinson Crusoé, c'est de l'existentialisme à l'état pur !
Vous sentez-vous libéré de Wallander à présent ?
Je n'ai jamais été prisonnier de lui. Je dois avoir noirci quelque deux mille pages sur Wallander. Je lui ai consacré beaucoup de mon énergie. Mais il n'y a pas que lui dans ma vie. J'ai créé une maison d'édition en Suède, Leopard Förlag, qui publie des auteurs du tiers-monde, africains, asiatiques. Je séjourne régulièrement au Mozambique, où j'anime une troupe de théâtre.
Qu'est-ce vous lie à l'Afrique ?
Enfant, je rêvais de voir des crocodiles. A 19 ans, je suis parti en Afrique et j'ai rencontré des gens ! J'ai été ému par leur dynamisme. Leur volonté. Leur richesse. Leur accueil. J'ai séjourné de longues périodes à Maputo, où j'animais un atelier de théâtre avec les comédiens du Teatro Avenida. Moins maintenant, car je suis trop accaparé par mes livres, les voyages, la maison d'édition. L'Afrique m'a appris à percevoir les défauts de l'Europe. Son indifférence à la misère. Sa frilosité intellectuelle. J'aimerais avoir l'âme africaine. Mais je suis européen...
L'Homme inquiet sonde l'histoire de la Suède et celle de l'Europe. Une histoire toujours trouble, selon vous ?
Nous vivons aujourd'hui sous domination américaine, à tous les niveaux – que ce soit la culture, l'économie, les relations sociales. Même la Suède, qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se dissimulait derrière sa prétendue neutralité. A cette époque, on voulait nous faire croire que le grand ennemi, c'était le communisme. L'Occident est tombé dans le piège de la guerre froide. L'assassinat du Premier ministre suédois Olof Palme (1986) demeure toujours un mystère. Intellectuel, bourgeois et cependant travailliste, il avait pris position contre la guerre du Vietnam, donc contre les Etats-Unis. Etait-il pour cela un agent pro-soviétique ? La Suède n'ose pas regarder son histoire en face et vit dans le mensonge, toujours obsédée par l'espionnage russe, tout en niant le rôle caché des Etats-Unis. Mais si l'on refuse de connaître l'histoire, on ne peut appréhender le futur ! En voiture, il faut regarder dans le rétroviseur pour éviter l'accident, non ? Nos gouvernants ne regardent ni dans le rétroviseur, ni loin devant. S'ils l'avaient voulu, bien des problèmes internationaux auraient pu être résolus. Pendant que je vous parle, mille enfants meurent de la malaria. Que fait-on ? Que font les laboratoires pharmaceutiques, à part gagner de l'argent ? Nous sommes sans boussole. Nous vivons dans le chaos. Nous avons perdu le passé, nous courons après le futur, une nouvelle voiture, une nouvelle femme, de nouvelles vacances.
Aux yeux des Français, ce qu'on appelle le « modèle suédois » apparaît pourtant comme un paradis...
Les belles blondes, la libération sexuelle, la sécurité sociale, c'est une légende. Certes, la Suède reste un pays où il fait bon vivre. Mais c'est une illusion de paradis. Lors des élections législatives de septembre, l'extrême droite a fait une percée spectaculaire. Elle a obtenu vingt sièges au parlement. Partout, en Europe, la haine, le racisme s'installent. C'est le symptôme de pays qui vont mal, économiquement et culturellement. Le conservatisme comme le fascisme naissent de la peur. La peur de l'avenir. L'autre est une menace, l'étranger un bouc émissaire. Les gens s'affolent contre « la montée de l'islam ». C'est oublier que l'islam baigne notre culture européenne. Et que, s'il y a « montée », c'est qu'il y a malaise. Les gens ont recours à la religion pour se protéger, c'est un refuge. Je ne soutiens pas pour autant les extrémismes. Le fanatisme me terrifie.
Cette crainte du fanatisme est au cœur de votre pièce de théâtre Des jours et des nuits à Chartres, qui vient d'être montée à Nice dans une mise en scène de Daniel Benoin...
Mon point de départ est une photo de Robert Capa, prise dans une rue de Chartres, à la fin de l'Occupation. On y voit une femme tondue tenant un bébé dans les bras. Autour d'elle, d'autres jeunes femmes rient, participent à son humiliation. Tondre les femmes qui ont couché avec des Allemands est le premier acte de l'épuration. La femme de la photo, Simone, a échappé au lynchage grâce à quelques Résistants. Longtemps, j'ai cherché comment écrire cette histoire terrifiante, le danger qui toujours nous guette : sombrer dans le fanatisme, la haine, l'exclusion.
Avez-vous toujours été un homme en colère ?
J'ai sur la tête une cicatrice, un coup de matraque reçu par un policier français lorsque j'étais à Paris en 1968. Adolescent, j'ai vite compris qu'il y avait sur terre de mauvaises personnes. J'aime la France mais, en ce moment, je ne décolère pas contre elle. J'ai un dicton qui m'oblige à rester debout : tant que dans le monde une seule personne n'est pas libre ou souffre, personne ne peut être libre ou heureux. J'y crois. Oui, j'ai la rage. C'est pour cela que, en juin dernier, j'ai participé à l'opération « Un bateau pour Gaza ». Je ne comprends pas comment un peuple qui a connu la souffrance peut devenir à son tour un oppresseur. Ce blocus contre Gaza n'est-il pas une forme d'apartheid ? Des gens sont morts dans cette action pacifiste. J'ai écrit alors que je ne voulais plus que mes livres soient traduits en Israël. C'était sous le coup de la colère. Je souhaite évidemment que les Israéliens puissent continuer de lire mes livres.
N'êtes-vous jamais las ?
J'ai vieilli, je vais davantage aux enterrements qu'aux mariages désormais, c'est la vie. Parfois, je suis triste. Mais je sais aussi être heureux : je fais le métier dont je rêvais tout gamin. Je suis seul à ma table de travail, j'écris, et des millions de gens me remercient. Comment pourrais-je être mélancolique ou pessimiste ? Quitte à paraître naïf, je crois à la raison, aux valeurs liées à la philosophie des Lumières. Je crois également à la jeune génération. Les jeunes de 15-20 ans qui viennent de manifester chez vous, en France, me donnent de l'espoir.

Lectures Bret Easton Ellis-Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis
Naissance : 7 mars 1964
Langue d’écriture : Anglais
Genre : Roman
Bret Easton Ellis est un écrivain américain. C'est l'un des auteurs principaux du mouvement Génération X et on le classe parfois parmi les romanciers d'anticipation sociale. Il se considère comme un moraliste, bien que certains voient en lui un nihiliste. Ses personnages sont souvent jeunes, dépravés et vains, mais ils en sont conscients et l'assument. Ellis situe ses romans dans les années 1980, faisant du mercantilisme et de l'industrie du divertissement de cette décennie un symbole. Ses livres, se déroulent souvent dans des métropoles américaines, et sont peuplés de personnages récurrents.
Né à Los Angeles, il passe son enfance à Sherman Oaks, dans la vallée de San Fernando. Il est le fils de Robert Martin Ellis, promoteur immobilier, et de Dale Ellis, femme au foyer. Il est toujours étudiant à la sortie de son premier livre, « Moins que zéro ». Bien reçu par la critique, il s'en vend 50 000 exemplaires dès la première année.
En 1987, il s'installe à New York pour sortir son deuxième roman « Les Lois de l'attraction ». C'est notamment dans ce livre que l'on voit apparaître un personnage nommé Bateman, que l'on retrouvera dans son roman suivant.
Son ouvrage le plus controversé est sans doute « American Psycho ». Son éditeur Simon & Schuster lui avait versé une avance de 300 000 dollars pour qu'il écrive une histoire à propos d'un serial killer. Suite aux nombreuses protestations, l'éditeur refuse de publier le roman. En effet, le roman est notamment considéré comme dangereusement misogyne. Il sort finalement en 1991, édité par Vintage. Certains voient dans ce livre, dont le protagoniste Patrick Bateman est une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, un exemple d'art transgressif. « American Psycho » est porté à l'écran en 2000 par Mary Harron et interprété par Christian Bale.
D'un roman à l'autre, on retrouve des personnages et des décors. Par ailleurs, Sean Bateman « Les Lois de l'attraction » est le petit frère de Patrick Bateman « American Psycho ». Patrick fait une brève apparition dans « Les Lois de l'attraction » et Sean en fait une dans « American Psycho » les deux scènes étant à chaque fois des déjeuners entre frères. Paul Denton fait lui aussi une simple apparition dans American Psycho, dévisageant Patrick Bateman dans un restaurant. De même, Victor Ward, personnage secondaire dans « Les Lois de l'attraction » devient le héros de « Glamorama » où l'on retrouve également Lauren Hynde « Les Lois de l'attraction ». On peut également deviner dans Les lois de l'attraction la présence à un cours de Clay, l'anti-héros de Moins que zéro, il sera par ailleurs le narrateur d'un chapitre du livre. Plus subtilement encore, de nombreux personnages de l'oeuvre d'Ellis, tels qu'Alana et Blair de Moins que Zéro apparaissent dans « Zombies », recueil de nouvelles apparemment rédigées avant la publication de « Moins que Zéro ». On retrouve également Alison Poole, la terrible fille à papa empruntée à Jay McInerney, dans « American Psycho » et « Glamorama ». Timothy Price, collègue de Patrick Bateman dans « American Psycho » devient dans « Zombies » un véritable vampire. Jamie Fields, mannequin recherchée dans « Glamorama » n'est autre que le grand amour de Victor Ward dans « Les lois de l'attraction »...
Bibliographie
Romans
Moins que zéro (1985) trad. Brice Matthieussent
Les Lois de l'attraction (1987) trad. Alain Defossé
American Psycho (1991) trad. Alain Defossé
Zombies (1994) trad. Alain Defossé
Glamorama (1998) trad. Pierre Guglielmina
Lunar Park (2005) trad. Pierre Guglielmina
Imperial Bedrooms (2010) (suite de Moins que zéro annoncée)
Filmographie
Moins que Zero - 1987 (Less Than Zero)
American Psycho - 2000
Les Lois de l'Attraction - 2002 (The Rules of Attraction)
Zombies – 2009 (The Informers)

Lectures Bret Easton Ellis-Entretien avec Bret Easton Ellis

Entretien avec Bret Easton Ellis
“Dans mon univers, le mal est toujours là”

Par Nathalie Crom (Télérama), publié le 05/09/2010
Solitude, aliénation, paranoïa… L'œuvre du romancier américain condense nos angoisses contemporaines. Dans son dernier livre, “Suite(s) impériale(s)”, où l'on retrouve le héros de “Less Than zero” vingt-cinq ans plus tard, Bret Easton Ellis renoue avec ses origines.
Baies vitrées largement ouvertes sur le ciel bleu-gris de Los Angeles, parquets lisses, intérieur sans désordre, clair mais presque austère à force de dépouillement : l'appartement de West Hollywood où vit Bret Easton Ellis ressemble à s'y méprendre à celui où il a installé Clay, le narrateur de Suite(s) impériale(s), son nouveau roman. Clay, le tout jeune homme à la dérive de Less than zero (1985), est devenu, vingt-cinq ans plus tard, dans ce Suite(s) impériale(s), un scénariste à succès, de retour à Los Angeles après des années d'absence. Et c'est là, à Hollywood, lieu où le paraître, l'exploitation et la manipulation des autres, le goût du pouvoir pervertissent les relations entre les individus, qu'Ellis plonge Clay dans une intrigue d'une noirceur vertigineuse.
A 46 ans, l'auteur parcimonieux des Lois de l'attraction (1987), d'American Psycho (1991), de Glamorama (1998), de Lunar Park (2005) – sept ouvrages en tout, six romans et un recueil de nouvelles, en comptant celui qui paraît aujourd'hui –, est un écrivain accompli. Qui continue de tendre à la société américaine, à l'homme occidental contemporain, un miroir bien plus profond qu'on ne l'a dit trop souvent, réduisant injustement Ellis à un auteur « branché », un dandy vaguement talentueux, un provocateur superficiel. Réputation que chacun de ses romans n'a cessé de démentir.

  • On retrouve, dans Suite(s) impériale(s), Clay et les autres adolescents qui évoluaient dans Less than zero. Tous désormais quadragénaires. Est-ce pour autant une suite, vingt-cinq ans plus tard ?
Je n'ai pas pour habitude de relire mes romans. J'ai relu Less than zero pendant que je travaillais sur Lunar Park, parce que le personnage principal de Lunar Park est un type qui s'appelle Bret Easton Ellis, un écrivain, et que, pour écrire sur lui, je devais me plonger dans ses livres.
En le refermant, je me suis demandé ce que Clay était devenu depuis. J'y pensais sans arrêt, j'ai essayé de me débarrasser de lui, mais il m'obsédait. Comment va-t-il ? Est-il heureux ? Est-il marié ou célibataire ? Vit-il à New York ou à L.A. ? J'ai vécu des semaines, des mois avec ces questions dans la tête, et un jour je me suis assis à mon bureau, j'ai commencé à prendre des notes, et les réponses se sont enchaînées. Voilà, il est devenu un scénariste à succès, il a travaillé à New York et vient de rentrer à L.A., il rencontre une actrice, peut-être travaille-t-il sur un film... Oui, c'est cela, il travaille à Hollywood, etc.
C'est comme cela que ça commence, un livre. Je ne me suis pas levé un matin en me disant : mon prochain livre sera la suite de Less than zero, j'y travaillerai chaque jour à partir de 9 heures et cela me prendra trois mois. Les choses ne se passent jamais ainsi, écrire un livre est pour moi un long, très long processus, qui fait surgir énormément de questions.

  • Voulez-vous dire que vous êtes comme hanté ?
Oui, et c'est comme cela chaque fois, depuis toujours. Chaque livre commence par une question qui m'obsède, alors j'écris le livre qui devient la réponse à cette question initiale.
  • Mais cette question n'est pas un thème, une idée générale...
Non. Tous les livres que j'écris sont construits à partir de la voix et de la personnalité d'un narrateur. Cet homme m'intéresse, et l'écriture devient une sorte d'investigation sur sa vie psychique. Et, en un certain sens, le livre devient une interrogation sur moi-même, il reflète l'état d'esprit dans lequel je suis tandis que j'écris. Bien entendu, je ne suis pas plus Clay, le narrateur de Suite(s) impériale(s), que je n'étais aucun des narrateurs de mes romans antérieurs, je n'entretiens avec personne les relations que Clay noue dans Suite(s) impériale(s), je n'ai jamais traité personne comme il traite la femme qu'il aime. Mais, certainement, je m'identifie à lui. Par exemple, son masochisme, cette obsession pour Rain qui lui procure du plaisir en même temps que de la souffrance – cela me parle.
  • Contrairement à Less than zero, plus descriptif que narratif, il y a ici une intrigue. De même, Clay, qui était surtout spectateur il y a vingt-cinq ans, devient ici actif. L'avez-vous voulu ainsi ?
Clay a vieilli, il n'est plus le jeune homme impassible, un peu informe, qu'il était. A présent, il fait carrière, il a du succès, il a des projets. Il est devenu un homme averti, sûr de lui, narcissique, concentré comme un homme l'est à son âge.
  • Suite(s) impériale(s) est-il, à sa façon, un roman d'amour ?
Oui, je dirais cela. C'est l'histoire d'individus abîmés, qui abîment d'autres personnes autour d'eux, qui les manipulent et les exploitent. L'amour peut-il être ainsi ? Oui, il peut être brutal, dévastateur, désolé.
  • Ce livre s'offre à lire aussi comme un roman noir. Avec en toile de fond Hollywood, décor mythique des films noirs, des romans de Chandler...
Je lisais Raymond Chandler lorsque je l'écrivais, et cela a fortement influencé sa tonalité, très noire effectivement. Et mon écriture. A un moment donné, j'ai dû m'arracher à l'aura de Chandler pour trouver ma propre voix. C'est-à-dire, la voix de Clay.
  • Peut-on le lire comme un roman dont le motif central serait la peur, la paranoïa ?
La peur y tient une grande place. Et j'avais moi-même peur en l'écrivant. Vraiment. En fait, chaque fois que j'ai achevé un livre et que j'en parle, lors d'entretiens comme celui-ci, je réalise combien j'étais effrayé en écrivant. Et chaque livre est l'exorcisme de cette peur. J'écris pour m'en libérer. Je ne considère pourtant pas l'écriture comme une thérapie, je n'aime vraiment pas cette idée, et ce n'est pas la principale raison pour laquelle j'écris, mais je sens que c'est présent néanmoins, toujours. Pendant que j'écrivais Suite(s) impériale(s), je ressentais cette menace, et j'ai transmis ce sentiment d'oppression au roman, il en est imprégné.
Je ne peux pas faire autrement. Quel que soit l'état d'esprit dans lequel je suis en écrivant, quelles que soient mon humeur, les émotions que j'éprouve, peur, chagrin ou confusion, le livre en devient le reflet. Par exemple, quand j'ai entrepris American Psycho (1991), je n'avais pas spécialement envie de décrire la vie des jeunes requins de Wall Street. Il s'agit à mes yeux d'un roman sur la solitude, l'aliénation – sentiments que je ressentais très fortement à ce moment de ma vie, où je me sentais très perdu. C'est en ce sens que mes livres parlent de moi.

  • La peur est centrale dans tous vos romans, n'est-ce pas le thème qui les unit ?
Sans doute. L'origine de cela est évidente pour moi : j'ai grandi avec un fort sentiment d'insécurité. Lorsque vos premières années se déroulent ainsi, cela affecte durablement la façon dont vous voyez le monde.
  • La question du mal, aussi, hante ce livre, comme vos livres précédents...
Je ne m'y intéresse pas dans ma vie de tous les jours, je ne me documente pas là-dessus, je ne lis pas d'essais sur la question, mais je dois bien admettre que, dans mon univers fictionnel, le mal est toujours là. Peut-être parce que je suis paresseux, et qu'il est plus facile d'écrire sur le mal que sur le bien. Ecrire sur le mal, c'est la façon la plus simple d'obtenir une réaction de celui qui vous lit, car c'est un sujet qui intéresse tout le monde. Le diable est toujours populaire, les anges le sont beaucoup moins.
  • Quand vous avez relu Less than zero, qu'en avez-vous pensé, d'un point de vue professionnel ?
Quand j'ai commencé, j'étais nerveux, j'avais peur de le trouver médiocre. Et franchement, j'ai été plutôt impressionné. Le livre était bien meilleur que je ne le croyais. Cela m'a rappelé que j'avais écrit ce roman avec beaucoup de sérieux, et que déjà je désirais devenir écrivain. Le projet était né alors que j'avais 15 ou 16 ans, il s'agissait d'écrire sur cet apprentissage que je vivais : être adolescent en Californie, dans les années 1980. Cela m'a pris cinq ans, il y a eu plusieurs versions. J'avais 21 ans lorsqu'il a été publié. J'ai dû le relire souvent en écrivant Suite(s) impériale(s), pour des raisons de style surtout. L'écriture, dans Less than zero, est très minimaliste, et je n'avais plus écrit ainsi depuis longtemps. Mon style change, de livre en livre. Par exemple, quand j'écrivais Les Lois de l'attraction, je me souviens que j'étais très intéressé par la technique du « courant de conscience », cette façon de rendre compte par l'écriture du processus de pensée du personnage, alors je lisais Joyce, et les auteurs de la Beat generation qui ont utilisé aussi cette façon d'écrire. Chaque livre appelle une écriture particulière. Là, je voulais revenir au style minimaliste, et être même plus austère encore, parce que le personnage de Clay me semblait imposer cela.
  • Avez-vous appris, en vingt-cinq ans d'écriture ?
Certainement, on apprend des choses. Mais d'une certaine façon, il faut parfois aussi désapprendre. Pour être fidèle à Clay, il fallait que je lui laisse la main, que je me plie à ses règles, que j'aille où il voulait aller, que je m'efface. Parce que Clay est Clay, et pas moi. Je suis souvent gêné, dans mes lectures, quand je rencontre un narrateur, mettons prétendument peu ou pas éduqué, et qui s'exprime dans une prose châtiée, voire lyrique, agrémentée de métaphores. En fait, le narrateur n'est jamais aussi intelligent et subtil que l'auteur, mais celui-ci doit laisser la place au personnage. Pour cela, l'écrivain doit s'efforcer d'être neutre. C'est délicat, ce n'est pas facile, mais c'est ainsi que j'aime travailler.
  • Vous écrivez parce que cela vous rend heureux ?
Au début d'un roman, il y a cette obsession dont je parlais tout à l'heure. Quelque chose de très émotionnel, intime et profond. Et peu à peu, quand je commence à écrire, l'obsession se transforme en une recherche technique, un travail d'écriture. Un travail amusant, parce qu’intéressant. Je ne comprends pas ce qu'est la douleur d'écrire, je ne sais pas ce que cela signifie. Si c'est douloureux d'écrire un roman, alors ne l'écrivez pas ! Cette vision romantique de l'écrivain, de l'écriture... très peu pour moi. Je souffre assez comme ça dans ma vie réelle. L'écriture est au contraire une façon d'échapper à cette souffrance quotidienne, de s'en délivrer.
  • Vous citiez Chandler comme figure tutélaire de Suite(s) impériale(s) ? Y a-t-il ainsi, derrière chacun de vos romans, un écrivain caché qui vous inspire ?
Less than zero a été influencé par la lecture de Joan Didion, d'Hemingway, leur regard objectif et précis sur les personnages et leurs actions, la fausse simplicité de l'écriture. Pour Les Lois de l'attraction, ce furent Ulysse et la littérature postmoderne, sa façon d'être dans la tête des personnages. Quand j'écrivais American Psycho, puis Glamorama, je lisais beaucoup Don DeLillo, je suis sûr qu'il m'a influencé, peut-être l'acuité de son regard sur la modernité. Enfin, lorsque je travaillais à Lunar Park, ce furent Stephen King, ses histoires de fantômes et de maisons hantées que j'aimais tant adolescent, mais aussi Philip Roth, à cause des doubles de lui-même qu'il invente et met en scène. On vole des choses, chez les écrivains qu'on aime. Pas des idées, bien sûr, celles-là viennent de vous – mais un climat, une tonalité particulière.
  • Le cinéma est-il une source d'inspiration ? Lisant Suite(s) impériale(s), on pense à Lynch notamment, à cause de Los Angeles et du caractère inquiétant de cette ville, à cause de la paranoïa de Clay...
J'ai grandi avec le cinéma, et je ne peux pas même imaginer qu'un écrivain de ma génération ait pu échapper à l'impact du langage cinématographique. On sent déjà cela chez Hemingway : il utilise des techniques cinématographiques dans son travail d'écrivain.
  • Vous avez dit parfois regretter de n'avoir pas écrit davantage, de n'avoir pas été plus prolifique...
C'est vrai, j'aimerais avoir plus d'idées, écrire plus vite. Mais je passe tellement de temps à penser à un roman avant de l'écrire. Des années de réflexion, qui font partie du processus. Je ne peux pas imaginer commencer un livre sans savoir exactement où je vais. Vous devez avoir un plan, une carte, pour savoir quelle direction prendre.
  • Lorsque vous écrivez pour le cinéma, pour la télévision, n'avez-vous pas le sentiment de perdre du temps que vous pourriez consacrer à l'écriture ?
Si. Et ce sentiment est particulièrement fort lorsqu'on travaille sur des projets qui ne voient jamais le jour – et c'est le cas de la plupart des projets, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Il faut apprendre à faire avec, à l'accepter. Si vous y prenez du plaisir, si vous êtes optimiste, c'est plus facile. Il faut apprendre à faire avec le risque de la déception. Jusqu'à présent, la seule vraie expérience que j'ai eue à Hollywood, à savoir l'adaptation de mon recueil de nouvelles Zombies (The Informers, 1994), a été très négative. Cette déception a d'ailleurs nourri Suite(s) impériale(s). Mais ce peut être passionnant aussi. J'ai écrit ces derniers temps un scénario pour Gus Van Sant, autour d'un couple d'artistes, Theresa Duncan et Jeremy Blake, qui n'ont pas supporté la pression hollywoodienne et se sont suicidés en 2007. J'ai adoré ce travail, et j'espère vraiment que le film se fera.
  • Comment regardez-vous l'évolution, depuis vingt-cinq ans, de la littérature, de sa place et de son rôle ?
Lorsque j'ai commencé à publier, les choses étaient simples : vous étiez américain, vous écriviez un livre sérieux, il touchait un large public qui lui trouvait de l'intérêt et du sens, alors il devenait un succès mondial, puis connaissait une version de poche, etc. Le système fonctionnait ainsi, et si, sur le fond, mes romans allaient d'une certaine façon contre ce fonctionnement, j'ai néanmoins été moi-même « vendu » ainsi : scandale éditorial, écrivain controversé, intéressé par la violence, la perversité... Ça ne marche plus comme ça aujourd'hui. La société, le monde sont si fracturés, fragmentés, qu'il n'est plus possible pour les livres d'avoir un tel impact.
Je date la rupture du 11 septembre 2001. C'est le moment où nous sommes entrés dans un monde que je qualifie de « post-empire ». L'empire américain, c'est fini depuis 2001 - disons qu'en réalité cela s'est prolongé encore pendant quatre ou cinq ans. L'empire du roman, c'est fini. Nous avons toujours de bons écrivains, qui écrivent de bonnes fictions, mais qui s'en soucie ? Avec Internet, les messageries, Google, Twitter, Facebook... qui sait encore être attentif plusieurs heures sans interruption, qui prend encore le temps de lire des romans ? Moi, parce que je suis né et j'ai grandi au temps de l'« empire » – il a même été très positif pour moi –, parce que je suis vieille école. On peut décréter que c'est triste, si on veut peindre cela en noir. La réalité, c'est qu'on ne sait pas ce qui va se passer. L'ancien système, c'est fini. Et nous mettrons peut-être un siècle à nous installer dans le nouveau.